Introduction :

 

La démarche des Sciences Economiques et Sociales

 

 

M.A.J : 11/05/2013

 

 

  

                                              

L’exemple du "velib".

 

 

 Référentiel : La démarche des sciences économiques et sociales.

 

 

 

Les sciences économiques et sociales permettent, de comprendre les mécanismes d’un fait social, (toute pratique et tout comportement régulier d’un individu),  en mobilisant différents points de vue :

 

-     sociologiques, (la sociologie décrit le plus  fidèlement possible, la société dans son fonctionnement), notamment en analysant les choix en fonction de l’âge, du sexe, les origines sociales, interpréter la signification des choix opérés, ou encore comprendre les relations entre chaque groupes sociaux…..

 

-     économiques, (l’économie étudie la production, la répartition et la circulation des richesses), par une analyse des conditions de production, (taille des entreprises),  des mécanismes de détermination des coûts et prix, ou encore par la compréhension des stratégies commerciales utilisées.

 

 

-      historiques, par une analyse chronologique permettant de remettre en perspective un phénomène social.

 

-   politiques. Le pouvoir peut évidemment influencer des modes de production, tout comme il peut, par des aides ou mesures, encourager ou ralentir la consommation. A l’opposé, le public peut également manifester sa réprobation aux décisions prises.

 

 

L’intérêt de cette analyse multi-vectorielle grâce aux sciences économiques et sociales est de mieux appréhender l’impact de faits sociaux sur notre société.

 

 

Partie I

Ménages et consommation

 

Chapitre 1

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs

 

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Comment mesurer le revenu disponible et le pouvoir d'achat des ménages.

 (docs 1, 2 page 14) Un ménage, au sens économique du terme, correspond à l'ensemble des occupants d'un même logement, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté.

 

Il existe des ménages individuels, et des ménages collectifs.

 

 (doc 3 page 15) Le salaire fait partie des revenus primaires d'un ménage, mais il existe d'autres revenus dits "primaires", comme les revenus résultant de la participation à l'activité économique.

 

Il existe donc deux sortes de revenus en faisant partie des revenus primaires:

 

1/ les revenus du travail, ou revenus d'activité :      

 

- le salaire, 

- les revenus mixtes.

 

2/ les revenus du patrimoine ou revenus de propriété:

 

- loyers pour les biens immobiliers possédés,

- intérêts pour l'argent placé sur des comptes rémunérés,

- dividendes comme revenus des actions achetées.

 

 

Remarque :

 

La part du travail, (sauf revenus mixtes) passe de 74% en 1978 à 70% en 2006, tout en restant toutefois la part la plus importante des revenus primaires.

 

Les revenus du patrimoine sont quant à eux, multipliés par 15 sur cette même periode, même si leur poids dans les revenus primaires ne représentent que 2 à 3%.

 

Au delà des revenus primaires, il existe aussi des revenus liés à la couverture des risques sociaux, (santé, vieillesse, maternité, famille, emploi, logement, pauvreté-exclusion). Par une opération de redistribution, les ménages reçoivent des revenus leurs permettant de couvrir ces risques sociaux. : ce sont les pestations sociales, appelées revenus de transfert.

 

 

Il y a redistribution parce que, dans ce cas là, le financement se fait par prélèvement d'impôts ou de cotisations sur des personnes percevant des revenus d'activité, pour le reverser à des personnes n'ayant pas de revenus.

 

A ce revenu primaire : 

- s'ajoutent les prestations sociales qui constituent des revenus de transfert provenant de la politique de redistribution voulue par l'Etat,

- se déduisent les cotisations sociales et les impôts directs.

 

 

( doc 3 page 15) Revenu disponible = revenus primaires + revenus de transfert (prestations sociales) - impôts - cotisations sociales.

 

 

 

 C'est grâce à ce revenu disponible que les ménages pourront se procurer une certaine quantité de biens et de services : cette capacité correspond au pouvoir d'achat.

 


 

 

 

II Consommer ou épargner, un choix difficile ?

( voir point notion page 16)

 

Revenu = Consommation + Epargne

 

Les ménages peuvent donc soit consommer, c'est à dire satisfaire leurs besoins en matière de biens et de services, soit au contraire constituer une réserve afin de pallier une difficulté, financer un projet couteux, ou transmettre un patrimoine : c'est l'épargne.

( doc 2 page 16) C'est le taux de l'intérêt que rapporte l'argent épargné qui va déterminer si le consommateur doit consommer immédiatement ou au contraire, placer son argent c'est à dire épargner : plus le taux d'intérêt proposé par les banques est élevé, plus le consommateur aura intérêt à placer son argent pour pouvoir avoir des intérêts.

Le taux d'épargne, ( voir point notion page 16), illustrera donc la part consacrée par les ménages à l'épargne. Il se calcule ainsi : (épargne/revenu disponible) x 100

( doc 4 page 17) La France connaît une épargne supérieure à celle de ses collègues européens. Mais au delà de l'illusion d'aisance financière que ce résultat pourrait illustrer, il semble au contraire souvent prouver une inquiétude du consommateur face à l'avenir : en cas de période économique difficile, les français ont tendance à freiner leur consommation et au contraire constituer une épargne de "précaution à court terme", comme le confirme le tableau ci-dessus.

=> Faire exercice autoévaluation en bas de la page 17,


 

III Quelles sont les différentes formes d'épargne ?

 

 (docs 1 page 18) L'épargne existe sous deux formes :

1/ une épargne financière, proposant différents produits qui donneront droit à différentes formes de revenus financiers :

- le livret A ---> intérêts,

- les actions,--->dividendes,

- les contrats d'assurance vie,--->rente à la retraite ou capital aux héritiers,

- l'épargne logement,---> intérêts ouvrant droit à un taux préférentiel d'emprunt,

- l'épargne retraite,---> retraite complémentaire sous forme de rente ou de capital versé

- l'épargne salariale.---> intéressement ou actions .

 

2/ une épargne non financière, prenant la forme d'acquisitions de biens ou d'investissements générant des revenus sous la forme de loyers.

 

Dans ces deux cas, l'épargne financière ou non financière procureront des revenus appelés revenus du patrimoine.

 

L'épargne des ménages représente environ 15% de leur revenu disponible, et se décompose principalement en épargne non financière, (immobilier), pour 10%, et en épargne financière (actions) pour 5 %. 

 

 

Parmi cette épargne financière, le livret A reste le produit d'épargne financière par excellence, (83,2 %) que ce soit pour les jeunes générations ou les seniors (85,4 et 82,2 %) : les actions et autres produits financiers restant réservés aux catégories sociales élevées, (50,3% pour les cadres contre 10 % pour les ouvriers), et aux tranches d'âges supérieures, (30,5% pour les 50-59 ans contre 13,8 % pour les moins de 30 ans). Mais le patrimoine principal des français reste leur résidence principale, tout en restant très inéquitablement réparti : en 2003, 50 % du patrimoine des français était détenu par les 10 % des français les plus riches.

=> faire autoévaluation en bas de la page 19

 

 

IV Le crédit à la consommation : une ressource supplémentaire à utiliser avec précaution ?

(voir point notion page 20)

 

L'insuffisance de revenu disponible des ménages peut les conduire à demander un crédit à la banque, ou à des sociétés de crédit. Ils rembourseront sur un nombre d'années déterminé , la capital emprunté, auquel il faudra ajouter l'intérêt : un crédit est donc une somme d'argent prêtée par le créditeur, (la banque), à l'emprunteur.  Les intérêts représentent le coût que doit payer l'emprunteur en contrepartie de la somme mise à disposition; ils s'ajoutent au capital emprunté.

 

(doc 1 page 20)La capacité de remboursement des emprunts par le ménage est vérifiée par la banque. Elle correspond à un pourcentage que le remboursement ne doit pas dépasser par rapport au revenu, généralement 30%). Si l'emprunteur n'arrive plus à rembourser, il est en situation de surendettement.

Il existe deux sortes de crédit :

- les crédits immobiliers,finançant des opérations d'achats à long terme : immeubles, ....

- le crédits à la consommation, finançant des opérations d'achat de biens consommables à court et moyen terme : ils sont actuellement en France les plus nombreux puisque 21,3 % des français en possédaient en 2008.

 

(doc 3 page 21) Elément moteur du surendettement, le crédit revolving, (proposé par des établissements spécialisés tels Sofinco, Cofidis, ou encore Darty et Carrefour) mettent très rapidement à disposition de l'emprunteur une réserve d'argent dont il peut disposer à sa guise. Cette réserve s'auto-alimente en fonction des remboursements opérés.


V Comment les ménages consomment-ils en fonction de leur revenu?

(doc 2 page 22 + point notion page 22) En consommant, les ménages vont utiliser des biens, (produit matériel), ou un service, (prestation immatérielle), pour satisfaire un besoin. Les dépenses quils vont engager sont de trois ordres :

- des dépenses "contraintes", c'est à dire imposées et liées aux infrastructures et à l'intendance vitales : le logement, l'eau, l'électricité...

- des dépenses dîtes "incontournables", liées à l'alimentation, à l'éducation ou encore au travail, à la santé et au transport.

