Présentation

 

 

18 sujets corrigés de Juin 2007 et des dernières sessions (cf bac 2008 Annales ABC bac Nathan)

 

 

Cette partie regroupe les sujets d’enseignement obligatoire posés en France ainsi qu’une large sélection de sujets posés dans les DOM-TOM et les centres étrangers entre septembre 2006 et juin 2007 et lors des sessions antérieures.

 

Un classement thématique.

 

Les sujets sont classés selon les grands thèmes du programme officiel.

18 sujets d’enseignement obligatoire, dont 9 dissertations et 9 épreuves de synthèse sont étudiés.

 

Une analyse détaillée de chaque sujet.

 

Pour tous les sujets, le « coup de pouce », situé avant le corrigé, vous aide à construire votre devoir.

* analyse du sujet et des documents afin de dégager une problématique et un plan pour les dissertations ;

* analyse du sujet, des questions et de la problématique pour l’épreuve de synthèse ;

 

Des corrigés complets et proches des conditions de l’épreuve. (cf bac 2008 Annales ABC bac Nathan)

 

Tous les sujets sont entièrement corrigés dans un style et une rédaction qui sont de votre ressort.

 

 

Conseils méthodologiques.

 

Construction.

 

Le moment est alors venu de bâtir le devoir. Mais pas de hâte prématurée, car si vous vous engagez dans une fausse direction vous n’aurez pas le temps de revenir en arrière !

 

* D’abord, rédigez un brouillon une problématique. Celle-ci doit résumer, sous forme de questions, les enjeux induits par la question posée et orienter la construction et le plan. Ce sera le fil conducteur autour duquel se bâtira votre raisonnement. Faute d’une problématique bien posée, votre devoir divaguera, le correcteur ne percevra pas ce que vous voulez mettre en évidence. En général, la question posée dans l’énoncé est relativement vague et il est indispensable de la reformuler.

 

* Immédiatement après, rédigez votre conclusion. Elle répond à la problématique et vous indique l’aboutissement de l’argumentation que constituera le plan. Si vous sautez cette étape, votre plan risque de se révéler inadapté en fin de devoir : par exemple, si votre dernière partie indique que la hausse des salaires provoque du chômage, il sera très maladroit de conclure qu’il faut justement augmenter les salaires… Vous devez en principe, en cas de débat entre des thèses contradictoires, terminer par celle vers laquelle vous penchez.

 

* Enfin, il est temps de concevoir le plan. Un bon plan :

- expose dans un ordre logique les arguments et contre arguments à partir desquels vous justifiez votre conclusion ;

- regroupe chaque idée en un bloc cohérent évitant les répétitions et les incohérences ;

- permet une structuration équilibrée du développement en parties, sous parties et paragraphes.

 

* Il n’existe pas de « recette » pour réussir un plan, tout dépend du sujet et de la conclusion à laquelle vous voulez aboutir. Quelques exemples, toutefois :

 

 

 

Types de plans

Exemples d’énoncés suggérant ce type de plan

Types d’organisation

 

Propriétés

Plan dialectique

Dans quelle mesure… … vous paraît-il…

I. Oui (ou non)

II. Mais

 

I. Thèse.

II. Antithèse

III. Synthèse

Construit l’argumentation autour de thèses contradictoires ; généralement la première partie expose les arguments que l’on souhaite relativiser, la deuxième les réfute ou les atténue et mène à la conclusion ; enfin, la troisième peut éventuellement exposer un « dépassement » des arguments précédents.

Plan analytique

Analysez…

I. Causes

II. Conséquences

 

I. Facteurs économiques

II. Facteurs sociaux

 

I. Conséquences à court terme

II. Conséquences à long terme

 

I. Constat

II. Causes

III. Conséquences

 

Découpe le sujet en fonction d’une clé d’analyse permettant d’ordonner les arguments ; souvent moins dynamique que le type précédent mais bien adapté aux thèmes ne suscitant pas de débat particulier.

Plan interactif

Vous étudierez les relations entre X et Y…

I. Influence de X sur Y

II. Influence réciproque de Y sur X.

Met en évidence les relations complexes entre deux facteurs.

 

Remarques.

 

* Les plans en trois parties sont parfois bien adaptés, mais ils supposent souvent un devoir plus long. Or, l’épreuve ne dure que 4 heures…

* Les parties et les sous-parties ne doivent jamais être plus de trois (quatre parties peuvent toujours être regroupées en 2 + 2 …)
Règles formelles :

La forme de dissertation est importante, car il s’agit d’un code. Ceux qui vous lisent s’attendent à une certaine organisation de l’argumentation ; on vous lira plus facilement si celle-ci est respectée et mise en évidence. Certains ont un style clair, facile et agréable à lire, qui peut les dispenser de quelques-unes de ces contraintes. Mais, en règle générale, mieux vaut ne pas prendre de risques.

 

Voici la structure d’une dissertation de bac :

 

Structure

Commentaires

Introduction

[Entrée en matière]

 

 

 

 

 

 

[Centrage]

 

 

 

 

 

 

 

 

[Problématique]

 

 

 

[Annonce de plan]

 

Facultatif : permet d’« accrocher » le lecteur en rattachant le devoir à un événement d’actualité ou à une préoccupation générale. Evitez les banalités du type : « de tout temps les hommes sont demandés si… ».

 

Explicite les questions couvertes par le sujet :

Définition des notions ;

Contextualisation, dans l’espace et dans le temps ;

Préoccupation ou débat sous-jacent au sujet.

 

 

A quelle questions précise (en fonction des éléments rappelés dans le « centrage ») va-t-on répondre ?

 

Quelles seront les grandes étapes de l’argumentation (parties uniquement)

 

I) Titre de la 1ère partie

 [présentation du (I)]

 

 

 

A] Titre de la 1ère sous-partie

 

1) 1er paragraphe

2)

 

B] Titre de la 2ème sous-partie

1)

2)

 

 

 

 

Que va montrer cette partie ?

Comment procèdera-t-on pour l’exposer (annonce des sous-parties)

 

 

 

 Le contenu de la sous-partie sera réparti de façon cohérente en 2 ou 3 paragraphes, si sa longueur le justifie.

 

 

[Conclusion partielle et transition]

En fin de partie, une conclusion partielle résume ce qui vient d’être montré et une transition annonce la partie suivante

 

II) Titre de la 2ème partie

[présentation du (II)

 

A]   1)         2)

B]    1)         2)

[Conclusion partielle]

 

Conclusion

[Bilan]

[Ouverture]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse à la question posée en problématique.

Elargissement du sujet à des considérations plus générales (exemple : de l’analyse du chômage on passe à une interrogation sur la mutation de la place du travail dans la société).

