Chapitre 1 :

Les grandes questions

des économistes

 

 

 

 

Leçon 1 :

Comment faire des choix 

lorsque les ressources sont limitées ?

 


M.A.J 13/06/2013

 

 

A Les goûts et les couleurs, ça se discute ?

 

 

Consommer par goût, ou par utilité ? (doc. 1 page 14 + questions)


L’exemple du « bio » montre bien que le consommateur peut consommer en fonction

de ses goûts, malgré un prix plus élevé.

Il va choisir ce  genre d’alimentation car il correspond de plus en plus à des choix

éthiques et écologiques.

La filière « bio » connaissant quant à elle, malgré son coût plus élevé, une croissance

normale.


Au sens économique, un bien sera considéré comme utile s’il permet de satisfaire les besoins des consommateurs, qu’il soit nuisible ou profitable. 

(doc 2 page 15 + questions)

Mais si les besoins des consommateurs sont illimités, les ressources elles, ne le sont pas forcément : certains biens sont rares, et seront donc chers.

Nous trouverons ainsi des biens chers, car rares, mais faiblement utiles à la satisfaction des besoins, alors que d’autres biens non rares, seront considérés comme ayant une grande utilité, car ils sont vitaux. (doc 3 page 15 + questions).

L’économie annonce donc la loi de l’utilité marginale, (satisfaction individuelle procurée par la dernière unité consommée), qui est décroissante en fonction des quantités consommées. (doc 4 page 15).



B Comment le consommateur affirme t-il ses préférences ?

 

R = C + E

Revenu = Consommation + Epargne

 

(doc 1 page 16 + questions)

 L’indice de prix à la consommation, instrument de mesure de l’inflation mesurant entre deux périodes, la variation moyenne des prix consommés par les ménages, montre bien que même en période de baisse du salaire mensuel, et compte tenu de la baisse de l’indice des prix à la  consommation, le pouvoir d’achat des consommateurs peut augmenter.

 

 Le consommateur tient compte de plusieurs contraintes pour consommer :


 - La première est celle du revenu, ou contrainte budgétaire : (doc 3 page 17 + questions). Pour satisfaire ses besoins, le consommateur pourra combiner toutes les séries de paniers de consommations possibles. (liste de biens et services définis par les économistes pour analyser le choix des consommateurs.


 - La seconde est celle du prix, que les consommateurs vont pouvoir comparer entre eux. (on parle de prix relatifs). (doc 2 page 16 + questions)


 - L’économie va donc « modéliser » le comportement du consommateur, prévoyant, pour chaque changement d’hypothèses (prix, revenus),  des changements de réactions. (doc 4 page 17)








Leçon 2 :

Pourquoi acheter à d’autres 

ce que l’on peut faire soi-même ?


 

M.A.J 13/06/2013




A Faire ou "faire faire" ?

Pour satisfaire ses besoins, le consommateur peut produire, ou être confronté à des échanges marchands, puisque achetant des produits faits par des producteurs qui vont les vendre avec profit. (docs 1 page 18, 2 page 19 + questions)

 Rappel : la production des biens et services peut être marchande, si le prix de vente couvre au moins 50% des coûts de production, et elle sera non marchande si le prix de vente ne dépasse pas ces 50%.

Grâce à la spécialisation ou chacun développe la production des activités par lesquelles il dispose d'un avantage particulier, la division du travail va pouvoir se mettre en place, favorisant le développement des échanges. (tableau "productions industrielles" page 18 +questions et doc 3 page 19).




B / Avantage de l'échange international ?


En se spécialisant là ou ils sont « forts », les pays deviennent de plus en plus performants. La productivité augmente, ce qui augmente la production totale. Les économistes Adam Smith et David Ricardo parleront des théories respectives de l’avantage absolu, et de l’avantage relatif, chaque pays devant se spécialiser soit dans la production ou il est le numéro « un », soit dans celle ou il est le meilleur par rapport a ses propres productions.

(doc 1 page 20 + questions)


La « productivité » mesure l’efficacité de la combinaison productive. 


Elle se calcule en faisant le rapport : Quantité produite/ facteurs utilisés. 


Elle peut être calculée :


- par tête, (Valeur ajoutée/effectif),


- par heure (Valeur ajoutée/heures effectuées).

     On parle alors de gains à l’échange. (doc 4 page 19)

Les échanges se développent, permettant de proposer, à l’international, une diversité de biens et services, plutôt intra branches (biens similaires recherchés par les consommateurs, les producteurs voulant atteindre des situations de monopoles), et dans les années 50, puis diversifiés récemment. (docs 2 et 3 pages 20 et 21 + questions)

La spécialisation va aussi favoriser la concurrence : les prix risquent de baisser, les produits vont être plus performants, favorisant ainsi le consommateur et la compétitivité du pays, qui témoigne de la capacité d'une entreprise ou d'un pays d'accroître ses parts de marché. Ainsi les pays asiatiques, grâce à une main d’œuvre peu chère, ont-ils réussi à exporter leurs productions, favorisant ainsi la compétitivité des entreprises locales et la croissance, celle-ci ayant été aussi favorisé par l’augmentation des investissements des entreprises étrangères, attirées par la croissance de ces pays. (doc 4 page 21 + questions)

La « rentabilité » mesure le rapport entre un revenu et le capital investi pour l'obtenir.

 

 

 

3

 

 

Leçon 3 :

Quel est le rôle de l’activité économique ?

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

A Que produit-on et comment le mesure t-on ?

 

 

1 Les organisations productives. (doc. 1 page 22 + questions)

 

 La production consiste à fabriquer des biens, (produits matériels résultant de la production), ou fournir des services, (produits immatériels résultant de la production) destinés à la satisfaction directe ou indirecte des hommes vivant en société. Ces biens et services s'échangent sur le marché, ou sont obtenus à partir de facteurs de production, (capital ou travail).

 Pour être considérée comme "créatrice de richesse", la production doit être le fruit d'un travail rémunéré et déclaré. Le travail domestique n’y est pas inclus, tout comme la production souterraine, (travail au noir).

 On distingue :

  La production marchande, ensemble des biens ou services s’échangeant sur un marché au moins au prix de production.

  La production non marchande, biens ou services consommés à des fins propres, ou fournis gratuitement ou à un prix largement inférieur au coût de production.

 Rappel : A partir du coût d'achat, puis du coût de production et du coût de distribution, l'entreprise va pouvoir déterminer son coût de revient. C'est au coût de revient qu'elle rajoutera la marge commerciale, pour obtenir le prix de vente.

 

 Quels sont les différents types d'entreprises ? 


 1/ L'entreprise individuelle ou personnelle : elle n'appartient qu'à un seul propriétaire : exemple : les artisans, (boulanger, plombier, menuisier, etc....).


 2/ L'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), elle présente les mêmes caractéristiques que l'entreprise individuelle, mais assure de la limitation de la responsabilité de l'entrepreneur, an cas de faillite.


 3/ Les entreprises d'économie sociale : personnes associées acquérant des moyens économiques et financiers pour réaliser un projet commun : (associations, fondations, coopératives, mutuelles).


 4/ Les entreprises publiques : détenue par la collectivité nationale, elle est gérée en fonction de l'intérêt général. (SNCF)


 5/ Les entreprises privées telles que  :

- Les sociétés de capitaux

Elles sont privées et sont souvent constituées en Sociétés anonymes, les motivations premières étant, non pas l'intuitu personnae (comme dans les sociétés de personnes ou SARL), mais la recherche du profit maximum, quelle que soit l'identité de l'associé.

Voir les différences entre les entreprises individuelles, et sociétés (SARL et SA)

 

Entreprise
individuelle

EURL

SARL

SA

Capital
(en euros)

néant

Pas de capital minimum

pas de capital minimum

37.000

Nbre
d'associés

1 seul

1 seul

2 minimum
50 maximum

7 minimum

Régime fiscal

Impôt sur
le revenu

Impôts sur
les sociétés ou
impôts sur
le revenu

Impôts sur les
sociétés ou
impôts sur
le revenu

Impôts sur les
sociétés

Avantages

Pas de
dépôt de
statut
Pas de capital
minimum

Peut aisément
se transformer
en SA

Peut aisément
se transformer
en SA

Cotation en bourse
possible
Mouvement de
capitaux autorisé

Inconvénients

Engage la
patrimoine
familial du
créateur

Inadaptées en
cas de dévelop-
pement et
d'ouverture du
capital à des
investisseurs
extérieurs

Inadaptées en cas
de développement
et d'ouverture du
capital à des
investisseurs
extérieurs

Montant élevé
du capital de
départ
Grande complexité
administrative

       Comparatif des statuts des principales sociétés commerciales

 

Testez vos connaissances sur les entreprises :

http://campillo.chez-alice.fr/seconde_td_4.htm

 

 

 2 Qu’est ce que la valeur ajoutée ? (doc. 2 page 22 + questions)

     La valeur ajoutée est égale à la différence entre la production réalisée (chiffre d’affaires), moins les consommations intermédiaires (C.I.). Elle permet de mesurer la richesse créée par l’entreprise. Si l’on additionne l’ensemble des valeurs ajoutées par toutes les entreprises d’un pays, on obtient le P.I.B, (produit intérieur brut).