- des dépenses dîtes "facultatives" : loisirs, épargne, etc...Comme le montre le document 2,  les dépenses contraintes et incontournables vont représenter jusqu'à 87 % des dépenses des ménages les plus pauvres, alors que ce pourcentage baisse avec l'augmentation des revenus, laissant la place aux dépenses dîtes "facultatives".

Remarque :

(doc 4 page 23) C'est la notion d'élasticité revenu qui va permettre d'appréhender au mieux l'évolution de la demande d'un bien par rapport à l'évolution du revenu : on va comparer l'augmentation des dépenses d'un bien, par rapport à l'augmentation du revenu.

1er cas : taux d'augmentation des dépenses du bien/ taux d'augmentation du revenu > 1 : il s'agit d'un bien "supérieur" à savoir que ses dépenses le concernant augmentent quand le revenu augmente.

2eme cas: taux d'augmentation des dépenses du bien/ taux d'augmentation du revenu est compris entre 0 et 1 : il s'agit d'un bien "nomal", à, savoir que les dépenses le concernant augmentent moins vite que le revenu.

3eme cas : taux d'augmentation des dépenses du bien/ taux d'augmentation du revenu < 1 : il s'agit d'un bien "inférieur", à  savoir que les dépenses concernant ce bien diminuent quand le revenu augmente.

 


 

 

Fiche méthode 1

Pourcentage de variation

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

· Qu’est-ce qu’un pourcentage de variation ?

 

    Camille reçoit 10 euros par semaine d’argent de poche durant l’année scolaire et 15 euros pendant les vacances, elle reçoit donc alors 50% d’argent en plus. On peut aussi considérer que dans l’année elle gagne 5 euros de moins que durant les vacances, soit une baisse de ses ressources de 33%.

 

     Lorsqu’une entreprise calcule la hausse de son chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente, lorsqu’un salarie évalue la hausse de ses impôts, ils obtiennent, comme Camille avec l’évolution de son argent de poche, un pourcentage de variation.

 

   Un pourcentage de variation (également appelé pourcentage d’évolution) est la variation relative d’un phénomène exprimée en pourcentage.

 

·   Comment calculer un pourcentage de variation ?

 

      * Effectuer la différence entre la valeur finale (valeur d’arrivée) du phénomène observé et sa valeur initiale (valeur de départ) 

      * diviser cet écart par la valeur initiale 

      * exprimer le résultat en pourcentage en le multipliant par 100%.

 

      Exemple :

 

      Reprenons le cas de l’argent de poche de Camille.

      * Nous pouvons tout d’abord considérer que la valeur initiale est 10 euros, la valeur finale étant celle des vacances, soit 15 euros.

      - La différence est de 5 euros (15-10).

      - En la divisant par la valeur initiale (10), on obtient 0,5.

      Exprimé en pourcentage (c’est-à-dire multiplié par 100), le résultat est égal à 50%.

 

      * A l’inverse, si nous considérons que la valeur initiale est 15 euros, la valeur finale est celle de l’année scolaire, soit 10 euros.

      - La différence est de – 5 euros (10 – 15).

      - En la divisant par la valeur initiale (15), nous obtenons – 33, soit – 33%

      Cet exemple souligne bien qu’une variation absolue identique (ici de 5) peut entrainer des variations relatives différentes, le résultat obtenu dépendant de la valeur initiale.

 

·   Comment lit-on un pourcentage de variation ?

 

      * Lorsque le pourcentage de variation est positif, il traduit une augmentation du phénomène observé. Dans notre exemple, durant les vacances, l’argent de poche augmente de 50% par rapport à l’année scolaire.

      * Lorsque le pourcentage de variation est négatif, il traduit une diminution du phénomène observé. Dans notre exemple, durant l’année scolaire, l’argent de poche diminue de 33% par rapport aux vacances.

 

      * Lorsque le pourcentage de variation est nul, le phénomène est resté constant, la valeur finale étant alors égale à la valeur initiale.

 

 


 

   EXERCICE D’APPLICATION

 

      En France, le  nombre de  naissances  était  de 858 000 en 1950, 762 000 en 1990 et 775 000 en 2000.

     

    Questions :

      Quelle est le pourcentage de variation des naissances entre 1950 et 1990 puis entre 1990 et 2000 ?

 

 

 

Fiche méthode 2

 

Pourcentage de répartition

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

 

· Qu’est-ce qu’un pourcentage de répartition ?

 

    Lorsque vous mangez 50% d’une tablette de chocolat, c’est-à-dire la moitié, lorsque vous buvez 100% d’une bouteille de 25 centilitres de soda, c’est-à-dire la totalité, vous êtes confronté, sans le savoir, à un pourcentage de répartition.

      Il en est de même lorsque les médias communiquent chaque mois le taux de chômage ou lorsque l’INSEE calcule la part des ménages français qui ne partent pas en vacances.

 

      Un pourcentage de répartition (également appelé pourcentage instantané) est la part, exprimée en pourcentage, qui représente une valeur dans un ensemble de valeurs.

 

·   Comment calculer un pourcentage de répartition ?

      * Pourcentage de répartition : valeur/somme des valeurs x 100% (afin de l’exprimer en pourcentage).

 

      Exemple :

      Supposons qu’au 1er devoir de l’année en SES, 18 élèves sur 30 ont obtenu la moyenne.

      * Pour calculer la part des élèves qui ont obtenu la moyenne, il faut diviser le nombre d’élèves qui ont obtenu la moyenne, soit 18, par le nombre total d’élèves de la classe, soit 30.

      On obtient alors : 18/30 = 0,5

      Exprimé en pourcentage (c’est-à-dire multiplié par 100), le résultat est égal à 60%.

      * Pour calculer la part des élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne, il faut diviser 12 (c’est-à-dire 30-18) par 30, ce qui donne 0,4, soit 40%.

      Dans ce cas, on peut utiliser une méthode plus simple : le total des pourcentages est toujours égal à 100%  ceux qui n’ont pas la moyenne représentent le complémentaire de ceux qui ont la moyenne, c’est-à-dire la différence entre le pourcentage total des élèves, soit 100%, et le pourcentage des élèves qui ont eu la moyenne, soit 60%, ce qui donne évidemment 40% (100% - 60%).

 

·   Comment lit-on un pourcentage de répartition ?

 

      Pour lire un pourcentage de répartition, il faut exprimer la part que représente la valeur par rapport au total des valeurs.

      Dans notre exemple, il y a 60% des élèves de la classe qui ont obtenu la moyenne en SES au 1er devoir et 40% des élèves de la classe qui n’ont pas obtenu la moyenne.

 

   EXERCICE D’APPLICATION

 

      En France, au 1er janvier 2002, la population totale était de 59,626 millions d’habitants, dont 14,979 millions d’individus âgés de moins de 20 ans et 9,720 millions d’individus âgés de 65 ans ou plus.

     

    Questions :

      Quelle est la part des moins de 20 ans et celle des 65 ans ou plus dans la population française ?

 

 

 



 

Fiche méthode 3 

les indices

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

1)      Qu’est-ce qu’un indice ?

 

Supposons que l’on veuille comparer la production d'automobiles de 1995, soit 3.474.705 véhicules, à celle de 1992, soit 3.767.800 véhicules. De tels nombres sont beaucoup trop grands et complexes pour qu’on puisse les comparer rien qu’à la lecture. Ne serait-il pas dès lors, plus commode de ramener ces données complexes à des grandeurs simples en raisonnant ainsi : dans le même temps où, en 1992, on produisait 100 voitures, combien en a-t-on produit en 1995 ? Pour répondre à cette question il suffit de poser arbitrairement que la production de 1992, soit 3.767.800 voitures équivaut au nombre 100, la production de 1995 équivaut alors au nombre 92.22, obtenu en faisant l’opération (3.474.705 / 3.767.800) x 100.

Un indice est le rapport (multiplié par 100) entre 2 valeurs d’une même grandeur mesurée dans 2 situations distinctes (années ou pays). La situation au dénominateur est dite base. L’indice est un nombre sans unité.

 

2)      Avantage des indices

 

Il permet de comparer des situations différentes dans l’espace  plus souvent encore, de comparer des variations dans le temps et ceci de façon commode puisque toutes les variables partent du même point de départ 100.

 

3)      Calcul de l’indice

 

VA x 100                    VD = l’année choisie comme base.

VD

 

4)      Exemple

 

Production d’automobiles par pays

 

1992

1995

                Etats-Unis

             Japon

                France

9.708.331

12.499.284

3.767.800

12.063.705

10.196.433

3.474.705

Source : chambre syndicale des constructeurs d’automobiles, France

 

Il y a ici 2 façons de comparer : dans le temps ou dans l’espace :

 

·        Dans le temps :

 

-         on choisit l’année de base : 1992 = VD = 100

-         on rapporte toutes les valeurs à cette base selon la formule :

 

Indice 1995 base 100 en 1992 de la production des Etats-Unis :

 

VA x 100         Û        12.063.705 x100           =          124,26

VD                              9.708.331

Indice 1995 base 100 en 1992 de la production du Japon :

 

VA x 100         Û        10.196.433 x100           =          81,58

VD                              12.499.284

 

Indice 1995 base 100 en 1992 de la production de la France :

 

VA x 100         Û        3.474.705 x100             =          92,22

VD                              3.767.800

 

Indice base 100 = 1992

1992

1995

                Etats-Unis

            Japon

                France

100

100

100

124

82

92

Se dit : En 1995, l’indice de la production automobile du Japon est de 82, base 100 en 1992.