 

Très important…

 

La rédaction de titres, pour les parties et sous-parties, n’est ni imposée ni interdite. Ces titres peuvent faciliter la lecture de votre devoir mais ne doivent pas se substituer aux phrases de présentation et de transition. Quoi qu’il en soit, plus facilement on vous comprendra, mieux le contenu de votre travail sera mis en valeur.

 

 

 

 

 

 

Partie du programme : Introduction

 

 

 

      S U J E T N° 1

Dissertation

 

Peut-on concilier croissance économique et développement durable ?

 

 

COUP de POUCE

 

Analyser le sujet de dissertation.

Le développement durable est un concept qui est utilisé par tous aujourd’hui : pour autant, les choix politiques qui en découlent sont très variables. Le sujet vous invite à présenter les arguments des deux points de vue contradictoires : la croissance ne peut pas être conciliée avec le développement durable, vision écologiste, alors que d’autres considèrent au contraire que la croissance, sous certaines conditions, peut permettre le développement durable. Vous veillerez à bien définir les termes dès l’introduction et à utiliser les chiffres fournis dans les trois documents statistiques.

 

Problématique et Plan.

Peut-on à la fois concilier croissance, amélioration du bien-être et respect de la Nature, pour ne pas léguer aux générations futures un monde invivable ? Votre réponse montrera que ce sont les conditions de la croissance qui conditionnent cette possibilité, en suivant le plan :

 

I- La croissance au détriment du développement de long terme

II- La nécessaire prise en compte des facteurs environnementaux.


CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : La croissance économique a longtemps été perçue comme l’instrument exclusif et indispensable pour améliorer le bien-être de l’ensemble de la population. Aujourd’hui encore, les hommes politiques, y compris des pays développés, s’inquiètent de la croissance à venir, gage d’emplois et de marges de manœuvre  budgétaires. Pourtant, la canicule, l’ouragan Katrina ou le réchauffement climatique montrent que la croissance est loin d’être suffisante pour assurer le bien-être tant des générations actuelles que des générations futures.

Problématique : Notre modèle productiviste ne semble pas permettre d’assurer le développement durable, la satisfaction des besoins des générations actuelles, sans compromettre la satisfaction des générations futures, énoncé dès le rapport Brundtland en 1987. En modifiant nos méthodes productives, est-il possible de concilier croissance et développement durable ?

Annonce du plan : Si l’augmentation de la production engendre bien souvent une détérioration de l’environnement et l’augmentation des inégalités (I), la prise en compte des facteurs environnementaux peut permettre une croissance économique favorable au développement durable (II).

 

I- La croissance au détriment du développement de long terme.

 

A. Une croissance destructive.

1. L’épuisement des ressources naturelles.

2. Des effets externes importants.

 

B. Une croissance sans développement.

1. La croissance économique mondiale provoque de graves déséquilibres.

2. La montée des inégalités dans les pays à forte croissance.

 

 

II- La nécessaire prise en compte des facteurs environnementaux.

 

A. Des mesures efficientes pour intégrer les facteurs environnementaux.

1. Des politiques économiques favorables au développement durable.

2. Recyclage et énergies renouvelables.

 

B. De nouvelles formes de croissance.

1. Une production moins polluante.

2. Une croissance au service du bien-être.

 

Conclusion.

 

 

 

 

Partie du programme : croissance, capital et progrès technique

 

 

 

S U J E T N° 2

      Epreuve de synthèse.

 

 

Après avoir présenté les différentes formes du progrès technique, vous montrerez les effets de celui-ci sur la croissance économique.

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Le sujet est en partie descriptif, en partie analytique. La partie descriptive qui correspond à la présentation des formes du progrès technique doit être dynamisée : il faut alors parler des positions de marché (concurrence, monopole). Quant à la partie analytique, les mécanismes économiques doivent être soigneusement formulés afin de mieux faire ressortir la richesse du concept de destruction créatrice. Il s’agit en effet d’exprimer les médiations entre progrès technique et croissance, du côté de l’offre comme du côté de la demande.

D’où le plan suivant :

I- Les différentes formes du progrès technique

II- Les effets du progrès technique sur la croissance économique.

 

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : Le différentiel de croissance entre les Etats-Unis et l’Union européenne ne proviendrait-il pas de leur avance dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ? Certains parlent même de révolution informaticienne mettant ainsi le progrès technique au cœur de la croissance économique.

Problématique : L’économiste austro américain Joseph Aloïs Schumpeter a consacré le progrès technique comme facteur essentiel des fluctuations économiques, comme étant à l’origine de ce qu’il appelle la « destruction créatrice ». Statistiquement résiduel, le progrès technique permet d’accroître la production, mesurée par la variation du produit intérieur brut (PIB), sans que varie la quantité de facteurs de production utilisée. Pour autant, il peut prendre différentes formes qui auront pour conséquence de modifier les positions relatives sur le marché. Mais, plus précisément, par quels mécanismes le progrès technique a-t-il des effets sur la croissance ? Et ces effets ne sont-ils pas à l’occasion négatifs comme le laisse entendre le concept de « destruction créatrice » ?

Annonce du plan : Si le progrès technique peut prendre différentes formes, il se traduit par des changements dans les positions relatives des entreprises sur les marchés (I). Transformant durablement les conditions de l’offre et la dynamique de la demande, il  est porteur de croissance économique en dépit de ses effets négatifs (II).

 

I- Les différentes formes du progrès technique.

 

A. Innovation technologique et innovation organisationnelle.

B. De la concurrence au monopole temporaire.

 

II- Les effets du progrès technique sur la croissance économique.

 

A. Grappes d’innovations et cercle vertueux

B. Progrès technique et fluctuations économiques.

 

Conclusion.

 

 

 

 

Partie du programme : croissance, capital et progrès technique

 

 

 

S U J E T N°3

      Dissertation

 

      Quels sont les effets de l’investissement des entreprises sur l’emploi ?

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

 

Les NTIC ou les investissements directs à l’étranger peuvent détruire des emplois sans qualifications ou peu qualifiés, et valoriser en revanche les emplois plus qualifiés. Mais en desserrant les goulets d’étranglement dans les processus de production, les gains de productivité restaurent les conditions d’une croissance durable et donc les perspectives de créations d’emplois. La problématique de ce sujet vous invite donc à réfléchir aux effets mitigés, complexes et contradictoires des différentes formes de l’investissement des entreprises sur la quantité et la nature des emplois. L’idée suggérée dans les documents 1 et 4 que le bilan, création et suppression d’emplois, est en réalité incertain invite à privilégier le plan suivant :

I- L’investissement a des effets négatifs sur l’emploi

II- L’investissement a des effets positifs sur l’emploi.