A la valeur ajoutée brute, on enlève les impôts  et les salaires pour trouver l'excédent brut d'exploitation, (E.B.E.). L'EBE mesure globalement la part de la valeur ajoutée qui revient aux apporteurs de capitaux.

        Exemple :

  

 

 

 

 

 

agriculteur

intermédiaire A

intermédiaire B

intermédiaire C

 

 

 

 

 

Consommations intermédiaires

0

80

150

200

valeur de la production

80

150

200

300

valeur ajoutée produite

80

70

50

100

valeur ajoutée cumulée

80

150

200

300

revente à …

80

150

200

300

 

           L'agriculteur n'a pas acheté le produit A : comme il le revend 80, il a donc crée une valeur ajoutée de 80.

 

         Par contre, l'intermédiaire A achète le produit à l'agriculteur, pour un prix de 80, et après processus de production, lui permet d'avoir une valeur de 150 : l'intermédiaire A a donc permis au produit d'avoir une valeur ajoutée supplémentaire de 70, et donc une valeur ajoutée globale depuis le début de 150...et ainsi de suite... 

  

3 Le partage de la valeur ajoutée et son évolution. (doc. 3 page 23 + questions)

 

    La valeur ajoutée est répartie sous forme de revenus, entre :

    -  les travailleurs (salaires nets, cotisations salariales et patronales),

-   -  l’Etat (impôts sur la production, impôts sur les bénéfices)

 -  les associés (bénéfice mis en réserve ou dividendes

  

D'où l'importance que peuvent constituer les destinataires de sa répartition, puisque les apporteurs de travail (employés), et de capital (actionnaires), peuvent se trouver impliqués, à cause du rapport de force les opposant, dans des conflits.

 

La valeur ajoutée est donc égale à la production vendue, à laquelle on enlève les consommations intermédiaires.

 

C'est à partir de la valeur ajoutée produite par l'entreprise que celle-ci va :

 

- au niveau national, contribuer à la constitution du PIB,

- au niveau interne, permettre de payer : - les rémunérations,

- les impôts liés à la production,

- et constituer l'Excédent Brut d'Exploitation (EBE)

 

C'est à partir de l'EBE que seront payés les dividendes, l'impôt société, et donc sera constituée l'épargne brute.

 

Regardez la présentation ci-dessous sur la valeur ajoutée...et tapez "esc" pour revenir sur le site...

http://ses-paris.scola.ac-paris.fr/spip.php?article522

 

Economiquement, la valeur ajoutée est inégalement répartie :

- certains secteurs en sont les principaux fournisseurs, comme les services, Alors qu'au contraire, d'autres secteurs tels l'agriculture n'en fournisse que très peu.

- quant aux secteurs institutionnels qui la produisent le plus, arrivent en tête les entreprises (SNF), suivies des entreprises individuelles, (Ménages), et enfin les administrations publiques, (APU).

 

4 Comment mesurer les richesses produites ?

(doc. 4 page 23 + questions)

Si l’on additionne l’ensemble des valeurs ajoutées par toutes les entreprises d’un pays, on obtient le P.I.B, (produit intérieur brut), l’accroissement du PIB, d’une année sur l’autre, donnant la croissance.

 

  

B Comment répartir les revenus et les richesses ?

 

 

1 Les différents types de revenus. (doc. 1 page 24 + questions)

 

A. Définition du revenu primaire

 

Le revenu primaire est le revenu que les agents économiques tirent de leur contribution à l’activité économique. Ils sont aussi qualifiés de revenus directs : voir liste de ces revenus, ci-dessous

 

B. L’origine des revenus primaires

 

Les revenus sont issus d’une activité productive de biens ou de services. Cette activité permet de dégager la valeur ajoutée qui va être à l’origine des revenus. Les revenus primaires se composent soit, des revenus d'activité, (et notamment des revenus du travail ou des revenus mixtes), soit des revenus du patrimoine

 

Les rémunérations versées en contrepartie de la participation à l’activité économique sont diverses :

 

 

 

Bénéficiaires

Rémunération perçue

 

Salariés

Salaire (en contrepartie d’un travail)

Banque

Intérêts (contrepartie de prêts de capitaux)

Etat

Impôts – Charges

Actionnaires

Dividendes (contrepartie de leur participation actions)

Entreprise

Bénéfice (rémunération des propriétaires de l’E)

 

C. Les revenus d’activité

 

a) Les revenus du travail

 

Les revenus du travail sont ceux que perçoit l’agent en échange d’une activité productive.

 

Il s’agit principalement du salaire. Le salaire est le principal revenu du travail. Le salaire constitue la contrepartie du travail manuel ou intellectuel du salarié à l’employeur. Le salaire est versé chaque mois au salarié et est calculé de diverses façons : nombre d’heures de travail, nombre de pièces réalisées, accomplissement d’une mission.

 

 

b) Les revenus mixtes

 

Il existe des revenus à la frontière des deux, difficiles à réellement classer. On les nomme parfois « revenus mixtes ». L’entrepreneur individuel (un artisan, par exemple), n’est pas salarié puisqu’il est son propre patron. Or, les revenus qu’il touche sont à la fois issus de son travail et du fait qu’il a consenti des investissements dans le capital productif nécessaire à l’exploitation de son activité. Ces revenus sont hybrides, entre les revenus du travail et du capital.

 

 

D. Les revenus du capital et de la propriété

 

Les revenus du capital sont, pour leur part, liés à la détention d’un actif. C’est pourquoi on les appelle aussi « revenus de la propriété ». Dividendes de l’actionnaire, coupons du détenteur d’obligations, intérêts touchés sur l’épargne sont des exemples de ce type de revenu.

Aucunement liés au travail fourni par leur détenteur, ils sont de deux ordres : il y a les revenus immobiliers ou fonciers, que l’on perçoit lorsque l’on loue un bien immobilier (appartement, boutique, maison, etc.), et les revenus mobiliers, représentatifs de titres financiers (actions, obligations, etc.).(doc 2 page 24 + questions)

 

 

Les éléments qui déterminent le revenu disponible ?

     

A – Le principe de la redistribution (doc 3 page 25 + questions)

B - Quels sont les prélèvements effectués ?

a). Les impôts

 

Les revenus perçus par l’agent ne sont pas ceux qu’il peut effectivement consommer ou épargner. En effet, sur ces derniers, l’État effectue des prélèvements qu’il redistribue en partie. Parmi les prélèvements effectués, l’État perçoit tout d’abord des impôts, qui représentent approximativement 40 % des prélèvements obligatoires. Ces derniers sont de deux ordres :

 

– il y a d’abord les impôts directs. Déclarés par les contribuables, ils sont directement versés par ces derniers au Trésor public. Les plus connus sont l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IR), l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou encore l’impôt sur les sociétés (IS). Il existe aussi des impôts directement prélevés par les collectivités territoriales pour financer leurs activités, comme la taxe d’habitation ou encore la taxe foncière

– le second type est constitué par les impôts indirects. Autant les impôts directs sont juste fonction de l’existence d’une matière imposable (le revenu, le patrimoine, etc.), autant les impôts indirects sont fonction de l’utilisation d’une matière imposable. Ils sont perçus par des tiers qui se chargeront de les reverser au fisc. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est certainement le plus connu d’entre eux.

 

b). Les cotisations sociales

Les cotisations sociales ont plus une logique d’assurance. Elles permettent le paiement d’une somme en cas de réalisation d’un risque et couvrent principalement quatre ordres : les cotisations d’assurance chômage, les cotisations maladie, les cotisations vieillesse et enfin les cotisations familiales. Prélevées par des organismes sociaux (UNEDIC pour le chômage et URSSAF pour la Sécurité sociale), les cotisations sociales sont à la fois à la charge du travailleur salarié (c’est la part salariale) et à la charge de l’employeur (c’est la part patronale).

 

Que sont les revenus de transferts ?

A. Les transferts économiques

Les transferts effectués par l’État prennent le nom de « revenus secondaires ». Certains d’entre eux sont en nature sous forme de service gratuit ou quasi gratuit. Éducation nationale, police, justice sont autant de services dont l’utilisateur profite sans en payer le coût réel. Au-delà de ses fonctions régaliennes, l’État assure ainsi une mission de service public.