 

·        Dans l’espace :

 

-         on choisit le pays de base : les Etats-Unis  = VD = 100

-         on rapporte toutes les valeurs à cette base selon la formule :

 

Indice du Japon base 100 pour les Etats-Unis en 1992 :

 

VA x 100         Û        12.499.284 x100           =          128,75

VD                              9.708.331

 

Indice du Japon base 100 pour les Etats-Unis en 1995 :

 

VA x 100         Û        10.196.433 x100           =          84,52

VD                              12.063.705

 

Indice du France base 100 pour les Etats-Unis en 1992 :

 

VA x 100         Û        3.767.800 x100             =          38,81

VD                              9.708.331

 

Indice du France base 100 pour les Etats-Unis en 1995 :

 

VA x 100         Û        3.474.705 x100             =          28,81

VD                              12.063.705

 

 

Indice base 100 = production des EU

1992

1995

                Etats-Unis

            Japon

                France

100

129

39

100

85

29

Se dit : En 1992, l’indice de la production automobile de la France est de 39, base 100 pour les Etats-Unis (1992).

 

 

5)      Intérêts

 

·        La série d’indice est beaucoup plus lisible qu’une série en valeurs absolues.

·        Les indices permettent de comparer les variations de valeurs très dissemblables.

·        Ils sont plus faciles à manipuler qu’un taux de croissance en cas de variation forte.

·        On peut facilement, à partir d’un indice, retrouver le taux de variation : indice de 124 = hausse de 24%, indice de 85 = baisse de 15%.

·        Comme les taux de croissance, les indices permettent de comparer des variables dont les unités de mesure sont non compatibles.

 

6)      Précautions d’usage

 

·        Il faut toujours préciser l’année ou le pays de base.

·        L’indice ne donne aucune indication sur la valeur absolue des chiffres qui ont été utilisés pour le construire. Si 2 grandeurs ont le même indice, cela ne signifie pas que ces grandeurs soient égales, mais qu’elles ont eu la même variation relative.

 

 

   7)      Exercices d 'application

 

 

·        Exercice 1

 

En 1980, les ménages ont acheté pour 9,126 milliards de Francs de téléviseurs. En 1990, pour 14,493 milliards de F. Calculez l’indice de 1990 base 100 en 1980.

 

-         on note l’année de base ………….. = ……………

 

-         indice = …………… x 100 = …………

               ……………

 

-         en déduire l’évolution en % entre 1980 et 1990  …………..

 

 

·        Exercice 2

 

Calculez, en indice base 100 en 1994, les salaires de Monsieur A et B en 1995 :

 

(en francs)

1994

1995

Monsieur A

5.000

5.250

Monsieur B

20.000

20.500

en indices

1994

1995

 

Monsieur A

 

 

 

 

 

Monsieur B

 

 

 

 

 

Lequel a le plus augmenté ?

 

 

 

En valeur absolue, le salaire le plus élevé est-il celui dont l’indice est le plus élevé, pourquoi ?

 

 

 

 


Chapitre 2

La consommation, un marqueur social?

 

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Comment la consommation évolue t-elle en France? 

     La France est passée d'une économie essentiellement paysanne, à une économie principalement  "tertiaire". Cette évolution, quis s'est produite durant les "trente glorieuse", (période 1945-1975 de forte prospérité)  a permis de faire passer la France au statut de société de consommation, caractérisée par une très forte consommation des ménages, stimulée par les nouveautés et la publicité. Le niveau de vie (quantité de biens dont dispose un ménage, une catégorie sociale ou un pays), s'est considérablement accru, tout comme la durée de vie, les loisirs, ou encore le taux de scolarisation.

Le doc 2 page 30 illustre bien cette transformation de la société française en société de consommation : les français se sont équipés en biens durables, tels que la télévision, le réfrigérateur, le magnétoscope, l'ordinateur, le téléphone portable ou encore le four à micro onde.

 

 

Malgré cette évolution, la consommation est  inégalement répartie : la nature des dépenses par catégories socio-professionnelles confirme l’existence de dépenses distinctives socialement. Des postes de dépenses comme les loisirs ou l’alimentation restent le privilèges des catégories sociales supérieures, tout comme certains équipements ou loisirs (théâtre, ordinateurs portables). (doc 3 page 30)


II Pourquoi consomme t-on différemment? l'exemple de l'alimentation.

     Peut-on donc expliquer cette consommation « distinctive » ?  L’analyse de l’alimentation par catégories sociales est significative : l’alimentation des classes les plus défavorisées se caractérise par une alimentation grasse, composée majoritairement de viande, sucre, et féculents, alors que pour les classes favorisées l’alimentation intègre une approche diététique, (poisson, produits de la mer, etc…). (doc 2 page 32).

     Outre le revenu, l’âge, et l'augmentation du revenu qui y est liée, (doc 3 page 33) influent bien-sûr aussi sur le choix des consommateurs et donc l’alimentation choisie, tant au niveau de la quantité achetée que de la qualité elle-même. (produits santé forme et confiserie pour les jeunes, et légumes viandes blaches et poissons pour les séniors.

L'alimentation semble bien être un marqueur social.

 

III La consommation a t-elle une signification sociale?

     La consommation n’est pas qu’influencée par le revenu : elle joue également un rôle  social, permettant à un individu, par ses achats, de montrer sa position sociale, son appartenance à un groupe social spécifique, ou la position sociale qu’il aimerait atteindre : on parle alors d'effet de signe (lire encadré page 34)

il y a donc un rôle :

-     de « distinction », qui permet aux groupes sociaux de se distinguer par des pratiques dîtes « légitimes » (doc 3 page 35, et encadré "classes sociales").

   - un rôle "d’imitation", permettant à d'autres groupes de s’identifier à un groupe social supérieur qui constitue pour lui une référence,(doc 3 page 35).

  - un rôle "d’intégration" par le fait d’appartenir à un groupe.

 

Ce rôle d’isolement identitaire est particulièrement observable dans le groupe des rappeurs, ou l’ostentatoire constitue l’élément fédérateur de ce  groupe social : c’est l’effet de signe ostentatoire. (doc 4 page 35).

 

 

La consommation a donc effectivement une signification sociale.

 

 

IV Une consommation sous influence.

     Deux éléments indéniables influencent quand même notre consommation : c’est la mode et la publicité, jouant ainsi un rôle économique, (puisque favorisant la consommation), et social, (puisque attribuant des codes vestimentaires différents à des groupes sociaux différents) (doc 1 page 36 et 3 page 37)

D’où une critique de plus en plus présente de notre société de consommation puisque certains lui reprochent de favoriser le superficiel en privilégiant « l’avoir », plutôt que de favoriser « l’être », même si certains individus cherchent quand même à respecter aussi des normes sociales et environnementales. 

 

 

Partie II

Entreprises et production

 

Chapitre 3

Qui produit des richesses ?

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

I  Tous les biens et services produits sont-ils identiques ?

 (faire exercice doc 1, page 42)

 

Production et non production (point notion page 42)

 

La production consiste à fabriquer des biens, (produits matériels résultant de la production), ou fournir des services, (produits immatériels résultant de la production) destinés à la satisfaction directe ou indirecte des hommes vivant en société. Ces biens et services s'échangent sur le marché, ou sont obtenus à partir de facteurs de production, (capital ou travail).

 

Pour être considérée comme "créatrice de richesse", la production doit être le fruit d'un travail rémunéré et déclaré. Le travail domestique n’y est pas inclus, tout comme la production souterraine, ( travail au noir).

 

On distingue :

 

La production marchande, ensemble des biens ou services s’échangeant sur un marché à un prix au moins égal à 50% du coût de production.

 

La production non marchande, biens ou services consommés à des fins propres, ou fournis gratuitement ou à un prix largement inférieur au coût de production. (doc 3 page 43)

 

 

Rappel : A partir du coût d'achat, puis du coût de production et du coût de distribution, l'entreprise va pouvoir déterminer son coût de revient. C'est au coût de revient qu'elle rajoutera la marge commerciale, pour obtenir le prix de vente.

 

 

II   Comment différencier les entreprises ?

 (lire "point notion", page 44)

Une entreprise est une unité productive qui produit des biens et des services dans le but de les vendre et d'en retirer des profits.

- Les richesses crées peuvent donc être différenciées par rapport au fait qu'elles soient marchandes ou non marchandes. Mais il existe une autre sorte de différenciation : les biens et services vont être qualifiés "de ²consommation", si ils sont destinés à une consommation immédiate, ou de "durables", si ils sont utilisées pour produire d'autres biens.

 

 

De la même manière, les entreprises peuvent, quant à elles, être comparées par rapport à leur effectif, (cf doc 2 page 44 et point notion page 44),

- micro entreprise : 0 salarié

- Très petites entreprises (TPE) : de 1 à 9 salariés.