 


CORRIGÉ

 

Introduction

 

Entrée en matière : L’ordinateur au bureau n’a pas seulement détruit, au sens strict du terme, le travail des dactylos. En autorisant l’erreur de frappe, il a aussi rendu complètement inutile leur compétence particulière : le traitement de texte en un seul jet et sans fautes. L’investissement, ici, de productivité, menace donc à la fois le nombre et la qualification des emplois. Mais le téléphone mobile avait déjà créé 205 000 emplois en 2003 en France (doc. 3). L’implication des entreprises dans les nouvelles technologies, en donnant naissance à de nouveaux marchés, créé aussi de nouveaux emplois.

 

Centrage : L’investissement d’une entreprise correspond à l’achat de biens de production durables destinés à participer au processus de production pendant au moins 1 an. Il correspond à l’accroissement ou au renouvellement du stock de capital fixe de l’entreprise. Pour la Comptabilité nationale, il s’agit de la formation brute de capital fixe (FBCF). Les dépenses de recherche et de développement ou de formation concernent les investissements immatériels. Enfin, l’achat de capital fixe peut s’effectuer sur le territoire national ou à l’étranger ; dans ce dernier cas, il s’agit d’investissements directs à l’étranger (IDE).

 

Problématique : Quel est, selon sa forme ou son objectif, le rôle de l’investissement des entreprises sur l’évolution quantitative et qualitative des emplois ?

 

Annonce du plan : L’investissement a des effets négatifs sur l’emploi (I), mais il a aussi des effets positifs (II).

 

I- L’investissement a des effets négatifs.

 

A. Les investissements de productivité détruisent des emplois.

B. Les investissements liés aux nouvelles technologies détruisent des emplois.

C. Les IDE détruisent des emplois.

 

II- L’investissement a des effets positifs sur l’emploi.

 

A. Les IDE créent une nouvelle demande.

B. Les investissements liés aux nouvelles technologies créent des nouveaux emplois

C. Les investissements de productivité créent une nouvelle demande.

 

Conclusion.

 

 

 

 

Partie du programme : travail et emploi

 

 

 

S U J E T N° 4

      Epreuve de synthèse

 

 

Vous montrerez que la division du travail dans l’entreprise, mais aussi entre entreprises, a des effets sur la productivité.

 

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Même si l’énoncé de la question de synthèse peut surprendre en en reprenant pas la formulation traditionnelle d’une synthèse (« Après avoir fait ceci…, vous ferez cela… »), il permet de comprendre les deux parties attendues. Il s’agit en effet de réfléchir à deux grandes catégories de liens entre la division du travail et la productivité, en distinguant la division technique du travail, intra entreprise, de la répartition du travail entre entreprises, avec l’externalisation et la DIPP. Vous devez être rigoureux dans la définition de la division du travail en introduction. L’utilisation de la DIPP, non nommée dans le dossier documentaire, se justifie dans la mesure où les nouvelles formes d’organisation du travail intègrent désormais cette dimension internationale.

Le plan attendu est donc le suivant :

I- Les effets de la division technique du travail sur la productivité

II- Les effets de la division du travail entre les entre les entreprises sur la productivité.

 

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

Entrée en matière : En France, au cours de la période 1950-1973, le PIB par heure travaillée augmentait en moyenne de 5,03% par an. Ce taux de croissance annuel moyen baissait de 2 points sur la période suivante, 1973-1990. La division technique du travail, au cœur des organisations taylorienne et fordienne du travail, n’a produit qu’un temps ses effets sur l’efficacité de la production dans les entreprises françaises.

 

Centrage : L’évolution est semblable dans les autres pays de l’OCDE. L’accélération des gains de productivité entre 1910 et 1970 laisse place à un ralentissement à partir de 1970.

 

Problématique : La division du travail aurait donc des conséquences contradictoires sur l’efficacité du travail.

 

Annonce du plan : Correspondant à la répartition du travail entre des individus ou des groupes d’individus spécialisés dans des tâches différentes et complémentaires, la division du travail prendra ici deux sens différents. L’affectation des différentes étapes du processus de production peut se faire à l’intérieur de l’entreprise, il s’agit alors de la division technique du travail, mais aussi entre des entreprises, réparties sur un même territoire ou dans différents pays du monde. Nous verrons donc que la division technique du travail a des effets sur la productivité (I) comme la division du travail entre plusieurs entreprises (II).

 

I- Les effets de la division technique du travail sur la productivité.

 

A. Des effets positifs.

B. Des effets négatifs.

 

II- Les effets de la division du travail entre entreprises sur la productivité.

 

A. L’externalisation

B. La division internationale des processus productifs

 

Conclusion.

 

 

 

Partie du programme : travail et emploi

 

 

 

S U J E T N° 5

      Epreuve de synthèse.

 

 

Après avoir présenté l’évolution de l’organisation du travail depuis les années 1960, vous analyserez les effets de cette évolution sur l’emploi.

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

La première partie ne peut pas être seulement descriptive. Il faut, bien sûr, préciser les caractéristiques des nouvelles formes d’organisation du travail, mais, surtout, présenter le contexte de crise de l’OST et du fordisme dans lequel prend sens le toyotisme (I). Dans un second temps, examinez les conséquences des innovations organisationnelles sur l’emploi (contenu, contrat de travail, etc.), mais, là encore, la description doit laisser la place à l’analyse (II), c’est-à-dire articuler nouvelle organisation du travail et nouveau capitalisme dit actionnarial.

I- Un nouveau contexte imposant de profondes transformations

II- Des effets contrastés sur l’emploi.

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

 

Centrage : Associée à la croissance de type fordiste, l’organisation scientifique du travail (OST), l’autre nom du taylorisme, connaît un certain nombre de limites depuis les années 1960. En réponse aux dysfonctionnements, des innovations organisationnelles, connues sous le nom de toyotisme, ont vu le jour, et le maître -mot est celui de flexibilité. Les interrogations sont nombreuses au regard de l’hétérogénéité croissante des situations avec, d’un côté, une valorisation du travail avec la notion de capital humain et, de l’autre, une fragilisation des statuts sous l’impact de la précarité.

 

Problématique : Quelles sont les conséquences du toyotisme pour l’emploi, tant au niveau des contenus de travail qu’en termes de contrat ?

 

Annonce du plan : Depuis les années 1960, l’organisation du travail a connu un certain nombre de transformations qui prennent sens au regard du nouveau contexte économique et social (I). Bien que permettant aux entreprises de retrouver des marges de manœuvres, ces innovations organisationnelles ont des effets contrastés sur l’emploi, oscillant entre la notion de capital humain et les situations de précarité(II).

 

I- Un nouveau contexte imposant de profondes transformations.

