Chapitre  : 1

Les sources de la croissance économique.



 

  

 


M.A.J 9/06/2013



Auteurs cités : Samuelson, Solow, Amartya Senn, Olson, Schumpeter, Cohen, Sauvy

 

 

 

 

PLAN

 

I – L’activité économique et sa mesure

        

          A – Une croissance récente à l’échelle de l’humanité

                    

 B – Le PIB, un indicateur contestable

 

       C – Des indicateurs alternatifs au PIB

 

 

II – Les origines de la croissance

 

       A – Croissance extensive et croissance intensive

 

           B – Le progrès technique au cœur de la croissance économique

 

 

III – Innovations, institutions et droits de propriété

 

       A – Les institutions au cœur de la croissance

 

           B – Institutions et innovation : l’exemple des brevets.

 

 

 

 

 

  

I – L’activité économique et sa mesure

 

       

A – Une croissance récente à l’échelle de l’humanité

 

Le PIB, (produit intérieur brut), est un agrégat de la comptabilité nationale : il mesure l’ensemble de la production par les unités productives, sur le territoire français. Il se calcule en cumulant la somme des valeurs ajoutées crées  par ces unités, ce, en un an.

 

(document 1 page 16 + questions) Si l’on observe l’évolution du PIB par habitant depuis la création de l’humanité, on observera que celui-ci restera stable et quasi nul jusqu’à la fin du XVII siècle : la production augmentait au même rythme que la population

 

Il ne commencera à progresser très fortement qu’à partir de cette date, en étant multiplié par 5 entre le milieu du XVIII et le milieu du XX puis par 6.5 depuis : la production a donc augmenté plus vite que la population.

 

 

(document 2 page 16 + questions):

 

On appelle croissance, l’augmentation soutenue, durant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension, le PIB.

 

La croissance se distingue de l’expansion par son caractère durable, qui elle est une phase temporaire de la conjoncture.

 

-      Expansion : phase de la conjoncture caractérisée par une augmentation importante du PIB.

-      Récession : selon l’administration américaine, la récession est une baisse du PIB réel pendant au moins deux trimestres consécutifs,

-      Dépression : période de diminution longue du PIB.

 

 

 

 

Rappel du cours de première :  L’évolution du PIB en France

 

L’activité économique consiste à produire des biens et des services destinés à satisfaire la population, qui s'échangent normalement sur un marché.

 

Mais si l’on veut mesurer la richesse d’un pays, il faut déduire de cette production, les consommations intermédiaires : à partir de là, on obtient la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée, dont l’addition donne le P.I.B, (produit intérieur brut).

 

D’après l'INSEE, la production est l’activité économique, socialement organisée, créant des biens et services qui s’échangent sur un marché.

 

   Le travail au noir, et le travail domestique ne sont pas pris en compte.

   Il doit y avoir création de biens et services. Ceux-ci sont marchands (taxi, assurances), ou non marchands (justice, éducation), c'est à dire les services non marchands créés uniquement par les APU. Les autres services non marchands, crées par les ménages, (bénévolat, travail domestique), sont exclus du calcul du PIB.

 

 

Le P.I.B, est la somme des valeurs ajoutées créées par les entreprises et administrations résidant sur le territoire, quelques soient leurs nationalités.

 

Le P.N.B. est, quant à lui, égal à la somme des valeurs ajoutées créées par les entreprises ou administrations nationales, quels que soient leurs lieux de résidence. Il comptabilise l'ensemble des valeurs marchandes, et seulement une partie des valeurs non marchandes, (celles des Administrations Publiques). Par contre, les activités sociales non marchandes réalisées par les ménages, (bénévolat, activité domestiques), ne sont pas intégrées dans le calcul, alors que des activités marchandes dégradant les conditions de vie de la population sont prises en compte, (pollution, armement, etc...)

 

=> la richesse crée se mesure donc à partir du PIB.

 

   le P.I.B. se présente en valeur, ou nominal, ou prix d’observation, ou prix de l’année (en euros courants c’est-à-dire avec l’inflation). Problème : l’accroissement de richesse vient donc, soit de l’augmentation réelle de richesses, soit de l’inflation des prix.

 

   Le P.I.B. se présente aussi en volume, ou réel, ou aux prix de l’année, ou de base (en euros constants ou déflatés), c'est à dire que l'on va corriger les données en enlevant l'inflation.

 

Enfin, le PIB se décompose en :

 

- Un PIB marchand, représentant la valeur de l’ensemble des B et S vendus à un prix permettant de couvrir leurs coûts de production,

- Un PIB non marchand, représentant l’ensemble des services fournis à la collectivité par els administrations publiques ou privées gratuitement ou à un coût inférieur à leurs coûts de production.

 

Exemple 1 : 

 

S’il n'y a pas d'inflation, il s'agit d'un calcul de PIB en volume:

       

1981PIB : 100

1982 PIB : 105

                     

Pas besoin donc de "déflater" le PIB82 "euros courants", pour pouvoir obtenir le PIB "euros constants", et donc le comparer au PIB81 constants car, dans ce cas, l'euro courant 82 est également constant.

 

On calculera donc:

       

(PIB82 - PIB81) / PIB81x 100 = 5/100 x 100 = 5 %

       

On conclura que le PIB82 en euros courants ou constants (puisqu'il n'y a pas d'inflation), a augmenté de 5 %, ce qui correspond UNIQUEMENT à de la création de richesse.

       

       

Exemple 2:

 

Il y a inflation : ce sera un calcul du PIB en valeur, car il intègre l'inflation, et n'est donc pas "déflaté : pour pouvoir le comparer au PIB de l'année de référence, il va falloir d'abord déflater le second, pour ensuite déterminer la variation du PIB en volume. On connaîtra alors l'impact "inflation" et "création de richesse" dans la variation totale observée.

       

       

1981PIB : 100

1982PIB : 106

DONT 3%d'inflation

 

On déflate d'abord le PIB82 :

 

PIB82 / (1 + taux d'inflation) = PIB82/1,03 = 106/1,03 = 102.91 : le PIB82 en euros constants

 

On en déduit que le PIB82 courant, (106), correspond à un PIB82 déflaté ou constant de 102,91. L’impact de l'inflation, (ou effet prix) est donc de 106 - 102,91 soit 3,087.

 

La création de richesse correspond donc à 102,91 -100 = 2.91.

Au total, le PIB81 augmenté de 6, soit 2.91 pour la création de richesse, et 3,09 pour l'inflation.

 

L'on peut dire aussi

PIB82 COURANT = PIB82CONSTANT+ INFLATION

106=102.91+3.09

     

 

(document 3 page 16 + questions)

 

Le taux de variation du PIB français restant globalement supérieur à 0, il témoigne donc d’un accroissement de richesses.

 

(document 4 page 17 + questions) Cette croissance a entraîné des changements économiques et sociaux majeurs.

 

Ses principales sources sont :

 

 

        

       1 – Le rôle des facteurs de production

 

à Samuelson, 4 roues de la croissance.

 

 

1/ Le facteur travail

 

- la productivité : le rapport entre les quantités de biens et de services produits et le temps utilisé pour produire ;

 

Productivité du travail horaire =  Production (VA ou PIB)

                                   Nb d’h de L

 

Productivité du travail par effectif = Production (VA ou PIB)

                                    Employés

 

Capital humain : stock de connaissances et de savoir-faire incorporé par chaque individu et qui peut être utilisé à des fins productives.

 

 

2/ Le facteur capital

 

Le « capital fixe » ensemble des moyens de production durables qui participent à plusieurs cycles de production : machines, bâtiments.

 

« capital circulant », les biens qui sont transformés (matières premières, semi-produits) ou détruits (l’énergie) au cours du processus de production (consommations intermédiaires).

 

La FBCF est la formation brute de capital fixe. Elle correspond à l’ensemble des achats d’actifs fixes utilisés de façon répétée ou continue dans le processus de production pendant au moins un an.

 

 

3/ Les ressources naturelles

 

           

4/ Le progrès technique, (voir plus bas)

 

 

Lire « question de cours » page 17

 

 

 

 

B – Le PIB, un indicateur contestable

 

(document 6 page 18 + questions + point outil) Bien qu’il soit l’indicateur de référence pour mesurer l’activité économique d’un pays, le PIB doit faire l’objet de certains retraitements pour pouvoir être réellement comparé : on raisonnera ainsi en PPA, (parité de pouvoir d’achat) si l’on veut comparer l’évolution des pays de deux pays respectifs, l’évolution de leur monnaie n’ayant certainement pas été la même.

 

Le PIB reste toutefois un indicateur quantitatif imparfait puisqu’il ne mesure pas l’évolution qualitative ou l’augmentation des quantités des productions gratuites…

 

(document 7 page 18 + questions) Concrètement, l’écart entre l’évolution du PIB des Etats Unis et de celui de la France ne cesse de s’accroître depuis les années 1980 : ce qui ne veut pas dire que le PIB de la France a baissé !!!!

 

 

(document 8 page 18 + questions) L’imperfection de l’indicateur que constitue le PIB se retrouve également dans l’appréciation du niveau de vie (quantité de biens et de services dont dispose un ménage, un individu ou un pays, en fonction de leurs revenus), qui se trouve être moyennisé alors que sa répartition exacte par région n’apparaît absolument pas.

 

Enfin comme en témoignent les documents 8 et 9 page 19, le poids de l’économie souterraine exclue du calcul du PIB, ou la difficulté à chiffrer certaines productions non marchandes rendent la fiabilité de celui-ci des plus contestables.

 

 

 

part de l'économie souterraine dans certains pays

 

 

(document 10 page 19 + questions) Il est reproché au P.I.B. de ne pas tenir compte des services non marchands tels le bénévolat, le travail domestique ou le travail au noir, et d’intégrer par contre des effets négatifs pour l’économie tels la pollution, les ventes d’armes. C'est pourquoi un autre indicateur, l'IDH, tente d'intégrer une approche plus "qualitative".

 

Lire « question de cours » page 19

 

 

 

C – Des indicateurs alternatifs au PIB

 

La croissance n’est qu’un indicateur quantitatif : le développement s’accompagne de changements sociaux, culturels, politiques et économiques non intégrés sans le simple calcul du PIB.

 

Développement : il s’agit de transformation de structures démographiques, économiques et sociales qui généralement accompagnent la croissance.

 

(document 11 page 20 + questions) 


C’est Amartya Senn, (1933, prix Nobel d’économie en 1998), qui élaborera, pour le PNUD, un indicateur synthétique multicritère : l’IDH retenant 4  critères :

 

-      L’espérance de vie  à la naissance,

-      Le taux d’alphabétisation des adultes,

-      Le taux de scolarisation brut,

-      Le PIB par habitant en PPA.

 

  

(documents 13 et 14 page 21 + questions)

 

Depuis les années 1980, nombre de nouveaux indicateurs qualitatifs destinés a mesurer le bien-être des individus ont vu le jour :


Il existe des indicateurs qui peuvent être composites, (moyenne pondérée d'indices hétérogènes), ou monétaires, (agrégation de variables monétarisées), tout comme ils peuvent être globaux ou dédiés à une dimension spécifique.

 

-      L’IDHI, indicateur de développement humain ajusté aux inégalités,

-      IIG, indicateur ‘inégalité des genres,

-      L’IPM, indicateur de pauvreté multidimensionnelle

 

Au-delà du PIB, et de l'IDH, certains indicateurs intégrant plus d'aspects environnementaux font leur apparition : tel est le cas de l'empreinte écologique.

 

Empreinte écologique : c’est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. L’indice est publié par une ONG, le World Wild Life Fund. Il mesure l’épuisement du capital naturel (forêts, eau, sols, atmosphère, climat, espèces vivantes) de la planète nécessaire pour satisfaire les besoins économiques d’une collectivité. Si la capacité biologique de la terre à se régénérer est à 100, les besoins de l’humanité sont à 120 en 2003.

 

Des exemples d’épuisement des ressources : les poissons, thon rouge, requins, et le pétrole.

 

 

 

 

Rappels :

 

Une ressource renouvelable est une ressource disponible (air, eau, espèce animale, végétale) qui se reproduit selon un rythme naturel.

 

Une ressource non renouvelable est une matière première qui existe dans la nature en quantité finie comme par exemples : le pétrole, le charbon, l’uranium.