- - Petites entreprises,(PE) : entre 10 et 49 salariés.

- - Moyennes entreprises,(ME) : entre 50 et 249 salariés.

- - Grandes entreprises (GE) : plus de 250 salariés.

ou le secteur d'activité auquel elles appartiennent, on distingue ainsi :

- le secteur primaire :agriculture, pisciculture, exploitations minières et forestières.

- le secteur secondaire : industrie

- le secteur tertiaire : services.

 

Les entreprises peuvent donc être classées en fonctions de différents critères, tels leur chiffre d'affaires, leurs bénéfices, ou encore leurs effectifs.

 

    Bienqu'elles soient les plus nombreuses, les petites et moyennes entreprises, (PME), n'ont qu'un poids économique limité, (50% des emplois, ventes et exportations).

 

Ce sont les grandes entreprises, (GE),  souvent dépendantes de groupes nationaux ou internationaux, qui se partagent les parts les plus importantes de l'économie.

 

 

 

Quels sont les différents types d'entreprises ?  (doc 4 page 45)

 

  

1/ L'entreprise individuelle ou personnelle : elle n'appartient qu'à un seul propriétaire : exemple : les artisans, (boulanger, plombier, menuisier, etc....).

 

2/ L'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), elle présente les mêmes caractéristiques que l'entreprise individuelle, mais assure de la limitation de la responsabilité de l'entrepreneur, an cas de faillite.

 

3/ Les entreprises d'économie sociale :  personnes associées acquérant des moyens économiques et financiers pour réaliser un projet commun : (associations, fondations, coopératives, mutuelles).

 

  

4/ Les entreprises publiques : détenue par la collectivité nationale, elle est gérée en fonction de l'intérêt général. (SNCF) : elle produisent des biens et des services marchands.

 

Remarques :

 

- une nationalisation est une entreprise dont la propriété est transférée à l'Etat, avec ou sans compensation financière.

- une privatisation est la revente d'une entreprise publique par l'Etat.


5/ Les entreprises privées telles que  :

 

- Les sociétés de capitaux

 

Elles sont privées et sont souvent constituées en Sociétés anonymes, les motivations premières étant, non pas l'intuitu personnae (comme dans les sociétés de personnes ou SARL), mais la recherche du profit maximum, quelque soit l'identité de l'associé.

 

    Voir les différences entre les entreprises individuelles, et sociétés (SARL et SA)

 

 

 

Entreprise
individuelle

EURL

SARL

SA

Capital
(en euros)

néant

Pas de capital minimum

pas de capital minimum

37.000

Nbre
d'associés

1 seul

1 seul

2 minimum
50 maximum

7 minimum

Régime fiscal

Impôt sur
le revenu

Impôts sur
les sociétés ou
impôts sur
le revenu

Impôts sur les
sociétés ou
impôts sur
le revenu

Impôts sur les
sociétés

Avantages

Pas de
dépôt de
statut
Pas de capital
minimum

Peut aisément
se transformer
en SA

Peut aisément
se transformer
en SA

Cotation en bourse
possible
Mouvement de
capitaux autorisé

Inconvénients

Engage la
patrimoine
familial du
créateur

Inadaptées en
cas de dévelop-
pement et
d'ouverture du
capital à des
investisseurs
extérieurs

Inadaptées en cas
de développement
et d'ouverture du
capital à des
investisseurs
extérieurs

Montant élevé
du capital de
départ
Grande complexité
administrative

       Comparatif des statuts des principales sociétés commerciales

 

 

 Testez vos connaissances sur les entreprises :

http://campillo.chez-alice.fr/seconde_td_4.htm

 

III   A qui appartiennent les entreprises ?

(cf doc 1 page 46)

 Elles peuvent appartenir à des propriétaires d'horizons differents :

- l'Etat,

- aux salariés dune coopérative,

- à un entrepreneur individuel,

- à des actionnaires.

La  loi a d'autre part facilité les modalités de création d'entreprises, en créant le 1/01/2009 le statut d'auto entrepreneur :

- modalités administratives très simples,

- responsabilité limitée aux apports,

- charges sociales et fiscales calculées en fonction du chiffres d'affaires réalisé.

En un an, le nombre d'entreprises,créees est passé de 327 000 à  580 000 !! (cf doc 2 page 46)

Parmis ces différents genres de "propriétaires", le cas le plus remarquable est celui des coopératives, puisqu'elles appartiennent aux salariés pour plus de 50% du capital, et que ceux ci peuvent participer aux décisions des organes de décision. Ces coopératives (1), (ou SCOP), obtiennent des résultats supérieurs à ceux des autres entreprises, tant dans l'accroissement du Chiffres d'affaires que dans celui de l'effectif. (cf doc 3 page 47)

(1) Une coopérative est un groupement de personnes poursuivant des buts économiques, sociaux ou educatifs communs . Elles sont gérées par leurs propres membres, à leur risques et sur la base de l'égalité des droits et obligations entre chaque sociétaire.Elles reposent sur un principe de solidarité.

 

IV   Quels rôles ont les administrations publiques dans notre vie ?

(cf docs 1 et 2 page 48)

Deux organisations productives assurent la production de services non marchands :

 

1/ les administrations publiques, qui, financées par les prélèvements obligatoires que sont les impots et cotisations sociales, se décomposent en :

- les administrations d'Etat, centrale (ministéres) ou déconcentrée (préfectures),

- les administrations locales, municipales, départementales ou régionales.

- les administrations de sécurité sociale. 

 

 

Une administration publique se distingue des entrprises dans la mesure ou elle produit des services non marchands. Très présentes dans la vie des citoyens,elles leur permettent d'avoir accès à des services onéreux dans le privé (éducation, sécurité), et les protègent contre certains risques de l'existence, (maladie, chômage) par le biais des prestations sociales.

 

Les administrations publiques inteviennent dans différents domaines d'intervention, tels que :

- l'éducation,

- la défense,

- la recherche et enseignement supérieur,

- la sécurité.

 

 

2/ Les associations, à but non lucratif, financées par des dons, par les cotisations  et même par des financements publics.

 

 

 

V   Des associations, pour quoi faire ?

 

La France compte environ 1 100  000 associations : c'est dire combien les français sont attachés à la vie associative. Quelles aient une vocation humanitaire, d'éducation, sportives ou culturelles, les associations concernent un nombre important de français.(cf doc 1page 50 et 3  page 51)

Une association, définie par la loi de 1901, est donc une convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, de façon permanente, leurs connaissances ou leurs activités dans un but autre que de partager les bénéfices. Elle n'a donc aucun but lucratif.

Ces associations loi 1901 sont principalement financées par les cotisations des membres, les recettes d'activités, et les subventions publiques auxquelles elles peuvent prétendre. Ainsi, des associations ont réussi, au delà de leur siège d'origine, de par leur activité, à connaître une reconnaissance internationale :l'"AFM", "Action contre la faim", et bien d'autres.

 

Chapitre 4

Commment produire

et combien produire ?

M.A.J : 11/06/2013

 

I  De quoi l'entreprise a t-elle besoin pour produire ?

(doc 2 page 56)

Dans le système capitaliste, l’entrepreneur veut réaliser un profit. Il va donc chercher améliorer la production, en combinant les facteurs « capital » et « travail ». Comment repartira t-il ensuite la richesse créée ?

  

Produire, c'est combiner les différents facteurs de production.

 

Il existe trois facteurs de production : le travail, les ressources naturelles, et le capital

(ensemble des biens produits pour permettre la production d’autres biens).

 

 

(doc 3 page 57) Certains de ces biens sont utilisés ou produits, (matières premières), et sont donc "intermédiaires", puisque, à chaque nouvelle production, on doit se réapprovisionner car les biens et services sont détruits au fur et à mesure du processus de production. On parle alors de « capital circulant ».

 

      D’autres seront utilisés plusieurs années, comme par exemple les machines : on parle alors de « capital fixe ». Le fait de racheter du capital fixe s’appelle l’investissement.

 

       Il existe deux catégories principales d’investissements :

 

-        les investissements matériels, (machines),

-        les investissements immatériels (logiciels, formation, actions commerciales).

 

II Comment l'entreprise choisit-elle ses facteurs de production ?

            Relations facteurs de production – choix de la technique.

 

     (doc 2 page 58). Travail et capital sont normalement complémentaires : l’un va avec l’autre, mais de plus en plus, les dirigeants substituent le capital au travail en achetant des machines plus performantes. Ces choix sont faits en fonction des contraintes techniques et économiques. Ces deux facteurs peuvent donc être "complémentaires" ou "substituables", ce, en fonction de la combinaison productive retenue.

 

   On appelle combinaison productive, la quantité de travail et de capital qu'une entreprise utilise pour produire une certaine quantité de produits. Une combinaison productive associe donc une certaine quantité de travail et une certaine quantité de capital.

 

   Bien sûr, l'entrepreneur choisira la combinaison capital/travail qui lui permettra de réaliser le profit maximum, mais bien souvent, ela peut se faire au détriment du facteur "travail", c'est à dire que l'entrepreneur préfére une automatisation de la fabrication et licencie donc certains employés 

(doc 4 page 59).