 

D’autres transferts sont effectués sous forme de subventions aux entreprises, notamment pour favoriser leur investissement, ou aux ménages pour favoriser leur consommation.

B. Les transferts sociaux (doc 4 page  25)

Quand un risque se réalise, les organismes sociaux versent des sommes compensant ou couvrant le risque subi. Par exemple, les chômeurs perçoivent une allocation, les malades se font rembourser tout ou partie de leurs dépenses médicales.

 

 

 

 

C Quels sont les grands équilibres macro économiques ?

 

Rappel

 

1 L’évolution du PIB en France (doc. 1 page 26 + questions)

 

L’activité économique consiste à produire des biens et des services destinés à satisfaire la population, qui s'échangent normalement sur un marché.

 

Mais si l’on veut mesurer la richesse d’un pays, il faut déduire de cette production, les consommations intermédiaires : à partir de là, on obtient la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée, dont l’addition donne le P.I.B.(produit intérieur brut).

 

D’après l'INSEE, la production est l’activité économique, socialement organisée, créant des biens et services qui s’échangent sur un marché.

 

  Le travail au noir, et le travail domestique ne sont pas pris en compte.

  Il doit y avoir création de biens et services. Ceux-ci sont marchands (taxi, assurances), ou non marchands (justice, éducation), c'est à dire les services non marchands créés uniquement par les APU. Les autres services non marchands, crées par les ménages, (bénévolat, travail domestique), sont exclus du calcul du PIB.

 

Le P.I.B, est la somme des valeurs ajoutées créées par les entreprises et administrations résidant sur le territoire, quelques soient leurs nationalités.

 

Le P.N.B. est, quant à lui, égal à la somme des valeurs ajoutées créées par les entreprises ou administrations nationales, quels que soient leurs lieux de résidence. Il comptabilise l'ensemble des valeurs marchandes, et seulement une partie des valeurs non marchandes, (celles des Administrations Publiques). Par contre, les activités sociales non marchandes réalisées par les ménages, (bénévolat, activité domestiques), ne sont pas intègrées dans le calcul, alors que des activités marchandes dégradant les conditions de vie de la population sont prises en compte, (pollution, armement, etc...)

=> la richesse créee se mesure donc à partir du PIB.

 

  le P.I.B. se présente en valeur (en euros courants c’est-à-dire avec l’inflation). Problème : l’accroissement de richesse vient donc, soit de l’augmentation réelle de richesses, soit de l’inflation des prix.

 

  Le P.I.B. se présente aussi en volume (en euros constants ou déflatés), c'est à dire que l'on va corriger les données en enlevant l'inflation.

 

      Exemple 1 :

 

S’il n'y a pas d'inflation, il s'agit d'un calcul de PIB en volume:

     

    1981PIB : 100

1982 PIB : 105

             

    Pas besoin donc de "déflater" le PIB82 "euros courants", pour pouvoir obtenir le PIB "euros constants", et donc le comparer au PIB81 constants car, dans ce cas, l'euro courant 82 est également constant.

     

    On calculera donc:

     

    (PIB82 - PIB81) / PIB81x 100 = 5/100 x 100 = 5 %

     

    On conclura que le PIB82 en euros courants ou constants (puisqu'il n'y a pas d'inflation), a augmenté de5 %, ce qui correspond UNIQUEMENT à de la création de richesse.

       

       

      Exemple 2:

 

Il y a inflation : ce sera un calcul du PIB en valeur, car il intègre l'inflation, et n'est donc pas "déflaté : pour pouvoir le comparer au PIB de l'année de référence, il va falloir d'abord déflater le second, pour ensuite déterminer la variation du PIB en volume. On connaîtra alors l'impact "inflation" et "création de richesse" dans la variation totale observée.

     

     

1981PIB : 100

1982 PIB :106

DONT 3%d'inflation

On déflate d'abord le PIB82 :

 

PIB82 / (1 + taux d'inflation) = PIB82/1,03 = 106/1,03 = 102.91: le PIB82 en euros constants

 

On en conclue que lePIB82 courant, (106), correspond à un PIB82 déflaté ou constant de 102,91.Limpact de l'inflation, (ou effet prix) est donc de 106 - 102,91 soit 3,087.

 

La création de richesse correspond donc à 102,91 -100= 2.91.

Au total, le PIB81 augmenté de 6, soit 2.91 pour la création de richesse, et 3,09 pour l'inflation.

 

L'on peut dire aussi

PIB82 COURANT = PIB82CONSTANT+ INFLATION

106=102.91+3.09

   

       

Remarque

Il est reproché au P.I.B. de ne pas tenir compte des services non marchands tels le bénévolat, le travail domestique ou le travail au noir, et d’intégrer par contre des effets négatifs pour l’économie tels la pollution, les ventes d’armes. C'est pourquoi un autre indicateur, l'IDH, tente d'intégrer une approche plus "qualitative".

 

 

 

Le rechauffement climatique...au coeur des débats !

Regardez cette vidéo : "Les limites du PIB"

http://www.youtube.com/watch?v=sYnSs_FhO7Y

 

 

 

2 Que deviennent les ressources disponibles dans une économie ?

(doc. 2 page 26 + questions)

.

Les ressources d’un pays sont constituées par sa production plus ses importations.

 

Les emplois correspondent à l’utilisation faite de ces ressources, c’est-à-dire la consommation finale, les variations de stocks, la FBCF, et les exportations.

 

  Les ressources doivent être > aux emplois.

 

      . PIB = ensemble des revenus primaires

Les revenus proviennent de la Production, et permettent la Consommation : il est donc facile de déterminer le lien entre ces trois grands éléments.

 

En économie fermée, nous aurons l'égalité :

 

PIB = DC + CI + FBCF + VS

Avec : DC = dépenses de consommation,

CI = consommations intermédiaires,

VS = Variations de stocks

FBCF = Formation brute de capital fixe, c'est à dire la constitution d'actifs immobilisés. (matériels, logiciels, bâtiments, mobilier etc...)

 

Pourquoi intégrer les variations de stocks?

 

Car si l'on veut ce qui a été réellement consommé, l'on ne peut prendre uniquement les achats : certains biens, déjà en stock initial, ont également peut-être été consommé, et d'autres au contraire ne l'on pas été et ont été mis en stock final : d'ou l'égalité :

 

 

 

 

Stock initial

+

Achats

-

Stock final

=

Consommations.

 

En économie ouverte, nous rajouterons les opérations avec le secteur institutionnel du reste du monde, soit les importations et exportations : l'égalité devient:

 

PIB + M = DC + CI + FBCF + VS + X

Avec : M = Importations,

X = Exportations,

 

3 Qu’est ce que la balance commerciale ? (doc. 4 page 27 + questions)

 

Les biens, services et revenus échangés avec « le reste du monde », sont comptabilisés dans la balance courante, (document dans lequel sont enregistrés les échanges de biens, services, ainsi que les mouvements de revenus et transferts entre un pays et le reste du monde).

 

Si un pays exporte, c’est parce que :

 

  Aucune économie ne peut produite à elle seule, lensemble des biens et services nécessaires.

  Cela peut lui revenir moins cher de produire à l’extérieur. (exemple : la Chine...), mais il arrive aussi que le pays procède à des achats "intra-branche", pour compléter les produits proposés aux consommateurs du marché local, (téléphonie, voitures).

  la vente à l’étranger peut permettre d’écouler les productions.

 

Les importations et exportations  mesurent les échanges extérieurs d’un pays. *

 

*   La différence entre le montant des exportations et celui des importations est égale au solde commercial

 

 

5 L’évolution du solde de la balance commerciale française. (doc. 5 page 27 + questions)

 

La France présente un solde commercial déficitaire.

Elle a pour principaux partenaires, l’UE, (62%), et particulièrement la "zone euro" (50 %), et plus précisément l’Allemagne, (15%), l'Espagne, l'Italie, que ce soit au niveau des exportations ou des importations.

 

 

 

 

Le solde de la balance courante montre si un pays peut conserver ses parts sur les marchés de biens, services et capitaux = elle montre la compétitivité d’un pays.

 

Elle se compose de :

- la balance commerciale : exportations et importations de biens,

- la balance des services : exportations et importations des services,

- la balance des transferts courants : transferts courants tels les subventions de l'UE, ou de l'UNESCO,

- la balance des revenus : revenus nets des capitaux versés ou reçus du reste du monde.

 

L'ensemble de ces balances donnent la balance courante.

La compétitivité mesurée par la balance courante peut être interne, (sur le marché domestique), ou externe, (sur les marchés extérieurs).

Elle témoigne de la capacité d'une entreprise ou d'un pays d'accroître ses parts de marché. :

- si la qualité est identique, la compétitivité sur fera sur les prix, et notamment sur :

- les coûts, (de production),

- les marges, (profit de l'entreprise),

- les taux de change, (différence de taux entre dollar et euro par exemple)

On parle alors de "compétitivité prix".