 

Lire « question de cours » page 21

 

 

 

 

II – Les origines de la croissance

 

 

A – Croissance extensive et croissance intensive

 

 

 

 

 

(document  15 page 22 + questions + point notion)

C’est la fonction de production qui permet de formaliser l’activité productive : elle présentera  la quantité de facteurs de production utilisés pour atteindre cette production

 

On appelle facteurs de production, les ressources utilisées par une unité productive pour produire des biens et des services au cours de la production

 

Les facteurs de production sont : le capital, le travail et les ressources naturelles

Travail et capital sont normalement complémentaires : l’un va avec l’autre, mais de plus en plus, les dirigeants substituent le capital au travail en achetant des machines plus performantes. Ces choix sont faits en fonction des contraintes techniques et économiques. Ces deux facteurs peuvent donc être "complémentaires" ou "substituables", ce, en fonction de la combinaison productive retenue.

 

On appelle combinaison productive, la quantité de travail et de capital qu'une entreprise utilise pour produire une certaine quantité de produits. Une combinaison productive associe donc une certaine quantité de travail et une certaine quantité de capital.

 

Bien sûr, l'entrepreneur choisira la combinaison capital/travail qui lui permettra de réaliser le profit maximum, mais bien souvent, cela peut se faire au détriment du facteur "travail", c'est à dire que l'entrepreneur préfère une automatisation de la fabrication et licencie donc certains employés.

 

(document  16 page 22 + questions + point notion)

 

Le progrès technique, la clé de l’augmentation de la richesse produite

 

Plusieurs auteurs vont parvenir à montrer que la croissance obtenue sur certaines périodes ne résultaient pas uniquement de la simple optimisation de la combinaison productive des facteurs travail et capital : un « résidu », (partie de la croissance observée non expliquée par les facteurs travail et capital) en était à l’origine.

 

On appelle progrès technique, l’ensemble des innovations qui entraînent une transformation ou un bouleversement des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail, des produits et des marchés, ou encore des structures de l’économie.

 

(document  17 page 23 + questions + point notion)

 

C’est ce résidu qui permettra de mesurer la contribution de la productivité globale des facteurs de production dans la croissance.

 

 La productivité globale des facteurs de production, (PGF), mesure le progrès technique : ensemble des innovations qui entraînent une transformation ou un bouleversement des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail, des produits et des marchés, des structures de l’économie.

 

-> La croissance économique peut résulter :

- de l’augmentation de la population active (facteur travail) ;

- de l’investissement (hausse du facteur capital) ;

- du progrès technique.

 

R. Solow, a longtemps considéré que le progrès technique n’était qu’un résidu inexpliqué et exogène, c’est à dire un élément extérieur aux variables économiques, indépendant.

 

(document  19 page 24 + questions + point notion)

 

croissance est intensive : utilisation plus efficace des moyens de production (donc grâce à la productivité).

 

(document  18 page 23 + questions + point notion)

 

Croissance extensive : augmentation des quantités de facteurs de production utilisés (plus de capital, plus de travailleurs)

 

(documents  20 et 21 page 24 + questions + point notion)

 

Le progrès technique pour vaincre la fatalité des rendements décroissants ?

 

Solow montre que même si l'augmentation du capital investi augmente la croissance, le calcul du rendement (capital investi/ tête) est décroissant.

 

Rendements croissants : Grâce au progrès technique, la production augmente plus rapidement que les facteurs de production. Il y a économie d’échelle : l’augmentation de l’échelle de la production permet de réduire le coût par unité produite.

 

 (document  22, 22a, 22b  page 25 + questions + point notion)

 

 

La théorie de Solow envisage le rattrapage des pays moins développés, grâce à l’investissement qui accroît le capital / tête. (Inde, la Chine, le Brésil). 

 

 

 

 

 

 

Rappel :

 

En société de marché, ce sont les entreprises qui investissent, l'Etat favorisant les externalités positives grâce aux investissements publics.

 

Investissement de capacité : ils permettent d'accroître la capacité de production.

Investissement de productivité : ils sont motivés par la recherche d'une baisse des coûts  unitaires devant résulter d'une économie des facteurs de production, pouvant entraîner une suppression des emplois.

Investissement de remplacement : ils remplacent le matériel obsolète. 

 

période de croissance faible, ->  investissements de renouvellement,

période de croissance élevée, -> investissements  de capacité.

 

On citera aussi, en période de progrès technique, la nécessité d'une autre forme d'investissement : les investissements de modernisation,

 

Il faut donc distinguer la croissance interne (I productif) et la croissance externe (I financier ou plutôt placement financier) :

  

Modalités de la croissance externe

 

Concentration : Processus au cours duquel la taille des unités de production s’accroît pour tendre à une plus grande efficacité.

         

Concentration horizontale 

Concentration

Concentration conglomérale 

 

  

La concentration  se réalise de différentes manières :  

 

-  la fusion 

- l’absorption 

- la prise de participation 

- L’OPA

- l’OPE

 

Lire « question de cours » page 25

 

 

B – Le progrès technique au cœur de la croissance économique

 

 

 (document  23  page 26 + questions + point notion)

 

L’impact du progrès technique, va permettre d’augmenter la productivité de la période, entraînant ainsi, comme le montre la courbe de production du document 23, une augmentation du PIB, donc de la croissance.

 

Contrairement à la théorie qui montrait le progrès technique comme une variable exogène, certains théoriciens ont cherché à montrer que cette croissance était au contraire endogène, à savoir  qu’elles résultaient de facteurs tels les externalités positives, l’investissement, les rendements croissants ou encore la recherche la formation et les dépenses publiques : le progrès technique dépend donc directement de variables économiques

 

Effet externe ou externalité : un agent économique crée un effet externe lorsqu’il procure à autrui par son activité une utilité, un avantage gratuit ou une désutilité, un dommage sans compensation monétaire.

 

Ainsi, L’Etat prend en charge les dépenses de recherche fondamentale qui produisent des externalités positives d’une part, et dont les résultats sont difficiles à prévoir, d’autre part. Sinon « passager clandestin ».

 

Le retour social, c’est-à-dire les effets positifs pour l’ensemble des acteurs économiques est supérieur à la rentabilité d’une entreprise car la R&D crée des externalités positives du fait de la diffusion de l’innovation.

 

L’Etat produit des effets externes sur des activités qui pourraient ne pas être pris en charge par le marché.

C’est également le cas avec les biens publics (ou collectifs) : 2 caractéristiques de ce biens et services :

. La non rivalité : les quantités consommées par les uns ne réduisent pas les quantités consommées par les autres.

. La non exclusion : on ne peut exclure le mauvais payeur.

 

L’Etat peut également mettre en place, comme en France, des pôles de compétitivité ou cluster.

 

 

 

 (document  25  page 27 + questions + point auteur)

 

D’après D. Cohen et grâce au progrès technique (notamment dans le domaine de l’information), nous serions entrés dans une ère de la nouvelle économie ou, après avoir connu les rendements décroissants de la période agricole, puis les rendements constants de la période industrielle, nous entrerions dans une période de rendements croissants avec l’avènements des techniques de l’information.

 

 Schumpeter, progrès technique destruction créatrice et croissance

 

 

Le capitalisme connaît un processus de destruction créatrice (Schumpeter)

 

Les blocages ou les freins à la croissance de l’activité dans un secteur peuvent être levés par des innovations qui entraînent un progrès technique et apportent donc une solution. Ce progrès a deux effets : il provoque la disparition progressive des anciennes techniques et des activités qui les utilisent, et il est à l’origine de nouvelles activités.

 

Plus de création entraîne l’expansion ; plus de destruction entraîne la récession.

 

Le progrès technique à l’origine des fluctuations de la croissance

 

Le lancement des innovations place l’innovateur en situation de monopole. Puis la forte croissance de la demande place les offreurs en position de force tant que le taux d’équipement n’a pas atteint un niveau élevé : les prix augmentent et les profits aussi. Le développement d’une production de masse permet ensuite de faire baisser le coût marginal donc, dans un premier temps, d’accroître la marge bénéficiaire.

À partir d’une innovation fondamentale se succèdent des innovations de moindre importance (il y a donc des grappes d’innovations) qui contribuent à entretenir les débouchés et à favoriser la diffusion du progrès technique dans l’économie : c’est donc une source de profit supplémentaire.  (Schumpeter)

 

J. Schumpeter (1883-1950) sur cycles longs Kondratiev

 

Les marchés qui se sont créés à la suite d’innovations sont arrivés à maturité, les perspectives de débouchés deviennent défavorables : c’est le point de retournement du cycle et l’entrée dans la phase B. Dans ce contexte, la concurrence se durcit, elle peut conduire à la guerre des prix, puis à la baisse de la production et, en conséquence, à la fermeture des unités de production les moins rentables avec une montée du chômage.

  

Selon Schumpeter, les grappes d’innovations, qui se produisent dans des branches motrices, provoquent des révolutions technologiques et ces dernières sont à l’origine des « grandes vagues » ou cycles de Kondratiev d’une durée d’environ 50 ans.

 

 Cycle Kondratiev = 50 ans environ. Succession de deux phases de longueur à peu près égale (20-25 ans).

 

- La phase A = tendance à la hausse des prix et forte croissance de la production.

-  La phase B = baisse des prix et croissance ralentit.

 

 

Kondratiev a repéré 5 phases entre la fin du 18° siècle et la première guerre mondiale :

          . 1789 - 1815 (phase A)

          . 1815 - 1848-50 (phase B)

          . 1848-50 - 1873 (phase A)

          . 1873 - 1896 (phase B)

          . 1896 - 1913-20 (phase A)

 

          Schumpeter va reprendre l’explication des cycles longs de Kondratiev à partir du progrès technique. Les phases A seraient liées à des « grappes » d’innovations majeures et à leur diffusion. Ainsi, le transport ferroviaire et la métallurgie expliquent la phase A de 1848 à 1873. Et en phase B, les innovations ont épuisé leurs possibilités. Pour les 30 glorieuses, phase A de 1945 à 1970 environ, il s’agit de la diffusion des innovations de la fin du 19° siècle comme l’automobile et la crise actuelle marquerait la saturation en attendant la phase A de l’électronique.

 

 

 

-      Les effets créateurs et destructeurs des NTIC

 

          C - PT et changement social

 

Les valeurs de l’homo urbanus : matérialisme, confort, mobilité, utilitarisme, rapidité, curiosité, sensible aux modes…

 

La démocratie représentative

 

Lire « question de cours » page 27

 



 

III – Innovations, institutions et droits de propriété

 

 

A – les institutions au cœur de la croissance

 

 

(document  27 et 28 page 28 + questions + point notion)

 

Ce sont les institutions de la société qui vont générer des incitations pouvant entraîner la croissance : tel est le cas d’une bonne protection des droits de propriété, ou encore d’un système d’éducation performant, favorisant la recherche et donc la croissance.

 

On appelle institutions, l’ensemble des règles ou contraintes formelles, (constitution, règles électorales,) ou informelles, (culture, normes sociales), influençant le comportement de l’agent.

 

Incitations : droit d’utiliser  de profiter et de disposer d’une chose, d’en être le maitre absolu et exclusif dans les conditions fixées par la loi.

 

Lire « question de cours » page 29

 


 

B – Institutions et innovations, l’exemple des brevets.

 

 

Invention : apparition d’un objet ou d’un procédé qui n’existait pas auparavant.

 

L’invention traverse le plus souvent trois phases : la recherche fondamentale et la recherche appliquée et le developpement.

 

Innovation : Mise en oeuvre de la découverte scientifique à des fins commerciales ou productives.

 

Progrès technique : ensemble des innovations qui entraînent une transformation ou un bouleversement des moyens et des méthodes de P, de l’organisation, du travail, des produits et des marchés, des structures de l’économie.

 

 

 Les différents aspects de l’innovation

 

Les innovations de procédé augmentent l’efficacité du processus de production, donc la productivité ; les gains de productivité permettent une baisse du coût unitaire et, en se répercutant sur les prix, une augmentation des parts de marché, donc des profits.

 

Les raisons de l’innovation :

 

La compétitivité hors prix est recherchée dans une innovation de produit alors que l’innovation de procédé doit améliorer la compétitivité-prix.

 

Compétitivité : capacité pour une entreprise ou une économie nationale à maintenir ou à accroître ses parts de marché (% des ventes).

 

Compétitivité-prix : la compétitivité porte sur des produits comparables, la différence se fait sur le prix.

 

Compétitivité qualité (ou hors prix ou produit ou structurelle) : un producteur se maintien ou progresse sur un marché en raison de la nature de ses produits. Cela dépend de la qualité des produits, de la marque…Dans ce cas, le prix joue un rôle secondaire.