.


   

Une chaîne de fabrication automobile robotisée

 

III Comment calculer les coûts de production dans l'entreprise ?

 

(doc 2 page 60) La maîtrise des coûts de production par l'entreprise reste fondamentale car de cette gestion dépend la marge que l'entreprise va réaliser, indépendante du volume de production :

Les coûts sont de deux nature :

- les coûts fixes, dont le montant est indépendant du volume de production,

- les coûts variables, dont le montant est strictement proportionnel au volume de production

 

Le coût total s'obtiendra donc en cumulant les coûts fixes et variables.

D'autres catégories de coûts sont utilisés dans l'entreprise : il s'agit des coûts moyens, égaux au rapport entre les coûts totaux et la quantité produite.

(faire le calcul de coûts, doc 3 page 61)

Mais tout ne se résume pas à une concurrence de prix...  l'exemple de la conurrence entre les compagnies aériennes nationales, attaquées par les transporteurs "low cost" a bien-suûr généré, dans un premier temps, un réajustement  à la baisse des coûts des compagnies attaquées, (par une diminution des effectifs), mais cela a ensuite donné lieu à une politique de différentiation des produits, (image de marque, fréquence des vols), justifiant les écarts de prix.

Une politique de baisse de prix n'est pas toujours une bonne solution et la clientèle aisée d'une compagnie preférera un service de qualité à un service reduit au minimum pour es raisons de restrictions budgétaires.

 

IV Comment créer et répartir les richesses ?

(doc 2 page 62).

     La valeur ajoutée est égale à la différence entre la production réalisée (chiffre d’affaires), moins les consommations intermédiaires (C.I.). Elle permet de mesurer la richesse créée par l’entreprise. Si l’on additionne l’ensemble des valeurs ajoutées par toutes les entreprises d’un pays, on obtient le P.I.B, (produit intérieur brut).

A la valeur ajoutée brute, on enlève les impôts  et les salaires pour trouver l'excédent brut d'exploitation, (E.B.E.). L'EBE mesure globalement la part de la valeur ajoutée qui revient aux apporteurs de capitaux.

 

 

       Exemple :

 

 

 

 

 

 

 

agriculteur

intermédiaire A

intermédiaire B

intermédiaire C

 

 

 

 

 

Consommations intermédiaires

0

80

150

200

 

 

 

 

 

valeur de la production

80

150

200

300

 

 

 

 

 

valeur ajoutée produite

80

70

50

100

 

 

 

 

 

valeur ajoutée cumulée

80

150

200

300

 

 

 

 

 

revente à …

80

150

200

300

 

           L'agriculteur n'a pas acheté le produit A : comme il le renvend 80, il a donc crée une valeur ajoutée de 80.

 

         Par contre, l'intermédiaire A achète le produit à l'agriculteur, pour un prix de 80, et après processus de production, lui permet d'avoir une valeur de 150 : l'intermédiaire A a donc permis au produit d'avoir une valeur ajoutée supplémentaire de 70, et donc une valeur ajoutée globale depuis le debut de 150...et ainsi de suite... 

 

 

    La valeur ajoutée est répartie sous forme de revenus, entre :

 

-        les travailleurs (salaires nets, cotisations salariales et patronales),

-        l’Etat (impôts sur la production, impôts sur les bénéfices)

-        les associés (bénéfice mis en réserve ou dividendes

 

   D'ou l'importance que peuvent constituer les destinaires de sa répartition, puisque

les apporteurs de travail (employés), et de capital (actionnaires), peuvent se trouver impliqués, à cause du rapport de force les opposant, dans des conflits..

 

   Economiquement, la valeur ajoutée est inégalement répartie :

 

- certains secteurs en sont les principaux fournisseurs, comme les services, alors qu'au contraire, d'autres secteurs tels l'agriculture n'en fournisse que très très peu.

 

- quant aux secteurs institutionnels qui la produisent le plus, arrivent en tête les entreprises (SNF), suivies des entreprises individuelles, (Ménages), et enfin les administrations publiques, (APU).

 

  (doc 4 page 63)

 

 

V Qu'est-ce que la "productivité" ?

 

        Mesurer l’efficacité : la productivité.

          (Docs 2 page 64). La productivité mesure l'efficacité de la combinaison productive. Elle se calcule en faisant le rapport : Quantité produite: facteurs utilisés.

P Plus précisemment, elle peut être calculée :

 

   - par tête, (Valeur ajoutée/effectif),

   ou

   horaire, (Valeur ajoutée/heures efectuées).

 

          Avec le capitalisme, la productivité a augmenté et a permis l’augmentation des productions et la diminution du temps de travail. Cette explosion a commencé dès les "30 glorieuses, (1945 -1975) (Docs 3 page 65)

            

           Grâce à des gains de productivité, l’entreprise améliore sa compétitivité, (aptitude à soutenir la concurrence des autres firmes ou des nations), et sa rentabilité, ( capacité d'un capital à engendrer un revenu).

 

 

           Les sources de gain de productivité.

 

 

Elles proviennent soit :

 

- du progrès technique (ensemble des changements techniques améliorant les produits finaux ou les méthodes de production, en rendant ces dernières plus efficaces).

- du capital fixe,

- des dépenses de recherches et développement,

- de l’amélioration des infrastructures publiques, (routes, Internet),

- d’une meilleure adéquation des qualifications des travailleurs.

 

VI Quel est l'impact de la productivité sur l'emploi ?

 

L'évolution de la productivité par tête semble suivre et influencer l'évolution de l'emploi : générée le plus souvent grâce à l'introduction d'un progrès technique, la productivité va avoir un impact sur le volume et la structure de l'emploi. (Doc 3 page 67) Ainsi, une augmentation de la productivité peut générer une perte sèche d'emploi dans le secteur ou elle est apparue, (tel que ce fut le cas dans l'industrie entre 1980 et 2007 ou 1 913 500 emploi furent perdus, (36% des effectifs),  alors que parallèlement, elle crée indirectement un nombre élevés d'emplois dans d'autres secteurs tels les services qui connurent une augmentation très importante (passage du poids des services dans le PIB de 45% à 56%). C'est par ce processus de déversement d'emplois que la France enregistre une très nette tertiarisation de ses activités. Alfred Sauvy énoncera cette théorie du déversement.

 

 


Partie 3

Marché et prix

 

Chapitre 5

Comment se forment les prix sur un marché

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Qu'est ce que le marché?

 

Un "marché" est un ensemble de transaction visant à échanger des biens ou des services et qui aboutit à la formation d’un prix. Un marché peut être un lieu physique ou virtuel^. Le prix est la quantité de monnaie nécessaire pour se procurer un bien ou un service sur un marché. (point notion page 72)

 

Lire le document 2 âge 72 et répondre aux questions 5, 6 et 7 : les acheteurs (qui demandent, vont donc rencontrer sur le marché les vendeurs qui offrent….

D’où l’utilisation de ces termes dans la définition du marché…..

L’offre est donc la quantité de biens ou services proposé sur un marché à un prix donné,  la demande étant la quantité de biens ou services qu’un individu souhaite acheter à un prix donné. (cf point notion page 74)

 

 

 

 

 

Courbe de l’offre : quand le prix proposé augmente, (de 10 à 80), les quantités offertes sur le marché augmentent, (de 1 à 17).

 

Courbe de la demande : Quand le prix proposé diminue, (de 80 à 10), les quantités demandées augmentent, (de 1 à 17).

 

La relation entre le prix d’un bien et la quantité achetée de ce bien est appelée la fonction de demande ou courbe de la demande.

 

Quand le prix de ce bien augmente, la quantité demandée diminue = la demande est donc une fonction décroissante du prix.

 

       La courbe de l’offre est, quant à elle, directement liée au profit, et donc aux coût de production des produits. Plus le prix est élevé, plus l’offre augmente. Inversement, quand le prix diminue, l’offre diminue. L’offre est donc une fonction croissante du prix

● L’ajustement, sur un marché donné, de l’offre à la demande d’un bien déterminé permet de dégager un niveau de prix pour lequel la quantité demandée est égale à la quantité offerte : le prix d’équilibre. La quantité correspondant à ce prix, qui sera la quantité échangée, est donc appelée  la quantité d’équilibre

 

 

II Comment les entreprises déterminent-elles leurs prix ?

 

a/ En théorie…..

Pour déterminer leurs prix, les vendeurs doivent d’abord calculer leurs coûts de production. A ce coût ils rajouteront une marge bénéficiaire (bénéfice réalisé par une entreprise sur la vente d’un produit fabriqué par elle), afin de déterminer leurs prix de vente. (docs 1 et 2 page 76 + questions ).

 

Mais l’entreprise va devoir tenir compte de certaines contraintes relatives au marché, et aux consommateurs. Il en découle des stratégie « prix », en fonction des critères de qualité et prix voulus pas les clients. (doc 3 page 77)

 

                                            Q                            P

Statégie « économie »                                 -                                              -

Stratégie « exploitation »                          -                                              +

Stratégie « cadeau »                                  +                                              -

Stratégie « luxe »                                       +                                              +

 

b/ En pratique…

 

Certaines entreprises sont toutefois obligées d’adapter leurs prix aux capacités financières de leurs clients, faute de quoi elles perdraient toute leur clientèle. Elles vont donc baisser leurs prix pour trouver la « demande » prête à accepter le nouveau prix proposé. (doc 1 page 78 et 4 page 79)

 

 

Chapitre 6

La pollution : comment remédier aux limites du marché

 

M.A.J : 13/07/2012

 

 

 

I  Comment le marché produit-il des pollutions ?