 

A. La double limite du taylorisme.

B. De la rigidité à la flexibilité : le toyotisme.

 

II- Des effets contrastés sur l’emploi.

 

A. Du travail au capital humain

B. La fragilisation des statuts.

 

Conclusion

 

 

 

 

Partie du programme : stratifications sociales et inégalités

 

 

 

S U J E T N° 6

      Dissertation

 

      Peut-on justifier l’existence de certaines inégalités dans les sociétés démocratiques ?

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Le sujet peut être reformulé ainsi : « Dans quelle mesure peut-on approuver l’existence de certaines inégalités dans les sociétés démocratiques ? » ; sont-elles tolérables ? A partir de cette formulation, deux visions principales peuvent être distinguées : une qui justifie les inégalités au nom du mérite et des principes de l’économie de marché ; une autre qui voit dans les inégalités, avant tout, une injustice et une menace pour la cohésion d’un pays. Le plan peut être le suivant :

I- La justification des inégalités dans les sociétés démocratiques

II- La remise en cause des inégalités dans les sociétés démocratiques.

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : En novembre 2005, la France était le théâtre, pendant plusieurs semaines, d’émeutes urbaines. Signe d’un processus de désintégration sociale, ce type d’événement n’est pas une spécificité française, d’autres pays démocratiques (Grande-Bretagne, Etats-Unis) ayant connu dans le passé des tensions similaires.

 

Problématique : Ces événements illustrent, plus que d’autres, les fortes inégalités qui coexistent dans nos sociétés démocratiques. Variables selon les pays, elles peuvent à terme menacer le « vivre ensemble » et donc fragiliser le lien social. Elles sont néanmoins source d’un débat intense, le rôle et la place des inégalités ayant fait l’objet d’interprétations diverses : Ne sont-elles pas parfois nécessaires ? inévitables ? « justes » ? Représentent-elles vraiment une menace pour la cohésion des sociétés démocratiques ?

 

Annonce du plan : Les inégalités peuvent d’une certaine façon se justifier dans les sociétés démocratiques (I). Cependant, compte tenu des risques qu’elles font penser sur le pacte social des nations démocratiques, certains n’hésitent pas à les remettre en cause (II).

 

I- La justification des inégalités dans les sociétés démocratiques.

 

A. Inégalités et efficacité économique

 

1. L’optique libérale.

2. Des inégalités « justes »

 

B. Inégalités et équité

 

1. L’équité

2. Les politiques de discrimination positive

 

II- La remise en cause des inégalités dans les sociétés démocratiques

 

A. La contestation de certaines inégalités.

 

1. Le rejet des « injustices »

2. Un phénomène cumulatif

 

B. La dynamique des inégalités

 

1. Des inégalités aux classes sociales.

2. Le recours à l’Etat-providence

 

Conclusion.

 

 

 

 

Partie du programme : stratifications sociales et inégalités

 

 

 

S U J E T N° 7

      Epreuve de synthèse

 

 

 

Après avoir présenté l’évolution des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) en France depuis 1982, vous mettrez en évidence les facteurs explicatifs de cette évolution.                                                                                                                                                                         

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

 

La problématique est inscrite dans l’énoncé du sujet qui demande, d’une part, de présenter « l’évolution des PCS » (c’est la description) et, d’autre part, de mettre en évidence « les facteurs explicatifs » (c’est l’explication). Les deux parties de la question sont :

I- L’évolution des PCS

II- Les causes des transformations des PCS.

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : La société française a connu, ces dernières années, des mutations importantes dans le domaine de l’emploi. Elaborée pour la première fois dans les années 1950, la nomenclature des PCS est un des outils importants pour observer ses mutations et les analyser.

 

Problématique : Depuis le début des années 1980, celle-ci est le reflet d’une partie des transformations économiques et sociales de la société française : Quelles évolutions la nomenclature des PCS a-t-elle connues ? Comment peut-on les utiliser ? Telles sont les questions auxquelles nous répondrons.

 

Annonce du plan : La structure professionnelle de la France est, depuis 1982, assez largement transformée (I). Cette évolution a différentes causes (II).

 

I- L’évolution des PCS, en France, depuis 1982.

 

A. Les tendances globales depuis 1982

B. Des évolutions plus fines au sein de chaque catégorie.

 

II- Pourquoi la nomenclature des PCS évolue-t-elle ainsi ?

 

A. Le rôle des facteurs économiques

B. Les aspects sociaux et démographiques.

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

Partie du programme : stratifications sociales et inégalités

 

 

 

 

S U J E T N° 8

      Dissertation

      

      Dans quelle mesure l’origine sociale influence-t-elle la position sociale en France aujourd’hui ?

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

Il s’agit de savoir s’il est possible de s’affranchir des origines sociales, ce qui est un enjeu crucial dans les sociétés démocratiques. L’école corrige-t-elle l’influence de l’environnement socioéconomique de la famille ? Après avoir caractérisé le système éducatif dans son objectif d’égalité des chances, il s’agira d’observer les résultats de mobilité sociale de sorte à expliquer ensuite l’articulation entre socialisation primaire (la famille) et socialisation scolaire.

 

I- De l’enfant à l’élève ou comment s’affranchir de l’origine sociale

II- De l’élève ou comment l’origine sociale « trahit » l’élève.

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

 

Centrage : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Cette déclaration de principe pose fondamentalement la question de l’influence de l’origine sociale sur le devenir des jeunes générations. Est-il possible de s’affranchir de ses origines, c’est-à-dire de ne devoir sa position sociale qu’à soi-même ? Et dans les sociétés démocratiques, comme en France en particulier où la question scolaire est toujours vive, l’enjeu est crucial puisqu’on est prêt à accepter la hiérarchie des positions sociales pourvu que l’égalité des chances soit le cadre dans lequel chacun puisse faire ses preuves. Il s’agit alors, vu l’importance du diplôme comme passeport d’entrée sur le marché du travail, de s’interroger sur l’école, et, en particulier, sur la façon dont est organisée la compétition. De deux choses l’une : ou bien l’école corrige significativement les inégalités socioéconomiques de départ ou bien elle ne fait que les valider. Ce qui pose aussi la question des stratégies familiales : il convient de voir comment la socialisation familiale et la socialisation scolaire sont articulées.

 

Problématique : Si l’école est manifestement organisée selon le principe de l’égalité des chances pour neutraliser l’origine sociale, il semble que les résultats de mobilité sociale intergénérationnelle vont plutôt dans le sens de « tel père, tel fils », de sorte que l’origine sociale exerce une influence déterminante sur la position sociale acquise ou à venir. Il convient alors d’examiner les modalités de la motivation scolaire socialement différenciée, c’est-à-dire d’examiner l’environnement socioéconomique dans lequel les stratégies éducatives prennent des sens différents.