 

(document  31 et 32 page 30 + questions + point notion + commenter le nombre de dépôt de brevets en France d’après le document 34 page 31)

 

C’est la recherche et développement qui est à l’origine de l’innovation. Les innovations vont être protégées par des brevets, délivrés par l’INPI, (Institut National de la Propriété Industrielle), titre de propriété sur une invention lui assurant l’exclusivité de l’exploitation industrielle.

 

Pour favoriser la recherche et développement, l’Etat va utiliser 3 moyens principaux :

 

-      Le financement par l’Etat, de la recherche fondamentale afin de se substituer au financement de celle-ci par les entreprises privées.

-      Diminuer le cout de la recherche et développement en subventionnant les entreprises ou en leur accordant des crédits d’impôts.

-      Accroitre le rendement de la recherche et développement en la protégeant par des brevets.

 

 

La création de pôle de compétitivité,

ou "cluster", par le gouvernement, pour soutenir l'innovation.

 

 

 

Lire « question de cours » page 31

 

 

 

 

Chapitre 2 :

Comment expliquer l’instabilité de la croissance.


 

 

M.A.J 9/06/2013.

 


 Auteurs cités : Fourastié, Keynes, Musgrave, Kaldor




PLAN

 

I – L’instabilité de la croissance

        

         A – Une croissance économique variable sur le long terme

                    

B – Fluctuation économique et croissance potentielle

 

 

 

II – Les schémas explicatifs des fluctuations de la croissance

 

      A – Des chocs d’offre et de demande

 

          B – Des chocs divers et cumulatifs

 

 

III – Le rôle des politiques macroéconomiques pour gérer les fluctuations économiques

 

      A – La politique budgétaire

 

          B – La politique monétaire.

 

 

 

 

I –  L’instabilité de la croissance

 

 

A – Une croissance économique variable sur le long terme

 

(document 1 page 42 + questions)

 

Les trente glorieuses distinguées par Jean Fourastié marquent cette période de croissance économique exceptionnelle jamais rencontrée avant par l’humanité….

 

 

 

(document 2 page 42 +questions)

Même si la production de biens a augmenté et que la France s’est enrichie depuis 1950,, l’activité économique est fluctuante sur le long terme. Les différents chocs sur l’offre et la demande sont à l’origine de ces fluctuations que les pouvoirs publics vont essayer d’enrayer par des politiques macroéconomiques.

 

 

Les fluctuations économiques correspondent à des variations sur le court terme, de variables macroéconomiques, telles le PIB.

 

La croissance se distingue de l’expansion par son caractère durable, qui elle est une phase temporaire de la conjoncture.

 

(document 4 page 43 + questions)

 

Expansion  phase de la conjoncture caractérisée par une augmentation importante du PIB.

Récession :selon l’administration américaine, la récession est une baisse du PIB réel pendant au moins deux trimestres consécutifs.

Dépression : période de diminution longue du PIB.

La crise économique correspond donc à une période de dépression ou de stagnation durable de l’activité économique.

 

(document 3 page 42 + questions)

 

Trois grandes crises économiques ont marquées l’économie française depuis

le début du XX siècle :

 

-      La crise de 1929,

-      1993

-      2008.

Ces périodes voyant alterner également le niveau général des prix, soit par une période d’inflation, (augmentation du niveau général des prix), soit par une période de déflation, (diminution générale des prix, des salaires et de la masse monétaire) ce qui entraîne une diminution de la production et des échanges.

 


 

Lire « question de cours » page 43

 

 

B – Fluctuation économique et croissance potentielle

 

(document 6 et 7 page 44 + questions)

On distingue désormais la croissance résultant des politiques menées par les états à court terme, ce dans le cadre des politiques conjoncturelles (chômage, commerce extérieur, inflation), de la croissance de long terme qui dépend de la quantité de facteurs de production disponible et de l’état des technologies : on parle alors de croissance potentielle

 

(document 9 page 45 + questions)

Par contre les fluctuations économiques vont conduire à une croissance réelle différente de la croissance potentielle, du fait des périodes de surchauffe ou de ralentissement subies à court terme.

 

Ainsi un choc économique peut-il conduire un pays à s’éloigner de la croissance potentielle prévue sur le long terme, pouvant aboutir, en cas de choc positif, à une augmentation des prix, ou une pénurie de profils professionnels sur le marché du travail.

 

 

       Une illustration du décalage entre la croissance potentielle et les différents cas pour la croissance réelle.

 

 

Lire « question de cours » page 45

 

 

II – Les schémas explicatifs des fluctuation de la croissance

 

 

A – des chocs d’offre et de demande

 

 

On appelle choc d’offre, des perturbations exogènes positives ou négatives affectant le lien entre capacité de production et le prix.

 

(document 10 page 46 + questions + exercice d’application)


En cas de choc de demande positif, la courbe de la demande va subir une translation vers la droite.

 

(document 11 page 46 + questions) 2

  

En cas de choc de la demande négatif, la courbe de la demande va se déplacer vers la gauche.


 

... un choc de demande négatif et le pays B, un choc de demande positif

 

 

Si le pays A est affecté par une augmentation de ses coûts de production (choc pétrolier, augmentation brusque des salaires, détérioration de sa compétitivité), un choc asymétrique d'offre négatif va l'affecter(sa fonction d'offre se déplace vers le haut).

 

 

(document 13 page 47 + questions)


Les quantités produites étant modifiées, il en résultera une fluctuation économique.


 

Lire « question de cours » page 47

 

 

B – des chocs divers et cumulatifs 

 

Certains chocs peuvent être à la fois de demande et d’offre :

 

(document 14 et 15 page 48 + questions)

 

-      Le choc pétrolier entraînant l’accroissement des prix, il diminue le pouvoir d’achat des consommateurs donc de leur demande, mais il entraîne aussi  une augmentation des coûts de production des entreprises qui en consomment, les conduisant à augmenter leurs prix de ventes ou  à fermer. Les producteurs peuvent, quant à eux, voir leur pouvoir d’achat augmenter, et importer des biens et services en provenance des pays importateurs de pétrole.

 

(documents 16, 17 page 49 + questions)

 

-      De même pour les crédits ou, en cas de récession, les banques vont diminuer leurs crédits accordés, (voir doc.17a), diminuant la demande donc l’inflation, (choc positif), mais entraînant aussi une diminution des investissements des entreprises, (choc négatif).

 

Lire « question de cours » page 49

 

 

 

 

III – Le rôle des politiques macroéconomiques pour gérer les fluctuations économiques

 

 

Les politiques conjoncturelles visent à orienter sur le court terme, l’activité économique : soutien de l’emploi et de la croissance, maîtrise de l’inflation et réduction du déficit extérieur.

 

Quelles politiques conjoncturelles mettre en oeuvre ?, Comment agir sur les déséquilibres ?

 

(document 18 page 50 + questions + faire exercice page 50)

 

C’est en ayant recours aux stabilisateurs automatiques que les finances publiques veulent modérer l’impact des fluctuations économiques.


Stabilisateurs automatiques : variation des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques induites par les variations de l'activité économique et agissant en retour sur celles-ci de manière contraire.

 

Ces politiques peuvent être contra-cyclique, si le gouvernement veut stimuler l activité économique par des dépenses, lorsque cette activité ralenti, ou au contraire les freiner si l’activité augmente

 

Elles peuvent être aussi pro-cycliques si le gouvernement veut ralentir les dépenses de l’Etat.

 

Les différents objectifs que visent à contenir les états sont de 4 ordres :

 

 

Le carré magique de Kaldor

 

L’Etat va donc mettre en place une politique conjoncturelle, visant au maintien des grands équilibres à court terme.

 

Pour y parvenir, deux instruments majeurs sont offerts aux différents états

 


A – la politique budgétaire

 

(document 20 page 51 + questions)

 

-      La politique budgétaire, est une véritable fonction de « stabilisation » au sens de l’économiste Richard Abel Musgrave (1910-2007). En cas de ralentissement de la demande, l’Etat va pouvoir, en augmentant les dépenses publiques ou en diminuant la fiscalité des ménages et entreprises, provoquer une augmentation de la demande et donc contribuer à combattre le chômage : on parle de  politique budgétaire dite de « relance », alors qu’au contraire, en cas d’inflation, l’Etat pourra ralentir cette même demande en augmentant les recettes de l’Etat, à savoir les impôts : l’on parle alors de politique budgétaire restrictive.

 

La politique budgétaire est un outil pour combattre les déficits publics.

 

 

Politique budgétaire : instrument de la politique conjoncturelle utilisant le budget de l’Etat, jouant sur le niveau de recettes, ou de dépenses

 

Lire « question de cours » page 51

 

 

 

B – la politique monétaire

 

(document 21 page 52 + questions)

La politique monétaire : via la banque centrale, l’Etat va baisser les taux directeurs des crédits pour augmenter la demande des agents, tant pour la consommation que pour l’investissement, contribuant ainsi à la reprise de l’activité économique donc de la croissance, au risque de provoquer l’inflation.

Par contre, en cas de forte période inflationniste, l’Etat peut au contraire remonter les taux directeurs, diminuant ainsi la demande globale des agents, au risque de provoquer le chômage.

 

Politique monétaire : politique conjoncturelle utilisant le volume de la masse monétaire et le niveau des taux d’intérêts pour influencer l’activité économique.

 

Trois instruments sont désormais disponibles dans le cadre de la politique monétaire :

 

-      Les réserves obligatoires,

-      Les taux directeurs,

-      La politique d’intervention de la Banque Centrale, (open market).

 

(faire exercice page 53)

 

La politique monétaire peut être de deux formes :

 

-      Expansive : si des mesures de réduction des taux d’intérêt sont prises afin de relancer le crédit,

-      Restrictive : en limitant le crédit par une augmentation des taux d’intérêt.

 

La « policy mix », va correspondre à la capacité qu’on les gouvernements, compte tenu de leurs objectifs, de « mélanger » leurs politiques budgétaire et monétaire pour atteindre au mieux, leurs objectifs.

 

 

 

Les politiques de relance sont elles encore possible ?

 

Il faut désormais reconnaître que la construction européenne a fortement freiné le recours autonome à de telles politiques.

 

D’abord parce que, en période de mondialisation, tout effort fait par un pays, pour relancer la demande de ses agents, ne va peut-être pas se tourner vers des produits de ce marché : les agents vont peut-être importer une grande partie de la consommation résultant de la politique mise en place, c'est à dire que la politique de relance va favoriser ses partenaires.

 

Ensuite parce que l’adhésion à l’Europe a imposé l’acceptation de règles, telles le respect des critères de convergence, dont celui imposant un maintien des déficits publics dans la limite de 3 % du PIB, la dette publique ne devant pas, quant à elle, dépasser les 60% du PIB : le recours à la politique budgétaire se trouve donc contenu dans des critères européens ne relevant pas de l’autonomie de l’Etat lui-même.

 

Enfin parce que la BCE fixe désormais les taux directeurs des différentes banques centrales, privant ainsi aussi les états membres d’une totale maîtrise de leur politique monétaire.

 

 

Une monnaie et une politique monétaire unique au profit des états membres ?


En matière de politique monétaire, la BCE fixe désormais les taux directeurs des différentes banques centrales, privant ainsi aussi les états membres d’une totale maîtrise de leur politique monétaire.

 

Rappelons que l’objectif principal de la BCE est la stabilité des prix sur l’ensemble de la zone euro. (objectif : 2%). En maîtrisant la masse monétaire par la limitation des crédits, la BCE a quelque peu ralenti la croissance des pays membres, contribuant à une diminution de la demande, donc au développement du chômage. Les taux d’intérêts étant plus chers, l’euro est devenu plus cher pour les pays qui importent des biens ou service venant d’Europe, ce qui freine aussi les exportations.

 

Néanmoins, la BCE, durant la crise de 2008, à accepter de baisser ses taux directeurs, rendant ainsi les crédits disponibles, donc aidant l’augmentation de la demande globale pour soutenir l’économie mondiale, car les agents économiques « boycottaient » le dollar.

 

Lire « question de cours » page 53

 

 

Chapitre 3 :

Quels sont les fondements de la mondialisation du commerce et de la production ?


 

 

 

M.A.J 9/06/2013


Auteurs cités : Smith, Ricardo, List, Krugman, Salmuelson, Modèle H.O.S.