 

 

II Les ressources naturelles peuvent-elles resister aux ressources du marché ?

 

 

III Pourquoi le marché ne lutte t-il pas spontanément contre la pollution ?

 

 

IV L'Etat peut-il influencer le marché ?

 

 

V L'Etat peut-il contraindre le marché ?


Partie 4

Formation et emploi

 

Chapitre 7

Le diplôme : un passeport pour l'emploi ?

 

 

 

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Qu'est ce qu'un emploi ?

(doc 2 et le point notion page 100)

 

   Il ne faut pas confondre les définitions suivantes : 

 

- activité : occupation réservée à l'exercice d'un emploi, un travail rémunéré, un travail domestique, ou un loisir.

 

- travail : activité rémunérée en monnaie ou nature, ne modifiant ou ne confiant pas de statut professionnel.

 

- emploi : travail rémunéré conférant un statut de salarié, employeur, ou travailleur indépendant.

 

 

(doc 3 page 101)

    De la population totale, vont être scindées la population "en âge de travailler", (c'est à dire de plus de 15 ans), de celle "de moins de 15 ans.

    Cette population "en âge de travailler" va elle-même dissocier ceux qui finalement, ont décidé de travailler (même si ils n'ont pas trouvé de travail), on obtiendra alors la population active, et ceux qui ont décidé de ne pas travailler et qui se cumuleront avec les moins de 15 ans pour constituer la population inactive.

    C'est à partir de la population active que se distingueront les personnes travaillant, de la population active sans emploi, (les chômeurs).

    La population active : ensemble des personnes en âge de travailler, déclarant exercer ou chercher à exercer une activité professionnelle rémunérée, contribuant à la production de biens et services (les chômeurs sont inclus) .

 

Population inactive : femmes au foyers, enfants étudiants, retraités.

 

Testez vos connaissances sur la population active en faisant ce test, et cliquez sur "précédent" pour revenir au cours :

http://ecomultimedia.free.fr/animation_popact/population_active.swf

 

(cf point  notion page 101)

 

La population active, après avoir augmenté fortement à partir des années 60, va voir sa croissance ralentir à partir des années 2000.

 

La nature de sa composition change également : féminisation à partir des années 60, vieillissement à partir de 1990, les projections pour les années à venir annonçant une augmentation de la population inactive : même si les actifs sont de plus en plus diplômés, il devrait en découler une remise en cause du système de financement actuel par répartition, (ou les actifs financent les retraites). 

  

 

Les facteurs d’accroissement de la population active sont donc d'ordre démographiques, et relatifs au comportements d'activité 

 

- le taux d’activité des Hommes et Femmes qui varie : il se calcule en rapportant le nombre d'actifs d'une tranche d'âge à la population totale correspondante, et mesure le nombre de personnes travaillant.

 

- la durée moyenne des études.

 

- les départs à la retraite. (baby-boom)

 

- l'accroissement démographique. (fécondité)

 

- le solde migratoire : différence entre le nombre d'immigrès et d'emmigrès, pour une période donnée, sur un territoire donné.

 

 

II Quelle qualification pour les emplois aujourd'hui ?

 

 

(docs 1 et 2 page 102)

 

L'évolution du marché du travail fait apparaître un déclin, tant dans la part qu'occupe le travail non qualifié dans le total de l'emploi salarié, que dans  dans celle qu'occupe le personnel non qualifié dans le total des emplois non qualifiés. La notion même de qualification est donc fondamentale pour bien comprendre l'évolution du marché du travail.

 

On appelle qualification des individus, l'ensemble des connaissances et savoir faire acquis par l'individu.  (doc 4 page 103)

 

 

On appelle qualification de l'emploi, les aptitudes exigées du salarié par l'employeur pour occuper un emploi, compte tenu des caractéristiques techniques du poste.Comme le montre le doc 4 page 103, il semblerait qu'une réajustement des normes de qualification soit indispensable : en effet, même si la qualification des jeunes augmente, le nombre d'emplois qualifiés disponibles augmente moins vite : ils doivent donc se contenter, pour certains, de postes non qualifiés.

 

III Le diplôme est-il une protection efficace contre le chômage ?

 

Le diplôme ne protège pas du chômage, certes, tout comme l'absence de diplôme n'interdit pas l'emploi : les statistiques demontrent toutefois que le diplôme protège plus du chômage que ne fait l'absence de diplôme. Le taux de chômage, (part des chômeurs dans la population active), est supérieur pour la population non diplômée que pour la population diplômée.

Le taux de chômage est donc particulièrement élevé pour les personnes non diplômées.

 

Pour combattre cette fatalité, certains usent de stratagèmes. (doc 1 page 104)

 

Il faut tout de même  savoir que le calcul même du nombre de chômeurs pose problème :(doc 2 page 104) En effet,

Au sens du BIT (Bureau International du Travail), être au chômage correspond à être sans emploi, être disponible pour travailler, rechercher effectivement un travail, n'avoir aucune occupation professionnelle pendant la période de référence.

 

Au sens du "pôle emploi" (ex ANPE Agence Nationale pour l'Emploi), il faut être sans emploi, être disponible pour travailler, être inscrit sur les listes de l'ANPE comme recherchant un emploi. Le chiffre retenu correspond aux demandeurs d'emploi inscrits sur les listes en fin de mois.

 

Au sens de l'INSEE, (Institut National des Statistiques et Etudes Economiques), la définition  utilisée est celle du BIT, pour les enquêtes emploi.

 

Attention : il y a une différence fondamentale entre la définition du BIT, et celle du Pôle emploi: pour le BIT, il ne faut absolument pas avoir travaillé durant la période de référence, être disponible, et pouvoir prouver les recherches d'emploi, alors que ce n'est pas obligatoire pour le Pôle emploi. A l'inverse, celui-ci impose d'être en recherche d'un CDI.

 

Les chiffres officiels du chômage cachent en fait un nombre important de personnes, qui découragées, sont sorties du système officiel de comptage :

 

- les demandeurs d'emplois temporaires à temps partiel,

- les chômeurs en activité réduite,

- les dispensés de recherche d'emploi,

- les demandeurs non immédiatement disponibles,

 

Cet ensemble de personnes impactées définit "le halo du chômage", ou les "chômeurs invisibles" 

 

Le  (doc 3 page 105) confirment bien le lien etroit entre l'évolution du nombre de chômeurs et le niveau de diplôme des personnes.

 

IV La poursuite d'études, un investissement en capital humain ?

 

C'est vers 1960 que le "capital humain" semble trouver sa légitimité : comparé au capital financier placé par un investisseur à la recherche d'une rentabilité à terme, il illustre la plus value que peut retirer l'homme après avoir investi dans le coût d'une formation. Cette plus value, au delà de son intérêt personnel, servirait aussi l'entreprise qui mise de plus en plus dans ce capital humain comme source principale de croissance.


Rappel :

Qualification :  les aptitudes exigées du salarié par l'employeur pour occuper un emploi, compte tenu des caractéristiques techniques du poste

Compétence : Dans le monde du travail, évaluations individuelles des connaissances, savoirs faire, qualités relationnelles, et capacités à faire face aux problèmes rencontrés.

 

 

(docs 2 page 106) Ainsi, les salaires mensuels nets médians selon le diplôme illustrent bien cette situation, tout comme le statut même que trouvera le jeune dans son entrée dans le marché du travail : l'absence de diplôme augmentera ses probabilités de trouver un emploi précaire, en CDD, (contrat à durée déterminée).

En effet, même si il est de masse, le chômage touche inégalement les actifs. Comme nous l'avons vu plus haut, c'est le taux de chômage, (nombre de chômeurs /nombre d'actifs (1) ) qui va permettre d'identifier les catégories d'actifs les plus vulnérables.

 

(1) nombre d'actifs = nombre d'actifs occupés + nombre de chômeurs).

 

Ce sont les jeunes, les femmes sans diplômes, ouvriers, et employés, étrangers, immigrés ou originaires des quartiers sensibles qui sont les plus touchés par le chômage. De la même manière, la durée du chômage, pour les jeunes entrant sur marché du travail, est inversement proportionnelle à leurs diplômes. 

 

Désormais, les employeurs ont tendance à embaucher avec des contrats précaires. Précarité rime donc avec jeunes, mais aussi avec une certaine nature d'emplois. Ce sont en effet les emplois ne nécessitant pas de qualification particulière, mals rémunérés qui vont être concernés  par ces contrats. 