 

Annonce du plan : Nous verrons ainsi dans une première partie les caractéristiques du système éducatif en France entre les principes et les dispositifs mis en œuvre avant de rendre compte des caractéristiques de la mobilité sociale qui vont à l’opposé de ce qui est proclamé. Dans une seconde partie, il conviendra d’expliquer l’articulation entre école et famille, de sorte que, pour certains enfants, l’origine sociale est un frein à la mobilité sociale alors que, pour d’autres, elle est une ressource, faisant que de part et d’autre le diplôme n’a pas le même sens.

 

I- De l’enfant à l’élève ou comment s’affranchir de l’origine sociale

 

A. L’égalité méritocratique

 

1. Des principes

2. Des politiques actives

 

B. Tel père, tel fils

 

1. Reproduction sociale et mobilité de proximité

2. Une mobilité nette limitée

 

Transition

 

II- De l’élève à l’enfant ou comment l’origine sociale « trahit » l’élève

 

A. Les effets du cumul des handicaps sur la motivation

 

1. Le capital économique et le capital culturel

2. La motivation socialement différenciée

 

B. L’origine sociale entre ressource et contrainte

 

1. Le capital rationnel

2. Les stratégies de capital humain

 

Conclusion

 

 

 

 

Partie du programme : conflits et mobilisation sociale

 

 

 

S U J E T N° 9

      Dissertation

 

      Vous analyserez l’évolution de la classe ouvrière au cours des trente dernières années.

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

Comment a évolué le groupe ouvrier en nombre et dans sa structure ? Comment a évolué sa place dans l’économe et son mode de vie ? Peut-on encore parler d’une culture ouvrière ? Les ouvriers constituent-ils toujours le groupe le plus syndiqué et sont-ils encore la base électorale du Parti communiste ? En reprenant le vocabulaire marxiste, les ouvriers sont-ils encore une classe en soi, définie par sa place dans le processus productif, son salaire, son habitat, etc., et une classe pour soi, définie par sa conscience de classe ?

Pour répondre à ces questions, on peut adopter le plan suivant :

 

I- Les ouvriers, un groupe en évolution depuis 30 ans

II- Ce groupe constitue-t-il encore une classe sociale ?

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

Centrage : Pour Karl Marx, une classe sociale se définit d’abord par sa place dans les rapports de production et d’échange. Les ouvriers ne sont pas propriétaires des moyens de production. Ils sont les prolétaires par excellence, puisqu’ils n’ont que leur force de travail à vendre. Mais la classe ouvrière n’existe que dans la mesure où elle lutte contre celle qui l’exploite (les capitalistes). A la fin des années 1940, les ouvriers formaient sans contexte une classe sociale au sens marxiste du terme : un groupe bien visible par son nombre, les caractéristiques de son travail (travail manuel, en usine), le niveau de son revenu, mais aussi par sa culture (fierté du travail ouvrier) et son organisation (CGT, Parti communiste).

 

Problématique : Depuis les années 1970, l’économie française s’est transformée : désindustrialisation, tertiarisation, ouverture extérieure, montée du chômage et de la précarité. Quelles évolutions de la « classe ouvrière » ces transformations ont-ils engendrées ?

 

Annonce du plan : Après avoir vu que les ouvriers sont un groupe en évolution depuis 30 ans, nous nous demanderons si ce groupe forme encore une classe sociale.

 

I- Les ouvriers, un groupe en évolution depuis 30 ans

 

A. Evolution de la part des ouvriers dans la population active

 

1. Diminution de la part des ouvriers

2. Les ouvriers, une partie des classes populaires.

 

B. Des transformations dans la structure du groupe

 

1. Diminution de la part des non -qualifiés et augmentation de la part des chômeurs

2. Changements dans les métiers

 

Transition

 

II- Ce groupe constitue-t-il encore une classe sociale ?

 

A. Persistance d’une classe ouvrière dans ses caractéristiques objectives

 

1. Permanences économiques

2. Permanences sociales.

 

B. Des transformations qui en font de moins en moins une « classe pour soi »

 

1. Perte de la culture ouvrière

2. Fort déclin de la conscience de classe

 

Conclusion

 

 

 

 

 

Partie du programme : conflits et mobilisation sociale

 

 

S U J E T N° 10

      Epreuve de synthèse

 

 

Après avoir montré que l’action collective se transforme, vous exposerez les raisons de cette évolution.

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Pourquoi la mobilisation collective a’est-elle transformée en France ? Pour répondre au sujet, on vous invite à faire dans une première partie le bilan de ces métamorphoses, s’agissant tant de la forme que des acteurs ou des enjeux, pour ensuite en énoncer les raisons, liées à la fois aux profondes mutations du marché du travail et aux valeurs nouvelles de nos sociétés développées. Vous adopterez donc le plan suivant :

 

I- Les inflexions de l’action collective

II- Le jeu de multiples facteurs.

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

 

Centrage : Forum social, vastes manifestations contrat le contrat première embauche (CPE), mobilisation active et efficace des associations dans les banlieues pour inciter les jeunes à s’exprimer également par le bulletin de vote, comme AC le feu, vaste mobilisation des Français pour le pacte écologique : les années récentes fourmillent d’exemples d’actions collectives diverses, plutôt menées par des associations, souvent créées ad hoc.

 

Problématique : L’action collective, action intentionnelle d’un ou de plusieurs groupes ayant pour fin la satisfaction d’objectifs particuliers ou généraux, ne serait-elle plus que l’apanage de nouveaux venus sur la scène de la mobilisation, ou les syndicats, malgré leur affaiblissement, gardent-ils un rôle décisif dans bien des cas ?

 

Annonce du plan : Après avoir montré que l’action collective connaît de vastes inflexions (I), nous exposerons les raisons de ces évolutions (II).

 

I- Les inflexions de l’action collective

 

A. Le déclin des conflits du travail

B. La diversification des mobilisations collectives.

 

II- Le jeu de multiples facteurs.

 

A. Une population active en mutation

B. Des valeurs en mouvement

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

 

Partie du programme : conflits et mobilisation sociale

 

 

 

 

S U J E T N° 11

      Dissertation

 

      Dans quelle mesure les mutations de travail peuvent-elles expliquer la crise du syndicalisme ?

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Victimes des transformations socioprofessionnelles du salariat et de la précarité de l’emploi, les syndicats sont-ils définitivement marginalisés ? En d’autres termes, la difficulté des syndicats à s’adapter aux nouvelles conditions du travail témoignent-elles d’une transition difficile ou d’un déphasage durable ?

 

L’intitulé du sujet « dans quelle mesure… » vous incite à adopter un plan dialectique : les mutations du travail expliquent bien pour partie la crise du syndicalisme (I) ; mais cette dernière est peut-être moins profonde – ou moins définitive – qu’il n’y paraît (II).