 

 

PLAN

 

I – Une analyse du commerce mondial

        

        A – La montée des échanges

                    

B – A l’origine de la mondialisation

 

  

II – Protectionnisme et libre échange

 

      A – Les gains de l’échange dans la théorie économique

 

          B – Libéralisation des échanges et croissance

 

          C – Heurs et malheurs du protectionnisme

 

 

 

III – La mondialisation de la production

 

      A – La montée des firmes multinationales

 

          B – Les stratégies des firmes

 

          C – Les effets de la mondialisation des firmes

 

 

 


I – Une analyse du commerce mondial

 

        

A – La montée des échanges

 

(documents 1 et 2  page 64 + questions)

 

L’évolution du commerce international :

 

- forte évolution durant la révolution industrielle,

- ralentissement entre les deux guerres mondiales,

- protectionnisme dans les années 30,

- nouvelle expansion à partir de 1945.

 

 

Les exportations mondiales par rapport au PIB ont littéralement explosées à partir de la fin de la seconde guerre mondiale

Quand les échanges s’accroissent plus vite que la production, alors il y a accroissement du degré d’ouverture des économies la part de la production vendue à l’étranger augmente, et celle de la demande achetée à l’étranger aussi, particulièrement lors des décennies 1990-2000 et 2000 et 2010.

 

Paradoxalement, le pourcentage des importations par rapport au PIB augmente aussi : cela s’appelle le coefficient de dépendance

 

(documents 3 et 4 pages 64 et 65+ questions)

 

Ce sont d’abord les produits manufacturés qui font l’objet des échanges les plus importants, particulièrement sur les régions les plus développées : Amérique du Nord, Europe occidentale et Asie orientale, la Chine étant désormais le premier exportateur mondial.

 

Remarque :

 

Les services sont plus difficilement « exportables » : le GATS a d’ailleurs identifié 4 modes d’exportations possibles :

 

- le mode 1 : les services franchissent les frontières : les programmes télévisés.

- Le mode 2 : c’est le consommateur qui va franchir la frontière, pas le service : exemple le tourisme.

- Le mode 3 : l’entité légale franchit la frontière et crée des filiales : exemple les banques. C’est le mode le plus fréquent, et se mesure par les ventes réalisées à l’étranger par des succursales d’entreprises.

- Le mode 4 : c’est le prestataire qui va lui-même franchir la frontière : exemple : l’ouvrier polonais.

 

(document 5 page 65 + questions)

 

Le commerce mondial connait une prépondérance des échanges « intra zones

La spécialisation européenne est peu marquée, car chaque pays européen, en fait à des spécialisations différentes voire même de diversifications de certains d’entre eux.

 

Les échanges européens sont donc majoritairement intra industrielles ou échanges croisés, car ils concernent les mêmes produits ou similaires.

 

Si les produits échangés sont dans la même gamme de prix, l’on parle de différentiation horizontale, mais si les prix sont différents, l’on parle de différentiation verticale.

 

Concrètement, l’Union européenne consolide sa position dominante dans le marché international, notamment au sein de la triade, car elle a su se positionner sur du « haut de gamme

 

Le commerce mondial est toutefois marqué par la prédominance des pays développés à économie de marché (PDEM), qui détiennent entre 2/3 et ¾ du marché mondial, les pays en voie de développement, (PED), détenant pour leur part entre 1/6 et ¼ de ce même marché. Enfin, les pays en transition représentent 1/10 du total,

En détaillant cette répartition, l’on constatera quand même l’émergence des Nouveaux Pays Industrialisés, les NPI, tels le Brésil, et bien sûr l’Inde la Russie et la Chine, (dont les exportations sont passées de 2% dans le commerce mondial en 1995 à 10 % en 2010), sans oublier les 4 dragons : Taiwan, Hong-Kong, Singapour, et la Corée),

 

 

 

 

 

Lire « question de cours » page 55

 

 

 

 

 

 

 

B – A l’origine de la mondialisation

 

(document 6 page 66 + questions)

 

Le commerce mondial n’a pu véritablement exploser et atteindre son niveau de développement actuel que grâce à l’apparition de nouvelles techniques de transport et de communication : ainsi le conteneur a-t-il révolutionné le transport maritime et routier tout en permettant d’en réduire les coûts et les délais. Internet a quant à lui, diminué de manière spectaculaire la durée et le coût des communications, mondialisant le périmètre d’action des entreprises.

 

 

 

(document 7 page 66)

 

Un second facteur a accéléré la libéralisation des échanges : la réduction des droits de douane obtenus suite aux négociations entamées lors des différents « rounds » du GATT (pour les marchandises), puis de l’OMC (marchandises et services).

 

Lire « question de cours » page 67

 


 

II – Protectionnisme et libre échange

 

 

A – Les gains à l’échange dans la théorie économique

 

 

 

 

(document 10 page 68 + point auteur)

 

Préconisé par David Ricardo en 1817 le libre-échange doit procurer selon lui l’avantage de permettre, par la spécialisation des différents pays dans les domaines dans lesquels ils sont performants, des gains de productivité.

 

Concrètement, loin de la théorie, le libre-échange s’accompagne souvent de protectionnisme.

 

Libre-échange : absence de restriction aux échanges internationaux

 

Spécialisation : concentration d’une entreprise ou d’un pays sur un nombre limité de produits.

 

Avantage comparatif : avantage dont dispose un pays au regard des pays étranger. On parle d’avantage comparatif absolu ou relatif.

 

Protectionnisme : situation d’un état prenant des mesures de régulation des échanges de la zone avec le reste du monde.

 

 

C’est Adam Smith qui le premier, en 1776, émet l’idée qu’un pays doit produire ce pour quoi il a un avantage, maximisant ainsi ses recettes à l’exportation ce qui lui permet d’importer ce qu’il ne produit pas. C’est la théorie de l’avantage absolu.

 

 Ricardo corrigera cette théorie en y intégrant la notion d’avantage comparé, ou relatif : un pays choisi de produire ce pour quoi il est le meilleur, et délaisse les productions pour lesquelles l’avantage n’était que relatif, car le recours à des ressources sur ces productions génère des coûts d’opportunité,

 

( voir document 11 page 69 + questions)

 

En raison des économies d’échelle, une entreprise a donc intérêt à étendre ses zones d’influence,

 

 

 Mais les gains à l’échange seront inégaux selon les pays : conformément à la théorie Ricardienne de la spécialisation, l’Angleterre va s’industrialiser, et importer des produits issus du secteur primaire, d’Inde notamment, alors que ce pays va quant à lui, se désengager de l’industrialisation et cesser ses exportations de produits manufacturés, important la majeure partie de ceux-ci, notamment le textile, d’Angleterre.

 

La spécialisation n’entraîne malheureusement pas que des bienfaits : concurrencée par les USA en matière de blé, donc alimentaire, l’Inde va abandonner la production de ces biens alimentaire pour se consacrer a celle de produits tropicaux : le pays devient ainsi alimentairement dépendant, ce qui l’affaiblit.

Finalement la spécialisation n’est efficace que si elle se fait en faveur de produits dont la demande s’accroît.

 

(voir document 12 page 69 + questions)

 

 

Pour Heckscher, Ohlin, et Samuelson, (H.O.S), auteurs du modèle néo-classique HOS, l'avantage comparatif de certains pays résulterait de la différence de dotation en capital ou en travail dont chacun bénéficiérait...

 

Paul Krugman considère que les économies d’échelle internes réalisées par les entreprises sur le marché intérieur vont conduire à la disparition des entreprises les moins performantes, tuant ainsi la concurrence par l’avènement de situation monopolistique. Par contre, la recherche d’économies d’échelle externes ne tue pas la concurrence puisque la baisse des coûts de production est liée à la croissance de la taille du secteur en entier, et non à celle de l’entreprise uniquement : les échanges augmentent et favorisent la diffusion de biens différents.

 

 

Lire « question de cours » page 69

 

 

B – Libéralisation des échanges et croissance

 

 

 

 

Rappel :

 

Du GATT à l’OMC.

 

Après la seconde guerre mondiale, et afin d’éviter une récession et un chômage comparables à ceux des années 30, les pays vainqueurs vont créer des institutions internationales pour promouvoir des politiques plus « coopératives ».

Le fonds monétaire international, (FMI), gestionnaire des taux de change et déficit des échanges extérieurs, naît des accords de Bretton Woods en 1944, ainsi que la Banque mondiale (BIRD), chargée de la reconstruction des pays détruit par la guerre.

 

Initialement prévu pour accorder des crédits ayant un déficit commercial pour conserver leur parités, le FMI a, depuis l’effondrement du système des changes en 1972, changé de cap : il accorde désormais des prêts aux pays qui veulent rééchelonner leur dette, et les aide à formuler leu politique de stabilisation structurelle.

 

De son côté, la banque mondiale a également modifié son objectif d’origine

puisqu‘elle finance des projets de développement, mais aussi finance des pays développés pour l’exécution de programmes d’ajustements structurels, (PAS), comme le FMI !

 

En parallèle, la Chartre de la Havane va démanteler le protectionnisme et créer l’OIC, qui instituera de nouvelles règles commerciales. Jamais entériné, un seul accord basé sur le consensus subsistera de cette organisation : le GATT.

Il fonctionne par grands cycles de négociations commerciales, les rounds, traitant successivement des aspects visant à libéraliser les échanges, tels que : les droits de douane, (ramenés immédiatement de 60% à 5%), aux licences d’importations, aux règles d’origine, etc.…).

 

L’OMC, crée en 1994,  serait la référence juridique de la mondialisation : repris du texte initial du GATT signé en 1947, ce texte prône :

 

- la libre circulation des biens, sans pour autant prôner le libre-échange, il ne dénonce la « protection » que si elle est discriminatoire,

- la tenue de cycle de négociations commerciales multilatérales, les « rounds », rounds depuis visant ainsi à libérer progressivement les échanges (8 rounds depuis 1947).

Depuis 1995, le recours possible aux décisions arbitrales de l’ORD, (organisme de règlement des différends), devenu une véritable source de droit.

 

Les pays du Sud ont, depuis 1994, contesté l’hégémonie des pays développés dans les décisions du GATT. Depuis, coalitions et contestations leur permettent de se faire respecter au sein de groupes tels le G20 (pays émergents), ou le G90 (pays les plus pauvres), même si ces groupes sont conduits par des leaders tels l’Inde, LE Brésil, et si 30 pays parmi les plus pauvres ne peuvent même pas se financer une représentation à Genève. Il semblerait toutefois que la création de l’ORD ait contribué à réduire ces différences, dans la mesure où les recommandations de l’ORD sont respectées.

 

Quelques dates et décisions importantes :

 

1994 : accord de Marrakech : extension de la libéralisation au textile, à l’agriculture et aux services, et création de l’OMC devant siéger à Genève,et du GATS (Général Agreement of Trade and Services)


1995 : création de l'ORD.

 

2001 : conférence de Doha : autorisation pour les pays du Sud à commercialiser, pour combattre les épidémies, des médicaments génériques.

 

2003 : échec de la conférence de Cancun, le Brésil dénonçant le protectionnisme des USA et de l’Europe en matière agricole.

 

2005 : conférence de Hong Kong : accord sur l’agriculture

 

L’OMC va se doter, en 1995, d’un tribunal qui lui permettra de régler les conflits internationaux en matière de commerce : il s’agit de l’ORD, (Organe de règlement des différends), qui constituera une réelle avancée pour le commerce international..

 

(documents 13 et page 70)

 

L’ouverture d’une économie sur le marché, tout en permettant l’augmentation de la production, ne conduit pas pour autant à une croissance économique, comme en témoigne le document 14 page 70. Bien plus, certains pays peuvent connaître une croissance alimentée par la seule augmentation de la demande intérieure(document 15 page 70)

 

Ainsi, grâce au commerce et aux importations, des transferts de technologie s’opèrent puisqu’elles stimulent le développement de techniques locales, notamment par l’effet d’imitation et les bienfaits des biens importés : le commerce accélère donc le progrès technique à long terme.

 

Le commerce accélère également l’actualisation des réglementations pour intégrer les influences étrangères, et accueillir les investissements étrangers (marché des capitaux, droits de propriété, amélioration des infrastructures), dans la mesure ou les entreprises locales sont suffisamment solides pour résister aux entreprises étrangères.

 

 

Lire « question de cours » page 71

 

 

 

C – Heurs et malheurs du protectionnisme

 

 

Les justifications du protectionnisme.