 

Il en résulte la division du monde du travail en deux groupes.  (docs 4 page 107)

- le travail stable, regroupant les contrats dits "typiques", les CDI, souvent proposés par de grandes entreprises avec des salaires motivants, des évolutions de carrières prometteuses, à des personnes avec expérience et un niveau de qualification.(majoritairement masculin)

 - le travail précaire, regroupant les contrats dits "atypiques", (CDD intérim),  proposé par de petites entreprises avec des salaires faibles, sans possibilité d'évolution à des personnes sans expérience ou qualification.(majoritairement féminin)

 

   Le diplôme, véritable investissement en capital humain permet donc aux jeunes générations d'échapper à la précarité voire au chômage frappant les personnes entrant sur le marché du travail. 

 

V Quelle égalité des chances à l'école ?

 

(doc 1 page 108) L'égalité des chances à l'école, qui suppose que chacun, quelque soit son origine sociale, ait la même probabilité de réussite scolaire semble malheureusement n'être qu'un mythe : les statistiques malheureusement prouvent désormais le contraire : 6% d'une génération, soit 42 000 élèves en 2005, sont considérés comme faisant partie de la catégorie des "sortants sans qualification", et parmi ces élèves, plus de 6 qur dix ont un  parent ouvrier ou inactif. Il semble donc évident que cet environnement familial joue une rôle fondamental dans la'accomplissement de la scolarité élémentaire, et dans la reussite scolaire.

(doc 3 page 109)

Les inégalités se poursuivent aussi au delà du baccalaureat,illustrant bien les écarts de réussite sociale en fonction des orgiines sociales du père), mais aussi dans les cursus scolaires technologiques ou professionnels, (ou l'on aurait pu penser que la profession du père puisse "aider")


VI Des grandes écoles, pour qui ?

 

Les avantages procurés par l'intégration aux différentes grandes écoles, sont nombreux et variés :

- 1ere embauche quasi immédiatement après la sortie des écoles, et ce, pour la majorité des élèves,

- CDI pour la grande majorité d'entre eux également,

- positions de "cadres" assurées,

- salaires moyens largement attractifs. Il reste toutefois évident, en regardant les statistiques des origines sociales des étudiants, que ces cursus sont principalement convoités par les enfants des catégories socio professionnelles supérieures. (49 % des étudiants en classes préparatoires sont issus de familles dont le chef de familles est cadres supérieur). A l'inverse, 5,7 % des élèves ont un père issus de la catégories des ouvriers. La plupart des étudiants ne bénéficient d'ailleurs pas de bourses de scolarité, ou en tous cas dans des proportions nettement inférieures à la moyenne des étudiants boursiers des universités. (docs 2 page 110 et 3 page 111)

 

 

 

 

Chapitre 8

Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Comment évolue le chômage en France?

 

(les deux "point notion" page 116 et doc 1 page 116)

 

Rappel : un chômeur, au sens du BIT, (Bureau International du Travail) est une personne en age de travailler, (+ 15 ans), qui n'a pas travaillé au cours de la semaine de l'enquête Emploi de l'INSEE, est disponible pour travailler dans les deux semaines et a entrepris des démarches effectives de recherches d'emploi ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois.

 

Un demandeur d'emploi est donc une personne inscite à "Pôle emploi"

 

Même si il est de masse, le chômage touche inégalement les actifs. C'est le taux de chômage, (nombre de chômeurs /nombre d'actifs (1)) qui va permettre d'identifier les catégories d'actifs les plus vulnérables.

 

(1) nombre d'actifs = nombre d'actifs occupés + nombre de chômeurs).

 

Ce sont les jeunes, (25,3% des hommes de - de 25 ans) et (22,3 % des femmes de - de 25 ans), les femmes sans diplômes, ouvriers, et employés, étrangers, immigrés ou originaires des quartiers sensibles qui sont les plus touchés par le chômage. De la même manière, la durée du chômage, pour les jeunes entrant sur marché du travail, est inversement proportionnelle à leurs diplômes. 

Ils constituent une main d'oeuvre importante et précaire..

 

(doc 2 page 116)

Désormais le Pôle Emploi, (organisme public de l'emploi qui gère les offres d'emplois et les allocations de chômeurs) enregistre les demandeurs d'emplois dans différentes catégories, compte tenu de leurs situation administrative.

Ceux-ci sont donc classés en différentes catégories :

catégorie A : personnes sans emplois accomplissant des actes positifs de recherche :  c'est ce chiffre uniquement qui sera publié comme le chiffre "officiel" du chômage tous les mois.

catégorie B : personnes ayant travaillé moins de 78 heures accomplissant des actes positifs de recherche.

catégorie C :personnes ayant travaillé plus de 78 heures accomplissant des actes positifs de recherche.

catégorie D : personnes sans emplois non tenues d'accomplir des actes positifs de recherche.

catégorie E : personnes en activité, non tenues d'accomplir des actes positifs de recherche.

Comme le montre le document, en février 2010, le nombre de chômeurs catégories A était de 2,667 millions, alors que le total, toutes catégories, était de 4,424 millions.

 

Le doc 3 page 117 montre bien les écarts de taux de chômage entre les différentes catégories socio professionnelles, les cadres dans leur ensemble, n'étant touchés qu'à hauteur de 3%, contre 10,2 % pour les ouvriers, sachant que, en distinguant les sexes, l'on constate, dans les deux catégories citées ci-dessus, un écart défavorable au femmes pour chacune des deux catégories sociales.

(doc 4 page 117) C'est le cas des chômeurs en fin de droit qui pose réellement un problème : 1 000 000 d'entre eux arrivent en fin de droit en 2010, et peu d'entre eux ne pourront bénéficier du versement de minima sociaux (450 euros)....cette chute vers l'absence totale de revenus,  et les problèmes qui en découlent, s'appelle la trappe à pauvreté.

 

II Comment évolue l'emploi en France ?.

(doc 1 page 118)  En France, depuis 1950,   une destruction massive d'emplois dans l'industrie a eu lieu, au profit d'une création d'emplois dans les services : c'est l'évolution sectorielle.

Le chômage maintient son niveau, sachant que le nombre d'emplois aidés, (contrat de travail pour lequel l'employeur du secteur marchand ou non marchand perçoit des aides de 'lEtat),  ne cesse d'augmenter. (doc 2 page 118).

La précarité transforme l'emploi : la salarisation (91%), tertiarisation (76%)féminisation, (47%),  précarisation (12,9%) et moyennisation (40,2% de cadres), définissent désormais l'emploi, même si les CDI demeurent majoritaires (87,7%)

 

III L'insuffisance de la demande est-elle à l'origine du chômage ?

La corrélation entre l'évolution du  PIB et de l'emploi et évidente. C'est John Maynard Keynes qui, le premier, mettra en évidence la corrélation entre le niveau de demande effective, (consommation + investissement), et donc le niveau de production anticipée par les patrons, aboutissant alors à la détermination du niveau de l'emploi. (doc 3 page 121)

Théorie de Keynes

Ainsi, si les banques diminuent leurs crédits, les entreprises vont réduire les investissements, et les ménages consituer une épargne de précaution au lieu de consommer : la demande effective va baisser ce qui va pousser les entrepreneurs a anticiper une diminution de la production, voire a licencier.

demande effective, (demande solvable ayant un pouvoir d'achat anticipé par les entreprises.)

L'importance du pouvoir d'achat est primordiale : sa baisse peut entraîner une forte diminution de la consommation, une forte baisse de la production et de l'activité économique, une reprise de la délinquance, et une détérioration de la situation sociale globale du pays. 

 

IV Les salaires menacent ils l'emploi ?

Le salaire est le revenu perçu par le salarié, en contrepartie du travail fourni à l'employeur dans le cadre du contrat de travail.

Le coût salarial se compose du salaire, des charges sociales salariales, auxquels se rajoutent les charges sociales patronales et autres charges annexes telles la formation ou le transport.

Le poids du coût salarial devient alors un argument pour créer des emplois : si l'on baisse le coût salarial, peut-on augmenter la création d'emplois : (doc 1 page 122)

Malgrè la théorie du déversement d'Alfred Sauvy, (cf chapitre 4), le progrès technique contribue souvent a rendre la combinaison productive plus capitalistique de nombreux emplois sont ainsi mis en péril.

Toutefois et à  l'inverse, une augmentation du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) ne ralenti pas la création d'emplois : en fait, en augmentant les bas salaires, on relance la demande puisque leur pouvoir d'achat augmente : il en résulte une augmentation de la production et donc de l'emploi. (doc 3 page 123)

En fait de multiples facteurs justifient le déficit d'emplois dans certains secteurs : au delà du niveau des salaires, la durée du travail et la demande intérieure du marché justifient aussi les écarts.

 

V Les salaires conduisent-ils à délocaliser ?

Quelques élèments ...

Le poids du coût salarial constitue, la plupart du temps, l'argument justifiant la délocalisation de la production.

L'industrie automobile française délocalise désormais systématiquement sa production moyenne et hute gamme, et surtout les gammes économiques et inférieures. (doc 2 page 124)

Il semble quand même que la diminution des emplois dans un secteurs proviennent principalement de l'évolution sectoriel et de l'impact des gains de productivité obtenus à partir du progrès technique, plus que de l'effet des déloclisations : en France, ces délocalisations n'ont occasionné qu'une réduction de 12% des effectifs industriels.  (doc 4 page 125)

 

voir schèma de synthèse page 127

 

 

 


Partie 5

Individus et cultures

 

Chapitre 9

Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?