Une variante est envisageable : les mutations du travail expliquent pour partie la crie (I) ; mais d’autres facteurs renforcent cette crise (II). Ce second plan présente toutefois le risque d’aboutir à un devoir déséquilibré, faute d’arguments suffisants en partie II ; d’autre part, il laisse dans le flou la nature de la « crise » en question. Le plan suivant sera donc :

 

I- La remise en cause du syndicalisme traditionnel

II- Un déclin probablement réversible.

 

 

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

 

Centrage : En 1975, les trois principales confédérations syndicales (la CGT, la CGT-FO et la CFDT) totalisaient 45% des suffrages des salariés aux élections prud’homales ; en 2002, ce résultat s’est effondré à 24%. Cette perte d’influence des principales organisations syndicales suggère qu’elles ne parviendraient plus à représenter le salariat dans le capitalisme contemporain, où la PCS des « ouvriers » décline (37,3% des actifs en 1975 ; 27,7% en 2000), et où les statuts et les emplois se renouvellent rapidement. Cette situation est pourtant paradoxale dans la mesure où, depuis une dizaine d’années, d’importants conflits sociaux ont témoigné d’une influence maintenue des syndicats de salariés (c’est-à-dire des organisations se chargeant de défendre leurs intérêts matériels et moraux), ou du moins de leurs thèmes de revendications (grèves et manifestations pour la Sécurité sociale et les retraites en 1995 et 2003, contre la précarité des contrats de travail en 2006…)

 

Problématique : Le syndicalisme conserve-t-il son rôle dans une société salariale caractérisée par la précarisation de l’emploi et la transformation des qualifications ?

 

Annonce du plan : Nous montrerons tout d’abord que les mutations du salariat ont, en effet, affaibli le syndicalisme français tel qu’il s’était construit dans les décennies précédentes (I), mais que, plus profondément, l’actuelle organisation sociale demeure très favorable à l’existence d’un mouvement de type syndical (II).

 

I- La remise en cause du syndicalisme traditionnel

 

A. Une implantation remise en cause dans le salariat

 

1. L’institutionnalisation des syndicats (doc. 3)

2. L’identité floue des « nouvelles classes moyennes » (doc. 2 et 4)

 

B. Les effets de la précarité de l’emploi

 

1. Le paradoxe du « passager clandestin »

2. Des enjeux extérieurs à l’entreprise (doc. 5)

 

II- Un déclin probablement réversible

 

A. Le travail demeure le cœur de l’identité sociale

 

1. La culture du travail (doc. 6)

2. La base de nouveaux conflits sociaux

 

B. La recomposition des identités de classe

 

1. La « prolétarisation des classes moyennes »

2. Vers une revitalisation du syndicalisme ?

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

Partie du programme : intégration et solidarité

 

 

 

 

S U J E T N° 12

      Dissertation

 

      Comment peut-on expliquer l’exclusion sociale aujourd’hui ?

 

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Le devoir doit être centré sur les mécanismes socio-économiques qui expliquent les raisons de l’exclusion sociale dans nos sociétés. Un plan inventaire sera le plus facile à mener et vous évitera le hors sujet, en présentant dans chaque partie un des processus qui mènent à l’exclusion sociale :

 

I- La dualisation de l’emploi, première étape de l’exclusion

II- Des solidarités déstabilisées

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

Centrage : Des centaines de tentes le long du canal Saint-Martin, à Paris et dans les grandes villes de Province : pendant l’hiver 2006, l’exclusion sociale a pris une dimension médiatique hors du commun, insistant sur son maintien dans nos pays dont la richesse ne cesse de croître. L’exclusion est la perte ou le défaut d’insertion sociale, avec une mise à l’écart et une marginalisation de l’individu. Elle est un processus dont l’ultime étape est la rupture du lien social, les sans domicile fixe (SDF) apparaissant comme l’image emblématique de celle-ci.

 

Problématique : Comment expliquer ce phénomène d’exclusion dans les pays développés aujourd’hui ? Quels facteurs économiques et sociaux permettent de rendre compte d’un enjeu essentiel dans nos sociétés, où nombreuses sont les personnes qui pensent pouvoir être concernées, et qui mine l’ensemble de notre modèle social ?

 

Annonce du plan : Si la crise de  l’emploi constitue la première étape de l’exclusion (I), cette dernière s’explique également par l’affaiblissement de nombreux liens sociaux (II).

 

I- La dualisation de l’emploi, première étape de l’exclusion

 

A. Le développement de l’insécurité sociale

 

1. La fragilisation de la relation salariale

2. De l’assurance à l’assistance.

 

B. Les liens sociaux déstabilisés par la flexibilité de l’emploi

 

1. Les liens professionnels distendus

2. Précarité et chômage, sources de disqualification sociale

 

 

 

II- Des solidarités déstabilisées

 

A. Le soutien familial incertain

 

1. Les ruptures familiales génèrent de l’exclusion

2. La pauvreté des familles

 

B. Le cumul des handicaps sociaux

 

1. Une formation insuffisante

2. Des conditions de vie précaires

 

Conclusion.

 

 

 

 

Partie du programme : intégration et solidarité

 

 

 

S U J E T N° 13

      Epreuve de synthèse

 

 

 

Après avoir rappelé le rôle de l’Etat-providence dans la cohésion sociale, vous en montrerez les limites. (Vous êtes autorisé à privilégier le cas français).

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

La problématique sous-jacente à l’énoncé du sujet est classique : dans quelle mesure l’Etat -Providence peut-il contribuer à l’intégration des populations en difficultés ? Comme dans toute question de synthèse, vous êtes tenu de suivre le plan indiqué dans l’intitulé :

 

I- L’Etat -Providence en première ligne de la lutte contre l’exclusion

II- Les limites de l’action intégratrice de l’Etat.

N’oubliez pas d’indiquer clairement vos sous-parties.

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

Centrage : Depuis une trentaine d’années, la société est confrontée à la montée du chômage, à la précarité de l’emploi, au bouleversement des qualifications, qui menacent d’exclure durablement certaines populations de la société globale. Crises « des banlieues » ou du logement témoignent à leur manière de la marginalisation des populations les plus démunies. Les instances traditionnelles d’intégration (famille, emploi, religion, voisinage) sont elles-mêmes déstabilisées par les changements dans l’emploi, le mode de vie et les valeurs. C’est donc à l’Etat qu’incombe plus particulièrement la restauration de la cohésion sociale. Aide et contrôle social, redistribution des revenus : l’Etat -providence (et ses institutions de sécurité sociale) est en première ligne face à la crise sociale.