 

(document 18 page 72)


 

Les Etats-Unis ne libéralisent les échanges internationaux qu’après la seconde guerre mondiale, lorsqu’ils sont sûrs de leur suprématie. Ulysse GRANT, Président américain l’avait prévu dès 1876.

 

Parallèlement, les droits douaniers pratiqués en France et en Allemagne, fin du XIX, début du XXème sont bas. De nombreuses autres stratégies ont vu le jour : subventions à l’exportation, exonération de taxes sur les produits importés réutilisés dans les exportations, crédits adaptés, octroi de cartels ou monopoles, aide à la recherche.

 

C’est Friedrich List, qui justifiera le protectionnisme « éducateur », protégeant les industries naissantes qui n’ont pas encore réalisé d’économie d’échelle, ni d’effets d’apprentissage.

 

 

 

 

 

 

Autre argument pour le protectionnisme : l’existence d’externalités positives en découlant et encourageant les états à pratiquer le protectionnisme.

 

Autre argument pour le protectionnisme : Comme le présente Krugman, économiste américain contemporain de la croissance et du commerce international, nous sommes dans un monde de concurrence imparfaite ou les rendements sont croissants. Il se peut donc qu’il n’y ait pas assez de place pour que plusieurs sociétés restent rentables : celle en position de leader cherchera donc, éventuellement à l’aide de son gouvernement, à protéger sa position. L’Etat mènera donc une politique commerciale volontariste, favorisant le bien-être social de ses ressortissants

 

Samuelson indique aussi, défendant le protectionnisme, que le libre échange est utopique dans la mesure où il favorise de toute façon l’un des deux pays partenaire du libre-échange. Ainsi, si la Chine par exemple dépasse en productivité d’un bien jusque-là produit par les USA, ils devraient en principe en abandonner la fabrication à la Chine, du fait de la théorie de l’avantage absolu.

 

  

(document 19 page 72)

 

Enfin, pour l’économiste Dani Rodrik, l’hyper-mondialisation (Ouverture et intégration au plus loin des économies) et la démocratie sont incompatibles, l’hyper-mondialisation ayant tendance à vouloir attirer les entreprises et l’épargne mondiale alors que la démocratie locale privilégierait la protection des emplois, des revenus et la stabilité financière : l’hyper-mondialisation ruine donc tout protectionnisme local.

 

(voir document 20 page 73)

 

Les inconvénients du protectionnisme.

 

- réticences à annuler les protections mises en place.

 

- certaines productions locales sont sans concurrence, permettant ainsi l’application de prix onéreux pour les clients, (cf. sidérurgie, semi-conducteurs, etc.…)

 

Finalement l’Etat semble continuer à protéger ses firmes, non pas par un protectionnisme affiché, flagrant, mais plus sournois, par l’instauration de quotas, clauses de sauvegarde, etc.… les Etats sont de connivence avec les firmes transnationales. Chacun y trouve son avantage : les entreprises sont protégées de la concurrence performante des entreprises étrangères, en contrepartie de cette protection, l’Etat sauvegarde des emplois, et perçoit des taxes

 

Lire « question de cours » page 73

 

 

 

 

III – La mondialisation de la production

 

 

A – La montée des firmes multinationales

 

(document 22 page 74 + questions + point notion)

 

 

Désormais toute opération du processus de production d’une entreprise peut se faire à distance, grâce à l’informatique, aux transferts de fichiers, et à la baisse des coûts de transport.

 

Une firme transnationale est donc une firme contrôlant au moins une filiale (elle en détient au moins 10%), installée à l’étranger

 

C’est l’indice de « transnationalité », (moyenne des actifs à l’étranger, du chiffre d’affaires réalisé à l’étranger, et des emplois à l’étranger), qui indiquera son degré de contribution à la mondialisation.

 

Une firme est multinationale, FMN quand elle réalise un investissement direct à l’étranger, IDE, c’est-à-dire une prise de participation significative dans le capital d’une entreprise étrangère, lui donnant ainsi un certain contrôle sur les décisions, (+ de 10%). La prise de participation se fait par création d’activité ou rachat, (fusion ou acquisition).Au cas ou la participation ne soit pas significative, (- de 10%), on parle alors d’investissement de portefeuille.

 

Cette internationalisation s’est faite en 3 phases :

 

- fabrication dans le pays d’origine et commercialisation dans des pays émergents,

- création d’unités de fabrication dans ces pays,

- réorganisation globale, spécialisation des filiales dans les pays à bas salaires, voire fermeture des sites d’origine.

 

(document 23 + questions page 74)

 

Dans tous les cas, les firmes multinationales restent rattachées à leur pays d’origine, que ce soit à un niveau juridique, économique, financier, industriel ou technologique.

 

L’explosion des IDE et des échanges intra firmes

 

Attention : on parlera de firme multinationale, (FMN) si celle-ci a investi dans au moins 10% du capital d’une société à l’étranger, lui conférant ainsi un pouvoir de contrôle. La prise de participation se fait par la création ou par rachat (fusion ou acquisition). En cas d’investissement moindre, l’on ne parle que d’investissements de portefeuille.

 

 

 

 

Globalement les pays émetteurs d’IDE sont eux issus de la « triade », ainsi que les principaux destinataires.

 

 

 

Lire « question de cours » page 75

 

 

B – Les stratégies des firmes

 

Les principaux investissements directs à l’étranger concernent, à 67% les entreprises de services.

 

Il existe deux sortes d’IDE :

 

- l’investissement horizontal, qui consiste en création à l’identique de la firme existante dans un nouveau pays,

- l’investissement vertical, la firme va scinder sa chaîne de valeur en différentes activités et localiser chaque fonction dans les pays offrant les meilleures conditions de production.

 

Les critères multiples de localisation des IDE.

 

Il existe  3 sortes de délocalisation :

 

- Délocalisation : transfert d’activités par une entreprise de son pays d’origine vers un autre pays.


-  d’accompagnement, pour suivre son donneur d’ordre,

- offensive, regroupement de l’entreprise sur son cœur de compétence,

- défensive : résister sur place à des concurrents offensifs.

 

(documents 27, 28, 29 page 76 et 30 page 76)

 

En fait les entreprises internationales ont diverses motivations : se rapprocher des clients, chercher des coûts moindres, chercher à répartir sa chaîne de valeurs sur les pays les plus performants, (ce afin d’améliorer sa compétitivité prix), se rapprocher de certaines facteurs de production rares, (compétitivité hors prix) ou contourner le protectionnisme mis en place par certains pays …..ou confier sa production à la sous-traitance, ce qui n’entraînera pas alors d’IDE.


La délocalisation ne doit toutefois pas se faire à n’importe quel prix : les salaires faibles peuvent des fois cacher une productivité très basse,

Par sa prise en compte des rythmes de renouvellement du produit, la délocalisation intégrera une nouvelle division du travail : en effet une délocalisation réussie impose de ne pas chercher uniquement des coûts bas : le Japon l’a bien compris puisqu’il ne délocalise que les cycles de production longs, c'est-à-dire ceux qui ne changent pas fréquemment, ne nécessitant pas ainsi un renouvellement fréquent de l’expérience de la main d’œuvre.

 

Direction et recherche développement : critère = gouvernance du pays d’accueil,

Production : critère = coûts salariaux,

Approvisionnement : critère = coûts des matières premières.

 

 

 

Lire « question de cours » page 77

 

 

 

C – Les effets de la mondialisation des firmes

 

(documents 32, 33 et 34  page 78 + questions)

 

En délocalisant, les FMN accèdent à de nouveaux marchés, et combinaison productives. Financièrement, les pays vont chercher à bénéficier d’économie d’échelle et y transférer une partie de leur production, entraînant ainsi bien souvent des pertes d’emplois dans les pays d’origine.

 

 On parle aussi d’externalisation en cas de transfert d’une fonction d’une entreprise vers une entreprise sous-traitante.

 

Concrètement donc, les délocalisations des firmes font perdre aux états dont elles dépendaient, une partie de leur pouvoir sur ces entreprises, ce qui pousse ceux-ci à relancer et mettre en valeur leur attractivité.

 

(document 35  page 78 + questions)

 

La mondialisation peut également mettre en péril les politiques sociales initiées dans les pays : ainsi, à l’origine, Keynes avait évoqué le salaire comme une double chance de revenu pour un travail mais également pour être l’origine de la demande de bien. Avec la mondialisation, les acteurs du commerce peuvent aller acheter sur un marché mondial, et non plus national : l’intérêt des politiques sociales nationales pour supporter la demande interne donc restreint si celle-ci se dirige vers l’étranger.

 

Si ces dépenses continuent à augmenter, elles affecteront la compétitivité et la croissance du pays, et donc l‘emploi et le pouvoir d’achat.

  

Les territoires d’accueil, ou de départ, doivent avant tout être attractifs à tous niveaux.

 

L’Etat français tente lui aussi, avec des mesures fiscales attractives, de relancer l’attractivité de certaines activités ou de certains territoires : ‘est ainsi que les pôles de compétitivité font l’objet de toutes les attentions, comme celui de la région Rhône Alpes

 

Le gouvernement, pour stopper les délocalisations, doit arrêter de taxer les transferts de capitaux, faute de quoi, il dissuadera les IDE.

 

L’allégement des charges sociales est également un faux problème, compte tenu de la différence colossale existant entre les salaires français et ceux pratiqués dans les pays d’Asie.

 

 

 

 

Lire « question de cours » page 79

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 4 :

Comment s’opère le financement de l’économie mondiale ?

  


 

 

 

 

M.A.J: 30/04/2013



Auteurs cités : Lucas, Solow



PLAN

 

I – L’équilibre des échanges

        

          A – La balance des paiements retrace les échanges

                    

B – Signification des soldes comptables

 

 

 

II – La globalisation financière

 

       A – La contrainte extérieure desserrée

 

          B – Des avantages discutés

 

 

III – Les échanges monétaires

 

       A – Le marché des changes

 

          B – La variation des taux de change.

 

 

 

  

 

 

 

I – L’équilibre des échanges

 

        

A – La balance des paiements retrace les échanges

 

Balance des paiements : document comptable enregistrant les flux correspondant aux échanges entre un pays et le reste du monde.

 

Rappel I du cours de première ES 

 

Qu’est ce que la balance commerciale ?

 

Les biens, services et revenus échangés avec « le reste du monde », sont comptabilisés dans la balance courante, (document dans lequel sont enregistrés les échanges de biens, services, ainsi que les mouvements de revenus et transferts entre un pays et le reste du monde).

 

Si un pays exporte, c’est parce que :

 

   Aucune économie ne peut produire à elle seule, l'ensemble des biens et services nécessaires.

   Cela peut lui revenir moins cher de produire à l’extérieur. (exemple : la Chine...), mais il arrive aussi que le pays procède à des achats "intra-branche", pour compléter les produits proposés aux consommateurs du marché local, (téléphonie, voitures).

   la vente à l'étranger peut permettre d’écouler les productions.

 

Les importations et exportations mesurent les échanges extérieurs d’un pays, la différence entre le montant des exportations et celui des importations étant égale au solde commercial.

 

 

L’évolution du solde de la balance commerciale française.

 

La France présente un solde commercial déficitaire.

Elle a pour principaux partenaires, l’UE, (62%), et particulièrement la "zone euro" (50 %), et plus précisément l’Allemagne, (15%), l'Espagne, l'Italie, que ce soit au niveau des exportations ou des importations.

Le solde de la balance courante montre si un pays peut conserver ses parts sur les marchés de biens, services et capitaux = elle montre la compétitivité d’un pays.

 

Elle se compose de :

 

-  la balance commerciale : exportations et importations de biens,

- la balance des services : exportations et importations des services,

- la balance des transferts courants : transferts courants tels les subventions de l'UE, ou de l'UNESCO,

- la balance des revenus : revenus nets des capitaux versés ou reçus du reste du monde.

 

L'ensemble de ces balances donnent la balance courante.


La compétitivité mesurée par la balance courante peut être interne, (sur le marché domestique), ou externe, (sur les marchés extérieurs).

Elle témoigne de la capacité d'une entreprise ou d'un pays d'accroître ses parts de marché. :


- si la qualité est identique, la compétitivité se fera sur les prix, et notamment sur les coûts, (de production), les marges, les taux de change.

On parle alors de "compétitivité prix".


- si la qualité est différente, on parlera alors de "compétitivité hors prix", ou "compétitivité qualité" ou "structurelle", puisque due à la performance, la fiabilité, l'image, les conditions de financement ou de commercialisation des produits.