- si la qualité est différente, on parlera alors de "compétitivité hors prix", ou "compétitivité qualité" ou "structurelle", puisque due à la performance, la fiabilité, l'image, les conditions de financement ou de commercialisation des produits.

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2:

La production

dans l’entreprise

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

 

 

Leçon 1 :

Comment l’entreprise produit-elle ?

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

A L’entreprise, un modèle unique ?

 

Les entreprises vont se distinguer en fonction de différents critères :

 

1 Les établissements selon le nombre de salariés et l’activité

(doc. 1 page 38 + questions)

 

       Les entreprises peuvent  être comparées par rapport à leur effectif, (cf. doc 1 page 38 + questions) :

- - micro entreprise : 0 salarié

- - Très petites entreprises (TPE) : de 1 à 9 salariés.

- - Petites entreprises,(PE) : entre 10 et 49 salariés.

- - Moyennes entreprises,(ME) : entre 50 et 249 salariés.

- - Grandes entreprises (GE) : plus de 250 salariés.

 

    Bien qu'elles soient les plus nombreuses, les petites et moyennes entreprises, (PME), n'ont qu'un poids économique limité, (50% des emplois, ventes et exportations).

 Ce sont les grandes entreprises, (GE),  souvent dépendantes de groupes nationaux ou internationaux, qui se partagent les parts les plus importantes de l'économie.

 

 

 Mais aussi par rapport au secteur d'activité auxquels elles appartiennent. On distingue ainsi :

- le secteur primaire : agriculture, pisciculture, exploitations minières et forestières.

- le secteur secondaire : industrie

- le secteur tertiaire : services.

 Les entreprises peuvent donc être classées en fonctions de différents critères, tels leur chiffre d'affaires, leurs bénéfices, ou encore leurs effectifs :

 

 

 

2 L’importance du statut juridique de l’entreprise

 

Revoir chapitre 1, leçon 3, A

 

3 Configuration des groupes.


Les entreprises cherchent à accroître leurs capacités de production en investissant (machines, locaux) : on parle alors de croissance interne. 

Par contre, elles peuvent aussi chercher à prendre le contrôle d’entreprises sous formes de fusions acquisitions avec des entreprises

déjà existantes : il s’agit alors de croissance externe.

 

Donc pour accéder à la croissance, l’entreprise va devoir dégager des ressources pour financer ces achats. Elles vont donc chercher à 

devenir des groupes, et conquérir les marchés étrangers en devenant des firmes transnationales. (doc  4 page 39 + questions)






 

B Quels éléments déterminent le choix des producteurs ?

 

 

1 Le choix de la combinaison productive (doc 1 page 40 + questions)

 

Rappel du chapitre 1 leçon 2 


Travail et capital sont normalement complémentaires : l’un va avec l’autre, mais de plus en plus, les dirigeants substituent le capital au

travail en achetant des machines plus performantes. Ces choix sont faits en fonction des contraintes techniques et économiques. Ces 

deux facteurs peuvent donc être "complémentaires" (l’un des facteurs impose le recours a second facteur dans la combinaison productive

ou "substituables", (le travail remplace le capital ou inversement), ce, en fonction de la combinaison productive retenue.



On appelle combinaison productive, la quantité de travail et de capital qu'une entreprise utilise pour produire une certaine quantité de

produits. Une combinaison productive associe donc une certaine quantité de travail et une certaine quantité de capital.

 

   Bien sûr, l'entrepreneur choisira la combinaison capital/travail qui lui permettra de réaliser le profit maximum, mais bien souvent, cela  peut se faire au détriment du facteur "travail", c'est à dire que l'entrepreneur préfère une automatisation de la fabrication et licencie donc certains employés.

 

Faire exercice « faire le point » page 41

 

2 La mesure de l’efficacité de la combinaison productive

(doc 2 page 40)

 

 

Mesurer l’efficacité : la productivité.

          La « productivité » mesure l’efficacité de la combinaison productive. Elle se calcule en faisant le rapport : Quantité produite/ facteurs utilisés. Elle peut être calculée :

    - par tête, (Valeur ajoutée/effectif),

   - horaire, (Valeur ajoutée/heures effectuées).

           Avec le capitalisme, la productivité a augmenté et a permis l’augmentation des productions et la diminution du temps de travail. Cette explosion a commencé dès les "30 glorieuses, (1945 -1975)

(lire repère page 40 sur le Taylorisme)

                        Grâce à des gains de productivité, l’entreprise améliore sa compétitivité, (aptitude à soutenir la concurrence des autres firmes ou des nations), et sa rentabilité, (capacité d'un capital à engendrer un revenu).

  

   Les sources de gain de productivité. (à commenter)

Elles proviennent soit :

 - du progrès technique (ensemble des changements techniques améliorant les produits finaux ou les méthodes de production, en rendant ces dernières plus efficaces).  

- du capital fixe,

- des dépenses de recherches et développement,

- de l’amélioration des infrastructures publiques, (routes, Internet),

- d’une meilleure adéquation des qualifications des travailleurs.

 

L'évolution de la productivité par tête semble suivre et influencer l'évolution de l'emploi : générée le plus souvent grâce à l'introduction d'un progrès technique, la productivité va avoir un impact sur le volume et la structure de l'emploi.     

Ainsi, une augmentation de la productivité peut générer une perte sèche d'emploi dans le secteur ou elle est apparue, (tel que ce fut le cas dans l'industrie entre 1980 et 2007 ou 1 913 500 emploi furent perdus, (36% des effectifs),  alors que parallèlement, elle crée indirectement un nombre élevés d'emplois dans d'autres secteurs tels les services qui connurent une augmentation très importante (passage du poids des services dans le PIB de 45% à 56%). C'est par ce processus de déversement d'emplois que la France enregistre une très nette tertiarisation de ses activités.

 

 

 


Quand la productivité augmente plus vite que la production, le chômage augmente,


Quand la productivité augmente au même rythme de la production, l'emploi se maintient,


Quand la productivité augmente moins vite que la production, il y a création d'emplois.

 

3 La necessité d’accroître les volumes de production

(doc 3 pages 40 + questions)


Henry Ford, en automatisant la production par le recours transporteurs de pièces, va accroître la productivité de ses salariés. Ces gains de productivité vont lui permettre d’augmenter la production de l’entreprise, en ayant maintenu les salariés dans l’entreprise par un politique salariale motivante : le « five dollars day » : la production et la consommation  de masse vont donc pouvoir se développer.

 

 

 

C Quels sont les objectifs de l’entreprise ?

 

 

1 La réduction des coûts de production (doc 1 page 42 + questions


Toute entreprise va chercher à accroître ses bénéfices : pour cela, elle cherchera à augmenter son chiffre d’affaires

tout en diminuant ses coûts de production.

 

2 Réaliser des économies d’echelle. (doc 2 page 42 + question)


L’un des moyens de réduction de ces coûts de production unitaires, et d’accroître la production totale, pour diminuer la part des 

charges fixes : on parle alors d’économie d’échelle.

 

 

3 Augmenter les rendements (doc 3 page 43 + questions)

La production d’une seconde série nécessite souvent moins d’effort que la première : cette situation est possible par le processus

 d’apprentissage notamment, l’expérience acquise permettant d’être plus efficace.  Donc, en général, l’on va calculer le rapport entre 

la variation en % de la quantité produite, avec la variation en % des facteurs utilisés :


-        Si le doublement de facteurs utilisés permet de doubler la production, on parle de rendements constants.

-        Si la production s’accroit plus vite que les facteurs de production utilisés, on parle de rendements croissants.

-        Si la production augmente moins vite que les facteurs utilisés, on parle de rendements décroissants.


En général, les rendements sont croissants dans les entreprises puisque chaque production d’unité supplémentaire coûte moins chère que 

la précédente, ce grâce au progrès technique (ensemble des innovations qui permettent d’améliorer l’efficacité de la combinaison

productive, donc d’accroître la productivité) : ce fut le cas notamment de l’agriculture, dont la loi des rendements décroissants 

fut observée par Malthus). Les entreprises vont donc être tentées d’accroître  leur taille pour accéder à ces rendements croissants, 

ce qui favorise le processus de concentration d’entreprises, (augmentation de la taille des entreprises par le rachat ou la prise de 

contrôle d’autres entreprises)

 

 

 

 

Vocabulaire sur l’entreprise et les marchés

 

 

Entreprise : agent économique dont la fonction consiste à produire des biens et des services en vue de leur vente sur le marché, tout en dégageant le profit le plus élevé possible (maximisation du profit). On distingue habituellement les entreprises en fonction de leur taille en considérant l’importance des effectifs salariés. Les très petites entreprises (TPE) ont moins de 10 salariés. Les petites et moyennes entreprises (PME) réunissent des effectifs compris entre 10 et 499 salariés. Au-delà de 500 salariés, on entre dans la catégorie des grandes entreprises.