 

Problématique : Dans quelle mesure l’Etat -Providence peut-il contribuer à l’intégration des populations en difficultés dans la société française contemporaine ?

 

Annonce du plan : Nous examinerons d’abord le rôle de la protection sociale pour l’intégration (I), puis nous montrerons les limites de ces politiques.

 

I- L’Etat -providence en première ligne dans la lutte contre l’exclusion

 

A. Les objectifs de la population sociale

B. Le système français de protection sociale

C. Un contrôle social croissant.

 

Transition

 

II- Les limites de l’action intégratrice de l’Etat

 

A. Un coût élevé

B. Une efficacité limitée

C. L’exploration d’autres politiques

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

 

Partie du programme : intégration et solidarité

 

 

 

 

S U J E T N° 14

      Epreuve de synthèse

 

 

 

Vous montrerez que le travail est au cœur de l’intégration sociale, puis que d’autres formes de solidarités existent.

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

Dans quelle mesure la « crise du travail » entraîne-t-elle un blocage de l’intégration sociale ? Vous montrerez que la place du travail reste centrale (I), même si d’autres instances d’intégration existent et permettent à la majorité d’être insérée dans un réseau de solidarités plus ou moins étoffé (II), l’exclusion restant, malgré toutes les transformations du travail et de la famille, marginale. D’où le plan suivant :

 

I- Le travail, facteur de lien social

II- D’autres formes de solidarités.

 

 

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : Mars 2006 : entre 1 et 3 millions de personnes manifestaient contre le contrat première embauche (CPE). Ce contrat était refusé non pas pour des raisons purement juridiques, comme la possibilité d’être licencié sans motif pendant les 2 ans de la période d’essai, mais pour le symbole que cette disposition introduisait : l’impossibilité pour le jeune salarié de se considérer comme pleinement intégré à sa nouvelle entreprise. Le CPE apparaissait comme une fêlure dans le lien social créé par le travail dans nos sociétés capitalistes contemporaines, une rupture radicale par rapport au contrat à durée indéterminée (CDI). Le CPE apparaissait aux yeux des manifestants comme remettant en cause les trois dimensions du lien social : le lien durable entre le jeune et la collectivité, la sociabilité et la solidarité organique qui naît de la complémentarité dans la division du travail.

 

Problématique : Face à la montée de la flexibilité du marché du travail, que le CPE voulait renforcer, quelle est la place du travail aujourd’hui dans l’intégration sociale ? Peut-il encore jouer aujourd’hui son rôle intégrateur ?

 

Annonce du plan : Si le travail reste au cœur de l’intégration sociale (I), d’autres formes de solidarités existent (II).

 

I- Le travail, facteur de lien social

 

A. Le travail permet la solidarité

B. Travail et sociabilité

 

Transition

 

II- D’autres formes de solidarités.

 

A. La famille reste un lien capital de solidarité

B. Des groupes secondaires riches en relations sociales

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

Partie du programme : internationalisation des échanges et mondialisation

 

 

 

S U J E T N° 15

      Dissertation

 

        

 

L’insertion dans les échanges mondiaux assure-t-elle toujours la croissance ?

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

L’intitulé du sujet : « … assure-t-elle toujours la croissance » suggère fortement un plan dialectique, qui cadre d’ailleurs parfaitement avec l’approche nuancée qu’appelle cette question. Il s’agira donc de se demander : Dans quelle mesure l’ouverture aux échanges commerciaux internationaux permet-elle le développement économique des PED ?

Votre première partie exposera les arguments montrant que le développement nécessite les échanges internationaux, mais vous montrerez en seconde partie que cette ouverture n’est pas la « formule miracle » du développement. Attention de ne pas dériver vers le hors sujet en deuxième partie, en dressant la liste de toutes les autres conditions de développement en oubliant les échange internationaux !

D’où le plan suivant :

 

I- Une condition nécessaire au développement

II- Une condition qui n’est pas suffisante.

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : L’irruption de la Chine au nombre des grands pays exportateurs vient souligner le lien étroit entre le développement économique et les échanges extérieurs. Tous les succès économiques des trente dernières années semblent aller de pair avec une politique économique favorable aux exportations. L’attrait de cette dernière se lit dans l’explosion des exportations mondiales depuis 1950 : celles-ci ont été multipliées par 50, contre seulement 8 pour le PIB (doc. 5).

Concernant plus particulièrement les pays en développement (PED), importations et exportations de biens et de services leur apporteraient les ressources, les savoir-faire et les comportements économiques qui leur font encore défaut pour s’intégrer au « premier monde » - celui des pays développés récemment rejoints par la Corée, Singapour, Taiwan. Mais si l’expérience historique récente comporte des succès spectaculaires, il reste que les efforts de nombreux pays pour s’intégrer aux échanges mondiaux ne les ont pas encore menés au décollage économique.

Problématique : Dans quelle mesure l’ouverture aux échanges commerciaux internationaux permet-elle le développement économique des PED ?

Annonce du plan : Nous montrerons d’abord que de réels échanges accompagnent nécessairement le développement (I) mais qu’ils n’en constituent pas pour autant une condition suffisante (II).

 

 

I- Une conditions nécessaire au développement

 

A. Les avantages comparatifs

 

1. L’intérêt réciproque à l’échange

2. Un outil du développement (doc. 2)

 

B. Un vecteur de changement

 

1. Transformation économique (doc. 1 et 2)

2. Transformation sociale (doc. 1)

 

Transition.

 

II- Une condition qui n’est pas suffisante

 

A. Les limites du libre-échange

 

1. Une croissance souvent mal maîtrisée

2. Des spécialisations parfois défavorables (doc.3)

 

B. Les politiques de protectionnisme éducatif

 

1. La transformation des avantages comparatifs (doc. 4)

2. Un bilan mitigé (doc. 4 et 6)

 

Conclusion.

 

 

 

 

 

Partie du programme : internationalisation des échanges et mondialisation

 

 

 

 

S U J E T N° 16

      Dissertation

 

 

 

 

Quels sont les effets de l’internationalisation des échanges sur l’emploi dans les pays industrialisés ?

 

 

 

 

COUP de POUCE

 

Problématique et plan

 

L’internationalisation des échanges est réputée nuire à l’emploi. Or ce point de vue spontané, propagé par les médias, s’avère peu fondé à l’analyse, c’est ce qu’il s’agit de montrer. Quels sont les impacts, directs et indirects, de ces échanges sur l’emploi ? Dans quelle mesure sont-ils à l’origine des transformations que connaît l’emploi aujourd’hui dans les pays développés ?

Vous pourrez explorer cette problématique en examinant successivement les effets »favorables » et « défavorables » au niveau et à la qualité de l’emploi, mais sans perdre de vue que l’effet global est difficile à apprécier. Evitez les réponses tranchées, car l’échange international n’est pas, loin s’en faut, le seul déterminant de l’emploi.