 

(document 1 page 90 + questions)

 

Les échanges ne se limitent pas aux échanges mesurés par la balance courante : la balance des capitaux, et surtout le compte financier viennent compléter la balance courante pour permettre d’évaluer l’ensemble des échanges internationaux dans la balance des paiements. Celle-ci témoigne donc de l’ensemble des flux non financiers, mais aussi de ceux financiers, (et particulièrement des IDE et des investissements de portefeuille intégrés dans le compte financier).

 

(document 2 page 90 + questions)

 

Si l’on observe l’évolution de la balance des paiements en France sur le long terme, on se rend compte que la balance courante s’est détériorée, mais ce déficit est compensé par un excédent au niveau du compte financier.

 

 

(document 3 page 91 + questions)

 

En décomposant la balance des paiements, l’on obtient :

 

Balance courante

+ compte de capital

= balance des opérations non financières

+ compte financiers (hors réserve)

+ erreurs et omissions

= balance globale = - (solde réserve)

 

 

 

(document 4 page 91 + questions)

 

La balance des paiements reste un document des plus stratégiques pour l’analyse des paiements des pays : ainsi, comme le montre le document, le solde négatif des réserves en Chine traduit-il en fait l’augmentation importante des entrées de devises suite à l’excédent de la balance courante. Selon la même logique, le solde positif des réserve traduira une sortie de devises résultant d’un fort  déficit commercial américain, même si celui-ci est partiellement compensé par un compte financier important.

 

Lire « question de cours » page 91

 

 

B – Signification des soldes comptables


 

Devise : Monnaie détenue par des non-résidents.

 

(document 5 page 92 + questions) / A commenter uniquement

 

 

 

Rappel II du cours de première ES

 

Que deviennent les ressources  dans une économie ?

 

Les ressources d’un pays sont constituées par sa production plus ses importations.

 

Les emplois correspondent à l’utilisation faite de ces ressources, c’est-à-dire la consommation finale, les variations de stocks, la FBCF, et les exportations.

 

   Les ressources doivent être > aux emplois.

 

          . PIB = ensemble des revenus primaires

Les revenus proviennent de la Production, et permettent la Consommation : il est donc facile de déterminer le lien entre ces trois grands éléments.

 

En économie fermée, nous aurons l'égalité :

 

PIB = DC + CI + FBCF + VS

Avec : DC = dépenses de consommation,

CI = consommations intermédiaires,

VS = Variations de stocks

FBCF = Formation brute de capital fixe, c'est à dire la constitution d'actifs immobilisés. (matériels, logiciels, bâtiments, mobilier etc...)

 

Pourquoi intégrer les variations de stocks?

 

Car si l'on veut ce qui a été réellement consommé, l'on ne peut prendre uniquement les achats : certains biens, déjà en stock initial, ont également peut-être été consommé, et d'autres au contraire ne l'on pas été et ont été mis en stock final : d'ou l'égalité :

 

Stock initial

+

Achats

-

Stock  final

=

Consommations.

 

En économie ouverte, nous rajouterons les opérations avec le secteur institutionnel du reste du monde, soit les importations et exportations : l'égalité devient:

 

PIB + M = DC + CI + FBCF + VS + X

Avec : M = Importations,

X = Exportations,

 

OR PIB = C + E

 

D’où

 

C +E + Imp = C + I + EXP

 

On en déduit que

 

Epargne – Investissement = Exportations – importations

 

Ce qui pourrait sous-entendre qu’un déficit des échanges pourrait être atténué par une réduction des investissements domestiques ou une augmentation de l’épargne domestique

 

 

L’analyse des transactions non financières se fait à partir de la balance courante, (biens, services, transferts et revenus), à laquelle l’on va rajouter le solde de la balance de capital :

 

-       Un excédent des opérations non commerciale traduira donc un excédent d’épargne 

 

-       Un déficit des opérations non financières traduira donc une insuffisance d’épargne ou un excès d’investissement.

 

(document 8 page 92 + questions)

 

Comptablement, la balance des paiements doit être équilibrée, ce qui revient à dire que le solde des opérations non financières doit être l’inverse de celui des opérations financières….mais, en cas de déficit des opérations non financières, le besoin de financement par un solde excédentaire de la balance financière n’est pas toujours directement réalisable : en cas d’insuffisance de financement, c’est à la banque centrale de se dessaisir d’une partie de ses avoirs en or ou devises pour assurer le complément requis pour équilibrer la balance des paiements. En cas de non- paiement, un pays pourrait se retrouver dans une crise majeure, comme l’Argentine par exemple

 

Lire « question de cours » page 93

 

 

II – La globalisation financière

        

 

A – La  contrainte extérieure desserrée

 

IDE : Investissement par lequel des entités résidentes d’une économie acquièrent un intérêt durable dans une entité résidente d’une autre économie. Ils correspondent aux investissements faits dans des filiales étrangères et aux participations supérieures à 10% dans les entreprises étrangères existantes.

 

Investissements de portefeuille : Prise de participation dans le capital d’une entreprise pour un montant inférieur à 10% du capital.

 

 

(documents 9 et 10 page 94 + questions)

 

L’analyse des flux internationaux est différente selon qu’ils concernent la balance courante, (particulièrement biens et services), ou qu’ils s’agissent de flux financiers. Parmi ceux-ci, se trouvent les IDE, ou encore les investissements de portefeuille. Ces flux financiers ont augmenté beaucoup plus vite que les échanges de biens et services, entraînant une augmentation des capitaux disponibles, favorables au financement de la croissance si il s’agit d’IDE.

 

Le document 10 souligne ainsi l’augmentation de la  part des IDE entrants en provenance des économies en développement, celle-ci représentant désormais 46% du total des IDE contre 32% en 1992.

 

(documents 11 et 12 page 95 + questions)

 

Normalement, un pays ayant un déficit de la balance courante, c’est-à-dire des importations supérieures aux exportations, devrait voir ses réserves diminuer : comme nous l’avons vu dans le B, il faudrait alors réduire les investissements domestiques et donc réduire le bien-être pour augmenter l’épargne.

 

Heureusement, les excédents commerciaux des pays asiatiques ou du moyen orient, défavorisés par des systèmes financiers peu efficaces, poussent ceux-ci à venir placer leur épargne dans les systèmes financiers des pays développés nécessitant de l’épargne…ce qui, du coup ne les oblige pas à réduire le bien-être de leurs ressortissants. Les taux d’intérêts étant bas, les consommateurs vont alors emprunter, consommer, et importer, accentuant encore plus le déficit commercial du pays.

 

Lire « question de cours » page 95

 

 

 

 

B – Des avantages discutés

 

Spéculation : Suite d’opérations d’achat et de vente destinée à gagner de l’argent par suite de la variation des prix.

 

 

(document 13 page 96 + questions)

 

Contrairement à la loi des rendements décroissants qui devrait encourager le déplacement des capitaux des pays du Nord, vers ceux du Sud, Robert Lucas (Prix Nobel en 1995), montrera que les flux sont plutôt inversés, notamment par le rôle des investissements de portefeuille.

 

(document 14 page 96 + questions)

 

Le document 14 illustre bien cette situation, les flux globaux, auparavant tournés vers les pays à moyenne croissance, et équitablement aussi entre les pays a faible et à forte croissance, se sont, depuis les années 2000, uniquement tournés vers les pays à très faible croissance, privant les pays à forte croissance des capitaux utiles à la poursuite de leur propre développement.

 

 

(document 15 page 96 + questions)

 

En ce qui concerne les IDE, la tendance semble être exactement à l’inverse : les IDE restent les plus importants pour les pays à forte croissance, même si cette tendance se ralentit depuis les années 2000.

 

 

 Comme nous l’avons vu  dans le document 12 page 95, les excès d’épargne de certains pays comme l’Allemagne, ou encore la Chine, vont se diriger vers les systèmes financiers de pays développés, accentuant les déséquilibres des paiements des premiers puisqu’ils ne cherchent plus à réduire leurs déficits par une augmentation de leur épargne interne puisque celle-ci est alimentée par l’épargne extérieure : c’est certainement ce phénomène qui explique l’attraction des flux financiers globaux vers les pays du Nord et non pas, comme la théorie des rendements décroissants le laisserait supposer, vers les pays du Sud.

 

(document 17 page 96 + questions)

 

Nombre d’économistes se mettent désormais à douter des avantages de la globalisation financière : crise de la dette, fuite de capitaux, crise de change, faillite de banque, krachs boursiers, bref, une multiplication des crises et propagation dans l’ensemble des systèmes financiers puisque la mondialisation et la libéralisation des marchés financiers font que les échanges internationaux ne sont dominés que par des motifs de spéculation.

 

 

Lire « question de cours » page 97

 

 

 

III – Les échanges monétaires

        

 

A – Le marché des changes


 

Taux de change : prix d’une monnaie contre une autre, sur un marché des changes.

 

Taux de change flottant : quand le régime de change est libre.

 

Taux de change fixe : quand il est déterminé par les interventions de la banque centrale qui achète ou vend des devises pour maintenir le taux a un niveau souhaité.

 

Marché de change : marché sur lequel s »changent les monnaies nationales les unes contre les autres. Ces échanges se font en monnaie scripturale, soit au comptant, soit à terme.

 

 

Les monnaies nationales servant de base aux transactions internationales s’échangent sur le marché des changes. L’ensemble des monnaies sont cotées sur toutes les places financières, de manière bilatérale. Globalement, grâce à l’intervention des arbitragistes, le cours de chaque monnaie reste quasi identique sur l’ensemble des places mondiales. En permettant de se procurer des devises, à des taux de changes fluctuant, le marché des changes fait encourir un risque de change aux transactions financières.

 

 

(document 20 page 99 + questions)

 

La mondialisation a fait exploser ces transactions, particulièrement celles impliquant le dollar ou l’euro.

 

(document 19 page 99 + questions)

 

Les modalités d’échanges sont variables : certains cours de monnaies fluctuent librement, mais la majeure partie d’entre elles font :


-       soit l’objet d’une fixation de taux de changes fixes,

-       soit par changes variables.

 

L’on observe toutefois, depuis une vingtaine d’années, une tendance nette vers le développement de changes fixes, qui réduisent les risques de change.

 

 

(documents 21 et 22 page 99 + questions)

 

Les marchés de changes sont intégrés dans l’ensemble des marchés financiers internationaux, mais particulièrement à Londres et aux Etas Unis : opérations de change et opérations de prêts sont désormais couplées pour limiter le risque encourus ou pour faire jouer la spéculation.

 

 

Lire « question de cours » page 99

 

 

 

 

B – La variation des taux de change

 

(document 23 page 100 + questions)

 

A court terme, les variations des taux de change dépendent de la variation des taux d’intérêts : si un placement est intéressant, les agents économiques vont acheter des devises du pays pour le placer.

 

Along terme, c’est le niveau des prix qui influence le taux de change : une augmentation des prix dans un pays entraînera une diminution des taux de change pour maintenir la parité des pouvoirs d’achat.

 

Ainsi comme le montre le document 23, le dollar a-t-il vu son niveau varier de l’indice 130 en 1964 à l’indice 80 en 2011, après être passé par un maximum de 160 en 1985.

 

(documents 24 et 25 page 100 + questions)

 

L’importance du taux de change dans la compétitivité des pays est primordiale : un pays dont l’efficacité est faible peut devenir toutefois attractif pour les autres si son taux de change baisse.

Inversement, le franc suisse étant en permanence soumis à des mouvements spéculatifs à la hausse risquant de mettre en danger la compétitivité de ses entreprises, la banque suisse a décidé de fixer un cours plafond par rapport à l’euro au-delà duquel le franc suisse ne pourra aller.

 

(document 26 page 101 + questions)

 

Les pouvoirs publics peuvent être tentés de manipuler les taux de change : si ceux-ci sont bas, le prix des biens et services à l’exportation seront attractifs, favorisant la compétitivité du pays, rendant le prix des importations plus cher. Globalement, le solde des opérations non financières, et notamment le solde de la balance courante va s’améliorer.

 

Parallèlement à cela, le solde du compte financier, par la baisse des taux de change, va rendre les placements dans le pays moins attractifs, entraînant une diminution des actifs et dettes étrangères, voire une sortie de capitaux, même si cette baisse des taux de change améliore la compétitivité.

 

 Finalement, la baisse du taux de change va améliorer la compétitivité prix, favorable à la croissance et à l’emploi. Même si elle provoque l’inflation par l’augmentation du prix des produits importés et la fuite des capitaux par la baisse des taux de change servis.