 

Entreprise multinationale : entreprise qui, à partir d’une base nationale, a implanté à l’étranger plusieurs filiales dans plusieurs pays, avec une stratégie et une organisation conçues le plus souvent à l’échelle mondiale. Les entreprises ou société multinationales sont près de 65 000 dans le monde.

 

Secteur d’activité : notion définie par la comptabilité nationale comme un ensemble d’entreprises, ou de fractions d’entreprises, produisant un seul type de biens ou de services (automobile, électronique, chimie, etc.). La production d’une entreprise qui a diversifié ses activités économiques relève ainsi de plusieurs branches.

 

Filière : chaîne d’activités qui se complètent mutuellement, se traduisant par des opérations d’achats et de ventes. Une filière peut se diviser en segments, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la distribution auprès des consommateurs. On distingue les activités « en amont » qui fournissent les produits bruts et les activités « en aval » proches de la distribution du produit.

 

 

 

 

 

Leçon 2 :

Comment évaluer

la performance de l’entreprise ?

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

 

 

 

 

A Qu’est-ce que le compte de résultat ?

 

 

1 La composition du compte de résultat (doc 1 page 44 + questions)

Le compte de résultat fait partie de la liasse fiscale, élaborée par chaque entreprise à la fin de son exercice comptable. 

Cette liasse fiscale sera adressée aux  impôts, mais sera aussi publiée à l’attention des dirigeants, créanciers, salariés afin de mesurer 

la performance de l’entreprise


Parmi les principaux tableaux que cette liasse comprend, le compte de résultats récapitule l’ensemble des charges et produits que

l’entreprise a enregistré. Leur comparaison permet donc de déterminer le résultat net de l’exercice, qui sera un bénéfice ou une perte.

 

 

2 L’élaboration d’un compte de résultat. (doc 2 page 44 à faire)

 

 

 

3 L’analyse d’un compte de résultat  (doc 3 page 45 à faire)

 

Le compte de résultats fait apparaître trois résultats intermédiaires qui seront utiles pour les analyses financières internes, ou même 

pour les banquiers :

 

-        Le résultat d’exploitation (différence entre les produits et les charges d’exploitation),

-        le résultat financier (différence entre les produits et les charges financières),

-        le résultat exceptionnel, (différence entre les produits et les charges exceptionnels),

 

 

B Qu’est ce qu’un bilan ?

 

 

1 La composition du bilan comptable (doc 1 page 46 + questions


Il correspond à la photo du patrimoine de l’entreprise à une date donnée, normalement la fin de l’exercice comptable. Composé de deux parties, il présente, au passif, (à droite du tableau), l’ensemble des ressources dont l’entreprise a bénéficié pour pouvoir démarrer son activité. L’actif, (présenté à gauche du tableau), présentera l’utilisation faite de ces ressources, c’est-à-dire les biens et créances de l’entreprise. (les emplois).


Un bilan sera toujours modifié par le résultat de l’exercice, puisqu’il modifiera le montant du patrimoine de l’entreprise, et doit toujours,

tout comme le compte de résultat, être équilibré.

 

2 L’élaboration d’un bilan. (doc 2 page 46 à faire)

 

 

 

3 La détermination du résultat par le bilan (doc 3 page 47 à faire)

 

 

4 Les rapports entre les masses du  bilan (doc 4 page 47 + questions)

 

5 Le dépôt de bilan (doc 5 page 47 + questions)


En cas de difficulté, une entreprise va pouvoir être amenée à « déposer son bilan ». Procédure destinée à accéder au « redressement

 judiciaire », sous le contrôle d’un mandataire judiciaire. L’entreprise peut ainsi obtenir un rééchelonnement de ses dettes, voire trouver 

un repreneur.

Mais le tribunal peut aussi procéder, si la situation est plus grave, à une « liquidation judiciaire » : un liquidateur alors nommé, 

procédera à la revente des actifs afin de régler les créanciers de l’entreprise.

 

 

 

C Les autres formes d’évaluation ?

 

 

1 Le bilan social (doc 1 page 48 + questions)


Obligatoire dans les entreprises de plus de 300 salariés, il permet d’établir une photo sociale de la situation de l’entreprise, en matière 

de types d’emplois, féminisation, formation, recrutements, hygiène et sécurité.

 

2 Le bilan carbonne. (doc 2 page 48 + questions


Bilan environnemental effectué par les entreprises afin de communiquer sur l’impact de son activité de production sur l’environnement.

 

3 Les agences de notation financière (doc 3 page 49 + questions)


L’actualité a montré l’importance, et l’impact sur les marchés de ces agences de notation qui vérifient l’endettement et les résultats, tant

 des entreprises que des états : la note attribuée sera publiée, accessible à l’ensemble des interlocuteurs de ces entreprises ou états

 comme les fournisseurs, banques ou investisseurs, impactant fortement les taux d’intérêts qui peuvent leur être proposés ou le comportement

 des consommateurs ou investisseurs à leur égard.Les agences les plus connues sont : Standard and Poors, Fitch, Moody's.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Chapitre 3:

Marché et concurrence


 

M.A.J le 13/06/2013

 

Référentiel : 2.1 la coordination par le marché

 

 

 

 

 

 

Leçon 1 : Qu’est-ce qu’un marché ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

A A quoi sert un marché ?

 

 

1 Définition

 

 

Au niveau économique, le marché se définit comme le lieu de confrontation de l’offre et de la demande. Le point d’équilibre de celles-ci détermine le prix. A chaque bien ou service, est donc associé un marché et donc un prix.

 

Certains biens s’échangent sur un marché ou les prix sont déterminés à la criée : c’est la cas du poisson par exemple. (docs 1 et 2 page 60 + questions)

 

Pour un même bien, il n’existe pas un seul marché, mais DES marchés. Le marché est donc caractérisé par la nature des biens échangés et par les agents qui les achètent ou les vendent. La qualité du bien, sa localisation, sa date de disponibilité (comptant ou à terme) et ses conditions de disponibilité préciseront le cadre du marché. (doc 4 page 61 + questions)

 

 

B Pourquoi faut-il réglementer le marché ?

 

Pour protéger les intérêts des producteurs et consommateurs contre des comportements illégaux, (contrefaçons, ententes illicites, protection des mineurs, etc….), une réglementation du marché s’impose afin de protéger le droit de propriété. (doc 4 et 5 page 63 + questions)

 

Rechercher sur le dictionnaire, la définition de l’invention, et de l’innovation

 

D’autre part, des arbitrages sont impératifs pour s’assurer du respect des règles de concurrence au sein des différents marchés : des institutions nationales ou internationales assureront ce rôle d’arbitrage : Commission européenne, OMC, Organisation Internationale du Travail, ou, en national, les douanes, les autorités de régulation des consommations de téléphonie et électricité, ou la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). (docs 2 et 3 page 62 + questions)

 

 

C Quelles sont les limites de l’échange marchand ?

 

Essentiellement basé sur des échanges marchands, (réalisation de ventes en vue de réaliser des profits), les échanges économiques présentent quand même des échanges non marchands tels les dons, (bénévolat, participations aux associations), témoignant de liens basés sur la solidarité. (doc 3 page 64 + questions)

 

Les administrations publiques (APU) contribuent également à promouvoir ces liens non marchands, les services rendus aux administrés, financés par les prélèvements obligatoires et rendus par le biais de la redistribution, l’étant à titre gratuit ou à un coût inférieur à 50% de leur coût de production.

 

Mais la quête de profit peut pousser les entreprises visant a maximiser leur profit, à négliger le respect fondamental des droits de l’Homme : certaines instances internationales telle l’OMC veillera particulièrement au respect de ces règles fondamentales, quelles concernent le droit des femmes et des enfants). (doc 4 et 5 page 65 + questions)

 

 

 

 

 

 

Leçon 2 : Comment un marché concurrentiel fonctionne t-il ?

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

A Qu’est ce que la loi de l’offre et de la demande ?

 

 

1 L’offre et demande de biens et services (doc 1 page 66 + questions)

 

La relation entre le prix d’un bien et la quantité achetée de ce bien est appelée la fonction de demande ou courbe de la demande.

Quand le prix de ce bien augmente, la quantité demandée diminue = la demande est donc une fonction décroissante du prix.

 

L’effet de substitution (recherche de biens similaires), et l’effet de revenu (impression d'appauvrissement), expliquent ces corrélations.

Inversement, quand le prix baisse, la quantité demandée augmente.

 

La demande est influencée par différents facteurs.