Vous pourrez donc adopter le plan suivant :

 

I- La destruction d’emplois

II- La création d’emplois.

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : La question des délocalisations fait périodiquement la une de l’actualité, des pans entiers de l’industrie nationale semblant soudain s’expatrier pour profiter de conditions de salaires plus favorables dans les pays en développement ou ex-communistes. Le caractère massif et dramatique de ces licenciements accrédite l’idée selon laquelle l’échange international – commerce de biens et de services, et mouvements de capitaux – serait globalement responsable de la dégradation quantitative de l’emploi dans les pays développés.

Toutefois, ces effets sont loin d’être unilatéraux, les créations d’emplois permises par les échanges extérieurs étant moins spectaculaires et moins médiatisés que les destructions. Quelles sont les influences précises de ces échanges sur le niveau et la nature des emplois dans les pays développés ?

 

Problématique : Dans quelle mesure la crise de l’emploi que connaissent nombre de pays développés (chômage, précarité…) s’explique-t-elle par l’ouverture croissante des économies ?

 

Annonce du plan : Nous verrons dans un premier temps que cette ouverture entraîne bien des destructions d’emplois (I) mais que des effets en sens contraire viennent compenser ces pertes (II).

 

I- La destruction d’emplois

 

A. La concurrence aux emplois peu qualifiés

 

1. Les pertes de l’emploi industriel (doc. 1,3 et 4)

2. Le théorème HOS

 

B. Un risque d’enchaînements récessifs

 

1. Les difficultés de la reconversion (doc. 5)

2. La pression sur les salaires

 

Transition.

 

II- La création d’emplois

 

A. Les créations d’emplois

 

1. Les effets des exportations (doc. 1,3,4 et 5)

2. La stimulation de l’emploi qualifié (doc. 2,3 et 4)

 

B. Les effets favorables de la spécialisation

 

1. Les avantages comparatifs

2. La diffusion des gains de l’échange (doc. 5)

 

Conclusion

 

 

 

 

 

Partie du programme : internationalisation des échanges et mondialisation

 

 

 

 

S U J E T N° 17

      Epreuve de synthèse

 

 

 

Après avoir expliqué pourquoi la mondialisation rend nécessaire la mise en place de nouvelles formes de régulation, vous présenterez les difficultés à les mettre en œuvre.

 

 

 

COUP de POUCE

                          

Problématique et plan

 

Dans quelle mesure peut-on réguler la mondialisation ? Telle est la problématique sous-jacente à ce sujet. Vous devez distinguer deux niveaux de réflexion, suggérés par le dossier documentaire : l’interconnexion des économies (crises et concurrence) et la préservation de l’environnement. La première résulte directement de la mondialisation, la seconde est plutôt l’effet d’une croissance économique et démographique qui pourrait excéder les ressources de la planète mais dont la gestion, en effet, ne saurait qu’être mondiale.

Le plan vous est imposé, comme pour toute question de synthèse : de nouvelles régulations sont sans doute nécessaires (I) mais difficilement réalisables (II), qu’on libellerai ainsi :

 

I- La nécessité de nouvelles régulations

II- Les difficultés de leur mise en œuvre.

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

 

Centrage : Risque de l’effet de serre, pénuries de matières premières indispensables (eau potable…), interconnexion des économies transmettant au monde entier les crises locales, concurrence accrue et menaces de « dumping » social ou fiscal… la mondialisation entraîne la recherche de solutions globales à ces menaces croissantes, sans que les Etats et les institutions internationales parviennent à dégager un consensus sur les solutions.

 

Problématique : Dans quelle mesure les régulations internationales qu’appelle la mondialisation des problèmes et l’interdépendance des nations sont-elles susceptibles de voir le jour ?

 

Annonce du plan : Nous verrons que le besoin de telles régulations s’accentue (I) mais que les conditions de leur réalisation sont loin d’être réunies (II).

 

 

I- La nécessité de nouvelles régulations

 

A. La mondialisation des crises

B. Comment réglementer la concurrence ?

 

Transition

 

II- Les difficultés de leur mise en œuvre

 

A. L’absence de consensus sur les solutions

B. La logique du passager clandestin

 

Conclusion.

 

 

Partie du programme : intégration européenne et politiques économiques et sociales

 

 

 

 

 

S U J E T N° 18

      Epreuve de synthèse

 

 

 

 

Après avoir présenté leurs effets positifs attendus des politiques monétaire et budgétaire menées dans la zone euro, vous en montrerez les limites.

 

 

 

 

COUP de POUCE

                          

Problématique et plan

 

 

Les prometteurs de l’Union économique et monétaire attendaient le retour à la croissance grâce à la politique conjoncturelle conduite sous contraintes communes entre les Etats. Comment ces contraintes peuvent-elles agir favorablement sur l’activité économique ? Cette interrogation constitue la première partie. Mais puisque les résultats observés ne sont pas à la hauteur des attentes, il est nécessaire de s’interroger sur ces contraintes. Qu’en est-il précisément de la coordination entre les Etats quand les conjonctures divergent alors que les règles du pacte de stabilité et de croissance sont assez rigides ? Cette seconde interrogation constitue l’axe de la seconde partie. D’où le plan suivant :

 

I- Les effets positifs attendus

II- Un manque de souplesse et de coordination

 

 

 

CORRIGÉ

 

Introduction

 

Centrage : L’Union économique et monétaire est l’une des réponses des Etats aux défis de la mondialisation, ce qui les a conduits à définir des règles communes dans la définition des politiques monétaire et budgétaire.

 

Problématique : Si l’objectif principal était le retour à des taux de croissance soutenus, il faut convenir que les attentes ont été déçues. Les comparaisons internationales ne penchent pas en faveur de la zone euro. Dès lors, il est nécessaire de revenir sur les règles qui encadrent strictement la politique économique conjoncturelle. Sont-elles trop rigides ? La coordination des politiques n’appelle-t-elle pas à plus de pragmatisme ?

Annonce du plan : Il convient de présenter les effets positifs attendus des politiques monétaire et budgétaire qui devraient résulter de l’application des contraintes communes (I), puis de montrer que ces mêmes contraintes expliquent en partie les performances décevantes de la zone euro (II).

 

 

I- Les effets positifs attendus

 

A. Une politique monétaire commune pour lutter contre l’inflation

B. Une politique budgétaire sous contraintes pour plus de croissance

 

Transition.

 

II- Un manque de souplesse et de coordination

 

A. Des performances économiques décevantes dans la zone euro

B. Des règles trop contraignantes en période de ralentissement

 

Conclusion.