 

 

Lire « question de cours » page 101

 

 

 

 

 

Chapitre 5

Quelle est la place de l’Union européenne

dans l’économie globale

 

 


 


M.A.J 9/06/2013


Auteurs cités : Mundell, Bela Balassa.

 

 

PLAN

 

I – La construction européenne, un exemple unique d’intégration régionale

 

A – Intégration régionale et production de biens communs européens

 

          B – La politique conjoncturelle de l’UE

 

       C – Les politiques structurelles de l’UE

 

 

II – L’UE, acteur majeur de l’économie globale

 

          A – L’UE, poids économique et puissance démographique

 

          B – L’UE, une puissance commerciale

 

 

III – L’Europe en zone de turbulences

 

          A – Une croissance ralentie

 

          B – Crise des dettes souveraines et coordination économique insuffisante

 

 

 

 

  

I La construction européenne, un exemple unique d’intégration régionale


 

 

 

 

A – Intégration régionale et production de biens communs européens.

 

 

(document 1 page 112 + questions + point auteur)

 

Après la seconde guerre mondiale, un processus d’intégration économique et monétaire s’engage, porté par une croissance économique importante, une augmentation des échanges internationaux, et une mondialisation des économies. Le projet européen s’articulera autour d’objectifs politiques tels l’instauration de la paix durable, ou encore économique et monétaire comme la création de marché unique et d’Union monétaire.

 

 

(document 2 page 112 + questions + point auteur)

 


5 étapes, définies par Bela Balassa,  caractérisent l’intégration européenne :

 

1/ la zone de libre-échange, (suppression des droits de douane et quotas avec les partenaires, mais maintien des barrières pour les tiers).

2/ l’union douanière, (libre échange plus stratégie commerciale vers les tiers extérieurs), CEE à partir de 1968.

3/ le marché commun, (libre circulation des personnes et capitaux), UE à partir de 1993.

4/ l’union économique, (harmonisation des politiques économiques), UE 1994.

5/ l’union économique et monétaire. ( création d’une monnaie unique et d’une banque centrale européenne), zone euro 1999.

 

(document 6 page 114 + questions + point notion)

 

Quelques dates importantes :

 

1946 : Churchill veut créer les Etats-Unis d’Europe.

1951 : CECA (traité de Paris).

1957 : CEE (traité de Rome) 6 pays : France, Luxembourg, Belgique, Allemagne, Italie et Pays Bas).

1962 : PAC.

1968 : Suppression des droits de douane et tarif interne commun.

1972 : Création du serpent monétaire pour enrayer les fluctuations entre les monnaies.

1979 : SME.

1986 : Acte Unique : création du « marché unique » le 31/12/1992.

1990 : Accord de Schengen prévoyant la libre circulation des personnes à partir de 1995.

1992 : Traité de Maastricht prévoyant les modalités de passage à la monnaie unique : l’euro. UEM.

1993 : libre circulation effective des personnes, marchandises et capitaux : c’est le marché intérieur commun.

1997 : Traité d’Amsterdam, instituant le Pacte de Stabilité et de Croissance, (PSC) pour coordonner les politiques budgétaires des états membres.

1998 / Création de la BCE.

1999 : parité fixe : l’euro devient monnaie unique.

2002 : suppression effective des monnaies nationales.

2005 : NON de la France et de Pays Bas à la ratification de la Constitution européenne.

 

L’ensemble de ces étapes favorisera la création d’une véritable intégration régionale.

 

Intégration régionale : développement de rapports économiques, sociaux et politiques créant une interdépendance croissante entre les états membres d’un espace géographique spécifique. Son fonctionnement repose sur des transferts de souveraineté vers des institutions supranationales.

L’’Union Economique et  monétaire, (UEM), basée sur la libre circulation des marchandises, services, capitaux et personnes, complétée par une harmonisation des politiques économiques financières et sociales et de la monnaie unique permettra aux états membres la mise à disposition de biens publics internationaux favorisant la croissance économique.

 

Par la création du marché unique, l’activation de la suppression des barrières douanières, l’accès aux économies d’échelle, l’ouverture des marchés publics et la libre circulation des capitaux étaient censé améliorer la concurrence et baisser les coûts, entraînant ainsi un gain en pouvoir d’achat, en compétitivité, et dans le solde commercial.

 

(document 5 page 114 + questions + point notion)

 

Par le recours à une monnaie unique, l’Europe interdit toute politique de dévaluation unilatérale de l’un des états membres, favorise la transparence des prix et diminue les taux d’intérêts permettant ainsi, tant une augmentation des emprunts pour investir que des emprunt pour consommer.

 

La mise en place d’une Union Economique et monétaire.

 

(document 7 page 116 + question + point auteur)

 

Un taux de change fixe impose à une banque centrale d’acheter ou de vendre sa propre monnaie pour maintenir la parité choisie.

 

Un taux de change flottant se défini par la libre confrontation de l’offre et de la demande sans intervention de la banque centrale.

 

La liberté de circulation des capitaux imposait une union économique et monétaire car la mobilité des capitaux, la stabilité des taux de changes, et l’autonomie des politiques monétaires sont impossibles à concilier. Robert Mundell (né en 32, canadien, prix Nobel d’économie en 99 pour ses travaux sur les zones monétaires optimales), identifiera le premier ce triangle des incompatibilités.

 

Changes fixes  ßàchanges flottants.

Politique  monétaire autonome  ßà   politique  monétaire globale

Libre circulation des capitaux  ßà   contrôle des capitaux

 

 

 

 


Globalement l'économie est confrontée à des chocs exogènes dits "symétriques" lorsqu'ils concernent l'ensemble des pays de la zone économique, ou "asymétriques", si ils ne concernent que certains d'entre eux. 


Dans le cas de chocs symétriques, le choix d'intervention se portera sur la BCE, alors que pour des chocs asymétriques, les interventions se feront par la politique budgétaire de chacun des pays concernés, ce, dans le cadre du Pacte de Stabilité et de Croissance.


Lire « question de cours » page 115

 

 

B – La politique conjoncturelle de l’Union Européenne (politique mixte).

 


A lire préalablement....


La politique conjoncturelle sarticule autour de:

 

-       La politique monétaire est désormais confiée, depuis 1999, à la Banque Centrale européenne : les pays ont abandonné leur souveraineté, confiant à la BCE, depuis le traité de Maastricht, la responsabilité de la politique monétaire commune, avec un seul objectif : la stabilité des prix.

-       La politique budgétaire contrainte par le Pacte de Stabilité et de  Croissance. (dettes publiques < 60% du PIB et déficit public < 3 % du PIB)

 

Quel sont les effets de la politique monétaire commune, sachant que les politiques budgétaires restent indépendantes ?

 

La véritable gouvernance de LUnion Européenne s’exerce par lintermédiaire de la politique monétaire puisqu elle en a le contrôle. Mais en confiant la stabilité des prix à la BCE et donc à lEurope, alors que la politique budgétaire reste sous la responsabilité des Etat membres, ne privilégie-t-on pas la lutte contre linflation en laissant le chômage se développer ?

 

 

Rappels :

 

Politique conjoncturelle : elle concerne le court terme sur des actions telles l’emploi, la croissance, le déficit extérieur ou encore l’inflation.


Politique structurelle : elle concerne le long terme et vise la croissance et le développement, par des actions sur les structures.

 

(document 9 et 10 page 116 + questions)

 

Les objectifs et moyens de la politique monétaire dans le cadre de l’UEM

 

Par une politique monétaire adaptée, l’Union Européenne  va donc veiller à approvisionner correctement le pays en monnaie. En pratique, ce contrôle, délégué aux banques centrales est difficile car la création monétaire dépend des décisions des banques commerciales envers leurs clients, ou encore des opérations effectuées sur les marchés financiers.

 

C’est le crédit bancaire qui crée la monnaie : en effet en contrepartie des prêts qu’elles accordent, les banques ont des créances sur les clients, qu’elles iront échanger sur le marché monétaire, en monnaie centrale, pour pouvoir payer leurs engagements à court terme.

 

La banque centrale a donc le pouvoir d’augmenter, ou réduire le coût de ces refinancements, ce qui lui permet donc d’augmenter ou réduire les échanges, et donc la monnaie en circulation. Les instruments avec lesquels elle contrôle cette quantité en circulation sont les taux directeurs. 

 

La politique monétaire jouera donc sur ces taux, influençant ainsi le comportement du consommateur.

 

 

 

 

 Le contrôle de la monnaie par la BCE

 

Outre ces taux, la politique monétaire joue aussi sur les taux de change puisqu’ils ne peuvent être ni fort, (pour ne pas pénaliser les exportations et la croissance), ni trop faibles, (pour éviter l’inflation).

 

L’Europe a donc organisé sa politique monétaire autour du SEBC, (système européen des banques centrales), totalement indépendant. Les membres de la BCE sont élus pour 8 ans, et ne peuvent être réélus. La BCE a le pouvoir de choisir les objectifs et instruments de la politique monétaire, et rend compte de son action au parlement et au conseil européen

 

Le SEBC interdit tout octroi de crédit à quelque pays que ce soit, c'est la clause du no bail out (cf document 9)

 

 

Une politique efficace ?

 

Il semblerait que les résultats de la gestion de la stabilité des prix par la BCE soient atteints.

 

Maintenant l’euro est fort : qu’est-ce que cela implique pour les consommateurs ?

 

D’abord tous les prix convertis en euros sont moins chers pour toutes les importations venant de l’extérieur de l’Europe.

 

Les prix d’achat des entreprises visées pour des délocalisations sont dévalorisés.

 

L’euro favorise l’augmentation insidieuse des prix internes.

 

Il freine les exportations car elles deviennent plus chères, et accélère les importations qui sont plus abordables, notamment avec les zones hors euro.

 

 

Une politique budgétaire dans le cadre de l’UEM : moyens et les limites des politiques budgétaires nationales.

 

Elle constitue l’un des principaux moyens qu’ont les états pour influer sur la conjoncture économique, notamment à partir du budget de l’Etat et principalement des dépenses et des prélèvements fiscaux.

En matière de dépenses, le budget français est financé en partie par les prélèvements obligatoires qui représentent 45 % du PIB.

Les recettes se composent quant à elles de la TVA, de l’impôt sur le revenu des ménages, et de l’impôt société.

Concrètement, l’Etat peut donc aider conjoncturellement l’économie par la politique budgétaire, en augmentant les dépenses publiques, (ce qui va augmenter la demande), ou en diminuant les recettes, (ce qui laissera du pouvoir d’achat aux agents économiques).

 

Le déséquilibre du budget de l’Etat se traduit par un déficit budgétaire, ou un excédent budgétaire. En cas de ralentissement de la croissance, les dépenses augmentent, (indemnisation de chômage, etc…), alors que les recettes diminuent. C’est le déficit qui finance la crise économique.

 

les limites des politiques budgétaires ?

 

- premièrement, en cas de crise, le pouvoir d’achat distribué aux agents peut être réutilisé par ceux-ci pour acheter des produits importés, ce qui ne favorise pas l’économie locale.

- Le gouvernement doit emprunter pour financer son déficit. Les agents augmentant également leurs demandes de crédit, les taux d’intérêts augmentent également, décourageant les investissements des entreprises.            Plutôt que d’investir, les agents vont préférer épargner, augmentant la demande d’euros, donc leur prix. Plus cher, l’euro va rendre les exportations plus chères pour les acheteurs étrangers ce qui va augmenter le déficit commercial.

 

Il ne faut tout de même pas croire que les politiques budgétaires ont des effets immédiats leurs mises en place nécessitent bien souvent des aménagements de lois.

 

Qu’implique donc un déficit public pour un Etat ? Les conséquences dépendent du fait que l’on soit en période de forte croissance, (comme lors de l’après-guerre ou les recettes étaient telles que le déficit fut indolore) ou au contraire en période de faible croissance : le poids alors des intérêts pour rembourser la dette représentent eux seuls, la plus importante ligne budgétaire de l’Etat. La politique budgétaire se trouve donc réduite à une faible capacité de mise en œuvre, de par l’endettement structurel des pays qui la pratiquent.

 

 

 

Quelle coordination des politiques budgétaires au sein de l’UEM ?

 

(document 11 page 117 + questions)

Les politiques budgétaires ne sont toutefois pas sous le contrôle unique des gouvernements. Pour remplacer les critères de Maastricht, elles ont été intégrées dans le Pacte de Stabilité et de Croissance, (PSC), sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne. Ce pacte prévoit entre autre, que les déficits publics ne peuvent dépasser, sauf circonstances exceptionnelles, 3% du PIB. En Cas de non-respect, la commission adresse un avertissement, puis des amendes aux pays en faute.