 

      Le prix des autres biens (substitut ou complément)

      la taille de la population

      Les préférences des consommateurs

 

La courbe de l’offre est, quant à elle, directement liée au profit, et donc aux coûts de production des produits. Plus le prix est élevé, plus l’offre augmente. Inversement, quand le prix diminue, l’offre diminue.

 

L’offre est donc une fonction croissante du prix

 

● L’ajustement, sur un marché donné, de l’offre à la demande d’un bien déterminé permet de dégager un niveau de prix pour lequel la quantité demandée est égale à la quantité offerte : le prix d’équilibre. La quantité correspondant à ce prix, qui sera la quantité échangée, est donc appelée la quantité d’équilibre.

 

Dans le cadre de la CPP, le prix du marché s’impose aux agents : on dit que les agents sont des preneurs de prix (price takers)

 

L’on peut dire qu’une économie de marché, ce sont les variations des prix qui corrigeront les excès d’offre ou de demande  Léon Walras, (1834-1910, fondateur du courant néo-classique), imagine l'équilibre par tâtonnement du marché, en cas de concurrence parfaite.

 

Courbe de l’offre : quand le prix proposé augmente, les quantités offertes sur le marché augmentent.

 

Courbe de la demande : Quand le prix proposé diminue, les quantités demandées augmentent.

 

 

2 Les conditions de la concurrence pure et parfaite

(doc 2 page 67 + questions)

 

Ce modèle économique (la CPP), est basé sur les effets bénéfiques de la concurrence. Pour que celles-ci opèrent, plusieurs facteurs sont toutefois impératifs.

 

      Latomicité (grand nombre dacheteurs et vendeurs)

      La libre entrée (sur le marché)

      Lhomogénéité (le bien est exactement le même)

      La mobilité (des facteurs de production "travail" et "capital")

      La transparence (information parfaite, libre, gratuite et immédiate)

L’accomplissement de la CPP s’obtiendra par la réalisation de ces cinq conditions, ainsi que par le comportement rationnel du consommateur, (homo oeconomicus), dont les actions sur le marché ne se justifient que par sa recherche de la maximisation de sa satisfaction.

                                               

 

Ainsi la concurrence, caractéristique des économies de marché, peut encourager le progrès technique et les gains de productivité, tout en éliminant les entreprises les moins performantes.

 

 

 

Offreurs

Demandeurs

un seul

un petit nombre

un très grand nombre

1 seul

Monopole

bilatéral

Monopsone

contrarié

Monopsone

un petit nombre

Monopole

contrarié

Oligopole

bilatéral

Oligopsone

un très grand nombre

Monopole

Oligopole

Concurrence

 

 

A la théorie, s’oppose en fait la réalité = le marché est régie par la concurrence imparfaite, et de nouvelles analyses de l’influence de la concurrence, notamment celle de E.Von Hayek, (économiste et prix Nobel), dénoncent l'utopie du système néo-classique du marché de concurrence pure et parfaite, et affirment au contraire que la transparence n'y étant jamais présente, les acteurs anticipant ce manque et créant leur propre réseau d’information, optimisant ainsi l’usage des ressources.

 

 

  

Dans la réalité, des marchés imparfaits

 

Les différentes conditions de la CPP sont rarement réunies. L’absence d’atomicité, et donc la présence d’oligopole ou monopole, rendent la concurrence imparfaite, tout comme l’hétérogénéité quasi systématique des biens. 

 

Un monopole sur un marché existe si une entreprise est la seule détenir un bien qu’une multitude de demandeurs individuellement petits et indépendants veulent.

 

 

B L’offre et la demande dépendent-elles uniquement du prix ?

 

Les prix témoignent de la rareté d’un bien. Un bien rare sera donc proposé sur le marché, à un prix élevé : le marché permet une allocation optimale des ressources disponibles sur le marché. (docs 1 et 2 page 68 + questions)

 

Sur le long terme, c’est l’évolution des prix qui permettra l’ajustement du marché des biens et services, un accroissement de l’offre se traduisant, par exemple, par une diminution des prix.

(lire "ne pas confondre" page 68)

 

C Quels sont les principaux déterminants économiques de la consommation ?

 

Premier déterminant de la consommation : le revenu : toute augmentation du revenu génère une augmentation de la consommation. (doc 1 page 70 + questions)

 

Deuxièmement, l’évolution des prix, tout accroissement des prix entraînant normalement une diminution de la demande…mais il existe les biens Giffen et les biens Veblen, (cf définitions,encadré page 70)

 

Rappel :

 

Pour mesurer l’impact exact des variations du revenu sur la variation de la consommation, on calculera toutefois l’élasticité de la demande par rapport au revenu !

 

E = (∆ Demande/demande / ∆ Revenu/Revenu) : (doc 2 page 70 + questions)

 

-        si e < 0 il s’agit d’un bien inférieur, sa demande diminuant quand le revenu augmente,

-        si e >0 et < 1 il s’agit d’un bien normal, sa demande augmentant moins vite que l’augmentation du revenu

-        si e > 1 il s’agit d’un bien supérieur, sa demande augmentant plus vite que celle du revenu.

 

 

Il existe aussi l'élasticité prix, qui permet de mesurer la sensibilité de la demande par rapport au prix.

 

ex : si la demande d'un bien augmente de 20% quand le prix de celui-ci baisse de 10%, alors l'élasticité prix (+20/-10) est égale à -2.

 

En général, e < 0 car quand le prix augmente, la demande diminue et inversement : le résultat est donc souvent négatif. 

 

- si e est proche de 0, la variation du prix ne modifie pas les quantités demandées : on parlealors d'inélasticité.

- si e < -1 : toute augmentation desprix ent^raîne ne diminution importante de la demande.

- si e > 0 : toute augmentation des prix entraîne une augmentation de la demande. (phénomène relativement rare, cf plus haut, biens Giffen et les biens Veblen)

 

 

Dernier déterminant de la consommation : les incitations gouvernementales, (doc 3 page 71 + questions)

 

D Le marché fonctionne-t-il toujours à l’équilibre ?

 

La théorie classique, énonçait que l’ajustement naturel de l’offre et de la demande permettait d’optimiser le gain net total fait par les consommateurs et les producteurs. Ce gain, appelé « surplus »,  y était alors au maximum alors qu’une fixation gouvernementale de réglementé des prix empêchait cette maximisation du surplus, le manque d’ajustement des quantités entraînant une pénurie, un rationnement et une baisse du surplus global. (docs 3 et 4 page 73 + questions)

 

 

 

 

 

Vocabulaire sur la coordination par le marché

 

 

Economie marchande : système de production et échange fondé sur l’obtention pour le producteur d’un profit, c’est-à-dire d’un gain monétaire résultant de la différence entre ses charges de production et le montant de la vente du produit. L’économie marchande est régulée par le marché où se rencontrent l’offre et la demande de produits (biens et services).

 

Economie non marchande : système de production et d’échange qui permet la satisfaction des besoins économiques en dehors d’une logique de recherche de profit sur le marché. Les services publics assurés par l’Etat se situent en dehors d’une logique de marché (éducation, culture, soins hospitaliers). L’aide apportée par les associations caritatives (Restos du cœur, Secours populaire français, Secours catholique, etc.) appartient également à cette catégorie.

 

Droits de propriété : capacités des personnes physiques (particuliers) et des personnes morales (entreprises) d’acheter, de posséder, de vendre des biens sur le marché. Les droits de propriété sont définis par la loi. Selon les économies libéraux, les droits de propriété, à condition qu’ils soient clairement définis, orientent l’activité collective vers plus d’efficacité économique.

 

Homo æconomicus : notion-clé développée par les économistes néoclassiques qui considèrent que les agents économiques sont rationnels dans leurs comportements. L’homo æconomicus recherche un maximum de satisfaction en minimisant ses dépenses. Ainsi, un consommateur recherchera le meilleur rapport qualité-prix ou un entrepreneur aura pour objectif d’augmenter son profit en réduisant ses charges (salaires).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 4:

Marché et société

 

 

 

M.A.J le 13/06/2013

  

 

Leçon 1 : Comment les marchés en concurrence

imparfaite fonctionnent ils ?

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

A Quelles sont les structures de marché non concurrentielles  ?

 

 

1 Mononopoles et oligopoles


(docs 1, 2, et 3 pages 84 et 85 + questions)

 

 

Offreurs

Demandeurs

un seul

un petit nombre

un très grand nombre

1 seul

Monopole

bilatéral

Monopsone

contrarié

Monopsone

un petit nombre

Monopole

contrarié

Oligopole

bilatéral

Oligopsone

un très grand nombre

Monopole

Oligopole

Concurrence

 

 

L’offre et la demande ne se présentent pas toujours sous les mêmes formes, ce qui a conduit les économistes à distinguer les différents types de marché: l'un de ces types est : la concurrence pure et parfaite qui conduit à fabriquer les produits de la manière la plus efficace possible tout en appliquant les 5 conditions (atomicité, homogénéité, libre entrée, transparence et mobilité des facteurs et comportement rationnel).