M.A.J : 11/06/2013

 

 

 

I  Qu'est ce que la socialisation ?

 

 

(cf. doc 1 page 130). C’est la famille qui permet la socialisation, c’est-à-dire les mécanismes par lesquels une société transmet à un individu, ses normes, ses valeurs, et ses croyances.

Concrétement, la socialisation assure deux fonctions principales :

- l'acquisition de modèles culturels, (normes, valeurs, etc...)

- l'adaptation à l'environnement social, (famille, travail...)

 

Remarques : (cf. doc 2 page 130).

 

- les valeurs correspondent aux manières d'être ou d'agir qu'une personne ou collectivité reconnaît comme idéale.

- une norme correspondent aux règles de conduite en usage traduisant les valeurs dominantes de la société.

 

Cette socialisation qui s'opère pendant l'enfance, s'appelle la socialisation primaire : elle est principalement partagée entre les parents, mais aussi l’école, les amis, et autres personnes exterieures à la famille. La socialisation qui se prolonge durant la vie adulte est appelée la socialisation secondaire   (cf. doc 4 page 131).


 

II Quels sont les différents modes de socialisation ?

       (cf. doc 1 page 132).

       La socialisation  revêt concrètement trois forme :

      - la socialisation par imitation, les enfants apprenant à devenir adultes en endossant leurs rôles.

      - la socialisation par injonction, le sparents imposant un comportement aux enfants.

      - la socialisation par interaction, les enfants se comportant les uns en fonction des autres.

 

       (cf. doc 2 page 132). N'oublions également que les enfants peuvent constituer des agents socialiseurs, puisqu'ils peuvent très bien transmettre des savoirs aux parents, notamment dans des domaines de technologie avancée, (informatique, messagerie, jeux videos, etc....) : on parle alors de socialisation inversée.

    Ces dernières années, la socialisation à vu apparaître des agents socialiseurs aux pouvoirs de plus en plus importants : les pairs, (groupe de personnes ayant un même  niveau statutaire). 

     Il s'agit d'un nouveau mode de socialisation puisque la massification scolaire permet aux enfants de cotoyer plus longuement ce groupe, (les pairs), et la territorialisation de la maison, (avec l'équipement technologique de la chambre notamment), leur permet également de communiquer touts ensemble : on parle alors de socialisation horizontale.

 

III Les filles et les garçons sont-ils socialisés de la même façon ?

 (doc 2 page 134).

C'est la famille qui effectue une première socialisation sexuée de l'enfant, avant même que celui-ci ne s'identife lui-même comme fille ou garçon. 

L'impact du changement de mode de vie des parents, avec un rapprochement des rôles masulin et féminin dans la vie sociale, (doc 4 page 135). se voit aussi dans les modes de vie des enfants : la différentiation sexuée semble de plus en plus sattenuer : soucis de l'habillement commun, loisirs et acitivités sportives de plus en plus partagés.

 

IV La famille favorise t-elle la reproduction sociale ?

 

(doc 1 page 136). La réussite scolaire, inégale, favorise le maintien des individus dans la même catégorie sociale que celle de leurs parents, freinant ainsi la mobilité sociale. Ce constat s'observe grâce aux "tables de mobilité sociale", qui permettent de confronter la catégorie spciale d'une population d'origine, avec celle d'une population de destination

 

 

  

 

(doc 3 page 137). Le mariage semble aussi, malgré les idées reçues, reconduire le même processus puisqu'il favorise, grâce à l'homogamie, (c'est à dire le fait de choisir son conjoint dans un même milieu social), la reproduction sociale, (processus par lequel les positions sociales se perpétuent dans le temps, de générations en générations).

 

(doc 4 page 137). Globalement, la reproduction sociale se traduit par une homogamie très présente dans la structure des couples aujourd'hui, tout comme elle se constate au niveau des résultats scolaires, et enfin dans la composition du patrimoine des ménages : les personnes issues d'une milieu socialement aisé n'auront-elle pas plus de probabililité d'accéder à des etudes et métiers bien rémunérés, leur permettant donc de constituer un capital financier ou immobilier important?

 

 

 

V Ecole et famille : complémentarité ou opposition ?

 (doc 2 page 138). Les tables de mobilité le prouvent : le milieu social influence indirectement la scolarité des enfants, même si c'est l'institution scolaire qui assure la certification des élèves, indépendamment du milieu social des parents. Il n'empêche que ceux-ci peuvent créer un environnement propice ou non, à la reussite scolaire des enfants.

(doc 4 page 139 + point notion). Pour le sociologue Pierre Bourdieu, c'est l'existence d'un capital culturel (livre, ordinateur, voyages, etc...), et au delà, de celle d'un véritable héritage culturel familial (maîtrise d'outils intellectuels) qui va expliquer ces inégalités, plus que le capital économique.

 

Chapitre 10

Comment expliquer les différences de pratiques culturelles ?

 

 

 

M.A.J : 11/05/2013

 

 

 

I  Culture et pratiques culturelles, de quoi parlent-on?


A la définition sociologique de la culture, (ensemble des normes, valeurs et pratiques culturelles acquises et partagées par une pluralité de personnes), va s'opposer celle de pratiques culturelles, (pratiques de sorties, loisirs, et amateurs) des individus.

 (cf. doc 2 page 144 et point notion).

Parmi ces pratiques culturelles, 3 genres sont répertoriées :

- les pratiques relatives à la culture savante : socialement valorisées, et relevant de "savoirs supérieurs".

- les pratiques relatives à la culture de masse : ensemble des valeurs et messages vehiculés par les médias et autres entreprises culturelles 

- les pratiques relatives à la culture populaire : loisirs et spectacles appréciés du plus grand nombre, particulièrement des catégories sociales dîtes populaires.

 (cf. doc 3 page 145). Le cinéma, exemple de la culture de masse,  reste ainsi la pratique culturelle favorite des français, 68% d'entre eux y allant.  Le théâtre et les musées, exemples de culture savante, restent par contre, des pratiques culturelles réservées à une minorité, pour des raisons de proximité mais aussi de coûts.

 

II Les pratiques culturelles sont elles uniformes ?


 

(doc 2 page 146). L'exemple de la lecture monte donc la diversité des préférences compte tenu du sexe, âge et milieu social. 

 

Globalement les femmes lisent beaucoup plus que les hommes. Livres romantiques et classiques, les hommes se refugiant plutôt dans la lecture des livres d'histoire, sciences, bandes dessinées ou sport. Plus  précisemment, ceux ci, ils auront plutôt tendance, jeunes, à lire des mangas, (35% des jeunes de 15-19 ans), alos que leus goûts iront vers l'histoire en vieillissant. (livres favoris des 45-64 ans).

 

(commenter et répondre aux questions doc 4 page 147). Globalement les personnes lisent de moins en moins : accroissement des personnes lisant "0 livres", ce, dans les deux catégories observées, les personnes lisant "10 et plus" diminuent dans les deux catégories également. 57% des chef de ménage cadres supérieurs lisent toutefois 10 livres et plus par an, alors que les chef de ménage ouviers ne sont plus que 18%

 

 

 

III Un média de masse peut-il favoriser l'accès à une culture savante ?


Les médias de masse, sont au nombre de 5 voire 6 : la télévision, la radio, la presse écrite, le cinéma et la publicité. Internet y est désormais ajouté.

(doc 2 page 148).L'analyse de l'usage de la télévision par les spéctateurs : certains considèrent le spéctateur comme passif, subissant l'ensemble des images diffusées sans réellement choisir leur consommation, d'autres considérant aux contraire que la télévision est le seul moyen de proposer aux spectateurs, l'ensemble des pratiques cultuelles auxquelles ils ne pourraient prétendre dans leur vie.

Ainsi et comme le souligne le document 3 page 149, la fréquence d'écoute de la télévision par les différentes catégories socio professionnelles confirme bien ce constat : les catégories socio professionnelles les plus basses sont celles qui consomment la télévision le plus souvent. 94% des personnes n'ayant aucun diplôme ou un CEP regardent la télévion tous les jours, seulement 67% des bac + 4 le faisant. (doc 3 page 149 répondre aux questions).

 

IV Le numérique bouleverse t-il les pratiques culturelles des français ?

Les pratiques cultuelles sont socialement marquées : les jeunes utilisant internet ont plutôt tendance à aller au cinéma, le théâtre et la lecture étant faiblement pratiqués. (doc 2 page 150 répondre question 3).

Face aux nouveaux écrans, (console, ordinateurs) issus de la révolution numérique et de la diffusion des TIC (technologie de l'information et de la communication), les pratiques varient en fonction du sexe, mais aussi de l'âge et des diplômes : alors que les hommes utilisent plus les nouveaux écrans que les femmes, les deux sexes consomment toutefois encore majoritairement la télévision plutôt que ces nouveaux écrans. Cette préférence est directement liée à l'âge. Un utilisateur jeune utilisera les nouveaux écrans, et regardera moins la télévision qu'un utilisateur plus âgé ou les %  s'inversent. (doc 3 page 151 Q1 et Q2).