Toujours selon le même pacte, les pays doivent contenir leurs dettes publiques 60% du PIB.

 

 

Le Pacte de Stabilité de la Croissance présente toutefois quelques faiblesses, puisqu’il engendre une surenchère de la rigueur, imputée à l’ensemble des pays de la zone. Or il semble qu’au contraire, la rigueur budgétaire doive être mise en œuvre à tour de rôle, préservant ainsi des sources potentielles de croissance. Les gouvernements pourraient ainsi se mettre d’accord pour un déficit global, réparti entre eux.

 

 

(document 12 page 117 + questions)

 

Alors pourquoi la zone Euro nest-elle pas une zone monétaire parfaite ?

Une zone monétaire parfaite sous-entend une intégration du marché des biens et services, de celui des capitaux, et du marché du travail : or à ce jour il semblerait que lhétérogénéité du marché du travail fragilise cet objectif de par notamment de la diversité des législations en vigueur. Doù linsistance de la BCE pour le respect des contraintes budgétaire dune part, et une harmonisation des politiques structurelles, particulièrement en matière de travail.

 

Intégration européenne : Développement de rapports économique, politiques et sociaux créant une interdépendance croissante entre les états membres sur un espace géographique spécifique. Son fonctionnement repose sur un transfert de souveraineté des états vers les institutions supranationales.

 

Lire « question de cours » page 117

 

 


C – Les politiques structurelles de l’Union Européenne.

 

 

Les objectifs et les moyens des politiques structurelles en Europe, favoriser la croissance et le développement des pays de l’UE.


Développement : Transformation de structures démographiques, économiques et sociales, qui généralement accompagnent la croissance.


Développement durable : nouveau mode de développement officiellement proposé comme objectif à leurs états membres par la CNUCED, et la Banque Mondiale : il vise à concilier l'amélioration du bien-être des générations présentes avec la sauvegarde de l'environnement pour les générations futures.

 

Politique structurelle : elle concerne le long terme et vise la croissance et le développement, par des actions sur les structures.

 

 

Près de 78% du budget communautaire est affecté aux politiques de ressources naturelles (PAC, pêche et sylviculture) et à la politique régionale et de cohésion. Du fait de l’étanchéité des rubriques budgétaires, l’Union manque de souplesse dans la gestion du budget et doit se contenter des 22% restants pour financer son fonctionnement ainsi que les politiques internes, les actions extérieures, ou encore la construction de l Europe sociale.

 

 

 

La politique structurelle prend la forme de politique industrielle, commerciale ou de la concurrence, peut être sectorielle ou régionale : investissements, création d’infrastructures, subventions ou réforme de la réglementation en constituent les moyens principaux.

 

La politique structurelle veut permettre d’accroître la production à long terme, en finançant les infrastructures, la recherche, les nouvelles activités…et en gérant également les externalités telles la pollution, mais aussi la santé ou l’éducation.

 

Mais la politique structurelle permet aussi, grâce à la politique commerciale, d’améliorer le fonctionnement du marché des biens et services

 

Les politiques structurelles de l’UE vise donc à améliorer le bien-être collectif, donc une croissance forte, durable, des produits de qualité, diversifiés, à prix modérés, et des emplois qualifiés et nombreux. Ces objectifs se retrouvant et, dans le concept du marché unique, et dans les accords de Lisbonne (Mars 2000).

 

C’est à ces fins qu’elles prévoient, de manière intermédiaire :

 

- la mobilité des facteurs de production, l’harmonisation des normes et procédures, et l’augmentation des échanges,

- l’augmentation de la taille des marchés et de l’intensité concurrentielle.

- L’amélioration de la compétitivité internationale

 

Concrètement pourtant les années 80 avaient été marquées par d’importants échecs de grandes industries comme la sidérurgie, les chantiers navals ou encore le textile. Face à cet échec global, aucune cohésion européenne de recherche ne permettait d’en sortir. Par contre, en théorie, l’Europe avait placé les bases de ses ambitions économiques : par l’Acte Unique qui prévoyait le développement d’une base de programme industriels, (tels Euréka, Euram, Race, Esprit), et bien-sûr, le développement du marché unique.

 

(document 13 page 118 + questions)


Prenons l’évolution de la PAC / créée en 1960 par la CEE, dans le but d’assurer l’auto approvisionnement de chacun des 6 membres de la CEE en produits. Le FEOGA, (fonds d’orientation et de garanties agricoles) assurant soit les subventions à l’exportation, soit au contraire la taxation des produits importés. L’objectif a été atteint, des gains de productivité également, car les états en ont également profité pour moderniser leurs structures, et donc réduire leurs coûts.

 

L’élargissement de la communauté implique un contrôle de la production globale : toutefois, sous l’impulsion des règles d’adhésion au GATT (1994), et par les lois de mai 1992 mars 1999 et de la réforme de 2003, les règles d’intervention de la PAC semble vouloir sortir du protectionnisme classique des subventions et droits de douane, en baissant les prix remboursés sur des produits comme les céréales ou les bovins, et en instituant par contre des aides sur les outils d’exploitation. Ce système permet de laisser les mécanismes d’auto régulation du marché jouer normalement, hors effet des aides de la PAC.

 

La PAC semble de plus vouloir développer une agriculture durable, garante du bien-être animal et de la sécurité alimentaire irréprochable.

 

Concept de l'agriculture durable

 

Des objectifs nouveaux mais très importants pour la PAC, entre le respect des exigences de l’OMC, l’intégration des nouveaux pays de l’UE, et enfin la libéralisation du marché agricole.

 

 

Quel modèle social pour l’Europe ?

 

Europe sociale : ensemble des principes communs aux pays membres : protections sociale, non-discrimination en matière demploi et de travail, reconnaissance de la liberté syndicale, rôle de la législation et des relations collectives contractuelles dans le fonctionnement des systèmes sociaux.

 

(document 14 page 118 + questions)

 

A l’inverse du système américain reposant sur l’assurance sociale, l’assistance sociale n’étant que très peu réalisée par un Etat providence absent : le  « welfare state » n’est en fait au un « safety state », n assurant aux plus démunis que des ressources minimales.

 

En Europe, le modèle social reste bien en retard par rapport à l’avancée du modèle économique : l’harmonisation des normes, règles, codes est difficile, et le coût du travail lui-même présente des disparités énormes. Ainsi, ce coût s’échelonne-t-il entre 30,70 euros pour le Danemark, (28,33 pour la France) à 1,45 euro pour la Bulgarie.

 

La fiscalité elle-même consolide ces écarts puisque les règles de taxation, sont différentes : d’abord pour les recettes puisque le poids des recettes fiscales n’est pas homogène d’un pays à l’autre. Mais aussi par la nature des taxes prélevées puisque certains pays taxent plus la consommation, d’autre le capital, ou le travail.

 

Certains commencent même à renoncer à la construction d’un modèle social européen, les résultats actuels n’étant pas encourageants. La situation actuelle prouve un retard dans différents secteurs, tels, le nombre de chômeurs, la productivité, la qualification baissant, le nombre de diplômés diminuant, les budgets de développement en baisse, un bilan catastrophique analysé par certains comme le résultat d’un manque évident de dynamisme.

 

Globalement, même si le droit social communautaire évolue, il le fait très doucement par rapport à l’avancée économique ou monétaire : un modèle social européen dont la faisabilité semble de moins en moins certaine.

 

Favoriser la convergence avec un budget étroit

 

(Document 16 page 119 + questions)

 

Avec la concurrence internationale, l’Europe va développer ses politiques structurelles vers une économie de la connaissance, même si elle cherche développer, mais surtout à harmoniser le développement technologique de chacun de ses états membres.

 

 

Cinq axes prioritaires visant à rendre l’Europe compétitive ont été mis en évidence :

 

-       Promouvoir l’économie de la connaissance, (TIC, …)

-       Renforcer le marché unique en l’ouvrant à la libre circulation des services et capitaux et non plus uniquement à celle des personnes ou marchandises.

-       Aide à la création d’entreprises et allègement des charges administratives,

-       Accroître la flexibilité du travail par l’augmentation des niveaux de l’éducation.

-       Favoriser la croissance durable par l’application de mesures gouvernementales.

 

Lire « question de cours » page 119

 



 

II L Union européenne, « acteur » majeur de l économie globale.

 

 

A – L’Union européenne, poids démographique et puissance économique.

 

(documents 18 et 19 + questions page 120, et documents 20, 21 et 22 page 121 + questions)

 

Globalement, l’intégration économique et monétaire a permis l’émergence d’une puissance européenne. Toutefois, des inégalités entre état demeurent en interne, tout comme elles subsistent également par rapport à certains pays développés ou émergents, que cela soit en matière de vieillissement de la population ou en matière de recherche et développement.

 

Lire « question de cours » page 121

 

 

B – L’Union une puissance commerciale.

 

(documents 23,  24 et 26 questions page 122 et 123)

 

L’insertion de l’UE dans le commerce international est remarquable : au premier rang en matière d’échanges de marchandises et de services, tout comme en matière d’investissements directs à l’étranger, (IDE).

 

 

 

(document 25 + questions page 122)

 

En matière d’échange entre zones ou intra zones, l’UE assure toutefois la majorité de ses échanges en commerce intra zone.

 

Lire « question de cours » page 123

 

 




III L Union européenne en zone de turbulence.

 

 

A – Une croissance ralentie.

 

(document 29 + questions page 124)

 

La croissance en Europe est au ralenti : plusieurs raisons expliquent cette situation :

 

-       Le ralentissement du progrès technique qui ralenti la croissance intensive,

-       Le contexte de crise internationale.

 

Mais aussi des raisons strictement européennes, telles :

 

(document 31 + questions page 124)

-       la politique monétaire européenne misant sur une stabilité des prix, ne provoquant aucune incitation de relance,

 

(document 32 + questions page 125)

-       Des politiques européenne structurelles peu tournées vers la recherche, et n’ayant toujours pas harmonisé le marché du travail.

 

(document 30 questions page 124)

Faute d’harmonisation, le dumping social va entretenir un chômage de masse, contraire à l’objectif d’intégration social et politique.

 

Dumping social et fiscal : action visant à tirer avantage des différences de réglementation sociales et des couts du travail inférieurs entre pays et régions.

 

Lire « question de cours » page 125

 

 

 

B – Une crise des dettes souveraines et coordination économique insuffisante.

 

(document 34 + questions page 126)

 

Certains pays de la zone euro sont tellement endettés, que le montant de leur dette, appelée « dette souveraine » ne permet plus de rembourser les créditeurs.

En obligeant ainsi les autorités monétaires européennes à intervenir financièrement, ces pays :

 

-       remettent en cause l’indépendance de la BCE, censée gérer la politique monétaire de l’UE, tout en laissant la souveraineté de la politique budgétaire aux états membres,


-       obligent les contribuables des pays non touchés par la crise, à contribuer par une augmentation d’impôt, au soutien d’une économie qui n’est pas la leur.

 

 

(document 35 + questions page 126)


-       Mettent en péril même, l’institution bancaire leur ayant consenti le prêt qu’ils n’arrivent plus à payer.

 

Dette souveraine : emprunt émis par un état, une collectivité publique ou une banque centrale sous forme de prêts d’autres états ou institutions officielles. C’est le Trésor public qui émet les titres d’emprunts du pays concerné, ces titres étant négociables sur le marché international des obligations.

 

(documents 36 et 38 + questions pages 126 et 127)


L’UE a donc décidé de renforcer la gouvernance économique européenne, pour centraliser et coordonner les différentes politiques économiques menées dans l’UE : un Fonds Européen de Stabilité Financière, (FESF) a été créé, le Pacte de stabilité et de croissance ayant été renforcé pour contrôler la discipline budgétaire dans l’ensemble de l’UE.


Parler du MES (doc 38 page 127)

 

(document 37 + questions + point notion page 127)

Le but de cette coordination renforcée entre les différents pays de l’UE étant de faire passer le suivi d’une convergence nominale, à une convergence réelle.

 

Convergence nominale : rapprochement d’indicateurs monétaire et financiers entre différentes économies.


Convergence réelle : rapprochement de flux physique entre différentes économies, tels la production et la distribution de biens et services, l’évolution du capital fixe, l’offre et la demande de travail

 

 

Lire « question de cours » page 127