Mais dans la vie réelle ou le monde économique se trouvent des situations dites de concurrence imparfaite car une ou plusieurs conditions de la concurrence pure et parfaite ne sont pas rassemblées. Le marché se trouve donc face àdes situations de monopoles, oligopoles, concurrence pure et parfaite ou concurrence monopolistique, (plusieurs producteurs sont en concurrence mais produisent des produits différenciés imparfaitement substituables). 

 

 

 

B Comment les entreprises cherchent-elles à se protéger de la concurrence ?

 

 

La dynamique de l’innovation (doc 1 page 86 + questions)

 

 

Elles ne procurent finalement qu’un avantage provisoire, durant lequel la firme qui a créée, après avoir investi en recherche et développement, peut rentabiliser son effort en vendant avec une marge conséquente. Par la suite, les concurrents arrivent, et les fabricants sont obligés de réduire leurs marges pour survivre : l’avantage lié à l’innovation n’est donc que provisoire.

 

La différenciation des produits (doc 2 page 86)

 

 

C’est une stratégie pour saturer le marché en multipliant les marques et similaires, pour empêcher tout projet concurrent de vouloir s’immiscer dans le marché comme dans le marché des céréales ou l'on constate l'existence de "barrière à l'entrée";

 


S’entendre sur les prix (doc 3 page 87 + questions )

 

 

La lutte entre les entreprises proposant les mêmes produits, en situation d’oligopole, ne se fait non pas sur la base du prix : au contraire, chaque entreprise va chercher a faire payer son produit le plus cher possible pour dégager un profit supérieur à celui enregistré par ses concurrents. Mais elles peuvent aussi se carteliser, afin d'harmoniser les prix et obtenir des profits maximum.

 

Le pouvoir de marché (docs 4 et 5 page 87 + questions )

 

 

Le pouvoir de marché se résume à la marge de manœuvre en matière de détermination des prix de vente, et quantités de biens ou services mis sur le marché, dont peut bénéficier ou pas une entreprise : il est évident qu’une entreprise en situation de monopole détient un pouvoir de marché quasi absolu.


 

C Quels acteurs veillent au respect de la concurrence ?

 

(docs 1,2 et 3 pages 88 et 89 + questions )

 

 

Au XVIII siècle, Adam Smith (1723-1790, économiste anglais), s’insurgeait contre l’existence des barrières à l’entrée, stratégie visant à empêcher l’entrée du marché aux nouveaux.

 

Parallèlement, les lois antitrust votées par le Parlement américain vont viser à contrôler l’apparition des grands groupes pour que les consommateurs américains puissent consommer les meilleurs produits aux meilleurs prix :

 

1890 : le Sherman Act Anti-trust interdit tout accord, arrangement ou entente visant a restreindre le commerce....

1914 : Clayton Anti-trust Act interdit les clauses d'exclusivité...

1936 : Robinson Partman Act : interdit toute baisse injustifiée des prix...

1968 : Contrôle des fusions..

2009 Loi Obama : Le gouvernement américain supprime une disposition introduite par l'administration Bush, qui rendait plus difficiles les poursuites contre les groupes en position de monopole.

 

D’autre part, des arbitrages sont impératifs pour s’assurer du respect des règles de concurrence au sein des différents marchés : des institutions nationales ou internationales assureront ce rôle d’arbitrage : Commission européenne, OMC, Organisation Internationale du Travail, ou, en national, les douanes, les autorités de régulation des consommations de téléphonie et électricité, ou la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).Bruxelles mène également une lutte sans merci pour les ententes illicites, les abus de position dominante, le contrôle des concentrations,  entre les grands groupes qui pénalisent, par leurs accords, le fonctionnement des lois du marché.

 

Pourtant, les sociétés visent, en aboutissant à la concentration, à obtenir des gains d'efficacité dont :

les économie d'échelle (rentabilité des coûts fixes), un effet d'apprentissage, un progrès technologique, (diffusion des savoirs faire), des économies d'achats, (centrale d'achats), et l'émergence d'actifs non financiers tels la réputation, la marque ou les relations avec les clients.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leçon 2 :

Dans quelles situations le marché est-il inefficace ?

 

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

 

Préambule :Le marché relève d’un ordre naturel...

 

 

D’après les néo-classiques, les individus qui sont « soumis aux contraintes résultant d’un caractère limité de leurs ressources », sont obligés de rentrer en contact les uns avec les autres. Cette rencontre explique la création des marchés, lieu de socialisation des individus.

 

Les prix se définissent alors normalement par la confrontation de l’Offre et de la Demande.

 

Pour Adam Smith (1723-1790), père du libéralisme, une force extérieure, ‘la main invisible’, pousse les individus, au-delà de la recherche de satisfaction de leurs intérêts particuliers, à satisfaire l’intérêt général. La division du travail peut constituer un moyen de satisfaire l’intérêt général car elle augmente la production de richesse. L’augmentation de richesse augmente les revenus donc la demande, créant ainsi des débouchés à l’offre : il n’existe donc pas de surplus de production. Il y aura donc autorégulation du marché, sans intervention de l’Etat, une éventuelle surproduction se régulant par la diminution des prix.

Le rôle de cohésion sociale et politique a également été, dès le début du 18e siècle, souligné. Les individus se socialisant par le marché, le libre-échange accroît cette socialisation, « adoucissant » les mœurs.

 

 

Mais c'est aussi une construction sociale.

 

Le marché n’est pas naturel, ni universel. D’autres valeurs, autres que la valeur marchande, sont retenues, comme le système de la Kula en Nouvelle Guinée. Les hommes se sont alors organisés pour que, au travers du jeu de la concurrence, l’offre et la demande puissent se rencontrer sur le marché.

 

Avec la mise en place de techniques d’échanges, d’autorités de contrôle, de l’exercice d’une justice encadrant les échanges, le marché s’est peu à peu enrichi d’une organisation sociale exerçant une fonction de surveillance et de régulation : ce sont les institutions qui assurent le respect des règles en vigueur dans la société.

 

Par opposition à la théorie néo-classique, le marché concerne donc des échanges marchands, découlant de choix politiques régulés par les pouvoirs publics.

 

Le jeu marchand fait apparaître des déséquilibres.

 

La théorie néo-classique parle d’autorégulation : la réalité, elle, fait apparaître des déséquilibres. Le marché est ainsi pollué par une concurrence faussée, (monopole, oligopole), ou des offres faussées (CDI, CDD, etc.…), imposant l’intervention de l’Etat pour faire respecter les droits de chacun : exemple, les intermittents du spectacle.

 

 

 La régulation du marché fait apparaître de nouveaux droits.

 

Les mutations technologiques font elles-mêmes évoluer le droit, tout comme les nouvelles situations de travail (droit des cadres, , législation sur le délit de faciès, intérim, sous-traitance, flexibilité), l’évolution de la consommation (ventes à distance, Internet, crédit), l'évolution des mentalités, ou celle de la réglementation :.

 

 

 

A Quelles sont les conséquences d’une information imparfaite  ?

 

 

L’information est souvent imparfaite, la transparence jouant rarement comme le prévoit pourtant la CPP. Il y a donc une asymétrie d’information qui empêche le marché de fonctionner normalement. (doc 1 page 90 + questions)

 

L’information assurée principalement par les SNF elles mêmes circule par différents moyens :

 

- les labels qualité,

- les magasines de consommateurs,

- les comparateurs de prix,

- les réglementations publiques,

- les garanties des entreprises.

- la publicité,

 

tout cela sous le contrôle des APU. (doc 3 page 91)

 

 

 

B Pourquoi le marché ne permet-il pas la production de biens collectifs ?


(docs 1, 2, 3, 4 et pages 92 et 93 + questions)

 

 

Un bien est dit collectif quand il peut être consommé par plusieurs personnes à la fois. Gratuit, librement accessibles à tous, le marché n’en détermine pas de prix, leur financement se faisant souvent par l’impôt. Il est non exclusif, (on ne peut exclure quelqu'un de son utilisation), et non rival, (les quantités consommées par les uns ne manquent pas pour les autres).

 

On assiste, de par la mondialisation, à une privatisation des biens collectifs. (doc 3 -4  page 93)

 


 

C Pourquoi le marché ne prend-il pas en compte les effets externes ?


(docs 1, 2, 4 et pages 94 et 95 + questions)

 

 

Préambule : Les économistes libéraux, (classiques et néo-classiques), considèrent que les mécanismes du marché se suffisent à eux-mêmes et ne justifient donc pas l'intervention de l'Etat, à part dans certains cas très particuliers.

 

Pour les économistes classiques comme Adam Smith, (1723- 1780), « La richesse des nations », l’intervention de l‘Etat peut s’avérer nécessaire en cas de non rentabilité d’un investissement pour un particulier.

 

Les théoriciens néo-classiques, (comme Alfred Marshall, créateur de la courbe de l’offre et de la demande,  auteur néo-classique, qui au début du 20ième siècle parle de défaillance du marché) reprendront ce point de vue dans la mesure ou le marché n’est pas parfait. Les défaillances de celui-ci, telles la présence "d’externalités", de "biens collectifs" ou encore de "monopoles naturels" vont encourager l’intervention de l’Etat pour prendre le relais du marché retrouver la performance du système en assurant une allocation optimale des ressources.

 

L’Etat intervient en présence de biens collectifs, d’externalités ou de monopoles naturels

 

- de biens collectifs élément de consommation collective avec financement privé difficile : un bien collectif « pur » est un bien non « rival » (consommation par une population donnée sans que la consommation de l'un n'altère la consommation de l’autre), et non « exclusif » (impossibilité d’exclure des usagers).

 

- d’externalités l’activité de production procure des utilités ou désutilités échappant au système de prix : ex la pollution, le fruit de la recherche.

 

- de monopole naturel si les coûts moyens d’une entreprise sont décroissants pour tous niveaux de production : sa fabrication sera donc, dans tous les cas, inférieure en coûts a celle de plusieurs entreprises.

 

 

 

 

 Chapitre 5 :

La monnaie

Et

 le financement

 

 


 

M.A.J le 13/06/2013

 

     

Référentiel :    1.1 formes et création, fonctions de la monnaie.

                1.1 Création monétaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Leçon 1 : A quoi sert la monnaie ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

A Pourquoi la monnaie a-t-elle été inventée ?


(doc 2 page 109 + questions)

 

1 Les fonctions économiques de la monnaie

 

 

Elle remplit 3 fonctions qui témoignent d'une évolution dans le sens d'une  dématérialisation de la monnaie:

 

- unité de compte : elle constitue un instrument de mesure de la valeur, permettant ainsi l'évaluation des biens les uns par rapport aux autres,

- intermédiaire des échanges, (ou instrument de paiement), ou moyen de transaction.

 

- réserve de valeur, (elle garde sa valeur dans le temps, permettant ainsi théoriquement de "reporter" le pouvoir d'achat).

 

* intermédiaire des échanges.  

 

Elle a permis de remplacer le troc, facilitant l’évaluation des biens vendus : d’une relation « produit – produit », l’on passe à une relation « produit – monnaie – produit ».

 

* unité de compte

 

Elle permet de mesurer la valeur des biens et des services = elle sert d’étalon à la mesure de valeur de tous les autres biens et services.

 

Dans une société de troc à N produits, il y a N (N-1)/2 prix.

Dans une société monétaire à N produits, il y a N prix.

 

Ex :   100 produits en société de troc = (100 (99)) % 2 = 4450 prix.

        100 produits en société monétaire = 100 prix.

 

  La monnaie facilite donc l’évaluation.

 

 

* unité de réserve de valeur

 

Elle est liquide, mais peut être conservée, et constituer un actif de patrimoine. Elle se distingue des actifs réels (biens immobiliers), et des actifs financiers (actions – obligations).

En tant qu’actif liquide, sa valeur nominale ne varie pas, et immédiatement disponible.

La valeur nominale de la monnaie est stable, pas le pouvoir d’achat qu’elle représente.

 

  linflation détourne la stabilité monétaire.

  Sur les marchés extérieurs, la stabilité de la monnaie, puisque les monnaies (taux de change), fluctuent les unes par rapport aux autres.

 

2 La dimension sociale et économique de la monnaie


(doc 3 page 109 + questions)

 

C’est la capacité à inspirer confiance, (et notamment qu'il n'y ait pas de perte de pouvoir d 'achat), qui permettra à une monnaie d’être acceptée au sein d’une communauté en tant qu’élément de cohésion sociale. L'acceptation d'une monnaie résulte donc, soit de la confiance naturelle dont elle dispose naturellement auprès de la population, soit du "cours forcé" que lui a attribué l'Etat.

Ainsi l’euro, institué par l’Acte unique en 1987, élément majeur du grand marché européen, donne sa cohérence au marché en homogénéisant le marché des produits par un système de prix unifié.

 

Par la généralisation de son utilisation à compter de 2002, il va constituer un vecteur d’intégration sociale, apportant un sentiment d’appartenance à la communauté européenne, et à la création d’une identité européenne.

 

 

B Quelles formes la monnaie peut-elle prendre ?


(doc 1 et doc  2 page 110)

 

   * La monnaie marchandise 

 

    Ex : - le bétail (pécus – pécuniaire = bétail)

       - la morue (Terre neuve)

       - feuille de thé (Asie)

       - tabac (Virginie)

       - cacao (Astèque)

 

    * La monnaie métallique

 

Elle doit être acceptée par tous, divisible, non périssable, rare recours aux métaux précieux, d’abord des lingots (cf. Egypte, Babylone), puis les pièces.

Frappée à l’effigie du souverain, elle garantissait la teneur en métaux précieux.

« Battre monnaie » reste un privilège régalien.

 

* La monnaie fiduciaire

 

Reçue à l’origine d’un dépôt de monnaie à la banque, elle devient vite convertible, sur simple présentation, en or. Or comme tous les porteurs ne vont pas venir en même temps, les banques vont émettre plus de billets que d’or.

 

A partir de 1936, on impose le « cours forcé » de la monnaie. (On renonce à la convertibilité des billets en métaux précieux).

Les billets inconvertibles et la monnaie divisionnaire (pièces), sont toujours considérés comme de la monnaie fiduciaire.

  

 

* la monnaie scripturale (Doc 5 page 111 + questions). .

 

La monnaie n’existe qu’à travers les écritures dans les comptes de la banque. La monnaie n’est plus matériellement transmise entre le payeur et le payé, mais par un jeu d’écritures "débit" et "crédit" entre les comptes des deux agents.

Pour que le paiement se fasse, il faut qu’il y ait provision. C’est elle qui constitue la monnaie, pas le support de paiement (chèque, carte bancaire ou virement).

 

  

 

 


 

Quelques images relatives à la monnaie...

 

 

 

Monnaies métalliques (valeur intrinsèque)

 

 

Monnaie Hache Age de bronze Bretagne

Chine 1000 avant JC (couteau)

Créséide de Lydie 6 siècles avant JC

Grècque Statère 500 avant JC

Louis d'or 1718 / 9,79 grammes = 36 livres

Pièce de 5 francs argent fin 19è siècle

 

Un ancien billet de Banque français 1842 (monnaie fiduciaire)

 

 

 

Monnaie divisionnaire (pas de valeur intrinsèque)

 

 

 

Monnaie fiduciaire

 

 

 

Des moyens de paiement

Un chèque

 

 

 

Une Carte bleue (paiement et retrait aux DAB)

 

 

 

Un terminal de paiement

 

 

 

Un DAB

 

 

Une autorisation de prélèvement

 

 

Un ordre de virement

 

 

Une carte de crédit

 

(d'après le site : www.toileses.org)

 

 

Si vous voulez l'histoire complète de la monnaie, cliquez ici :

http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/index.htm

     

 






 

Leçon 2 : Comment l’activité économique est-elle financée ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 


 

 

A Qui sont les acteurs du financement de l’économie ?



 (docs 1, 2, et 3 pages 112 et 113 + questions)

 

1 Les besoins de financement et capacité de financement

 

 

Certains agents non financiers ont plus de ressources que d’emplois = ils dégagent donc une capacité de financement, si l'épargne est > aux l'investissements propres. A l’inverse, les autres ont un besoin de financement, si leur épargne est < au dépenses d'investissements propres, (FBCF).

 

L'évolution du financement de l'économie depuis 1945 repose sur l'évolution des recours aux financements internes ou externes.

 

 

B Comment les agents économiques se financent-ils ?

 

1 Les canaux de financement (doc 1 page 114)

                            

Il existe donc trois systèmes de financement fondamentaux :

 

  Le financement interne ou autofinancement  

    (prélèvement sur l’épargne préalablement réalisée), c'est à dire sur fonds propres.

 

Les secteurs institutionnels ont toutefois de moins en moins tendance à disposer de telles ressources, telles l'autofinancement, leurs besoins étant systématiquement supérieurs à leurs ressources. Ils doivent donc avoir recours à des financements externes.

 

  Le financement externe indirect

      Le financement interne est complété par un apport fait par un tiers. Si ce n’est pas une banque, on dit qu’il s’agit d’un financement par désintermédiation.

 

  Le financement externe direct. Les agents qui ont une capacité de financement rencontrent les agents qui ont un besoin de financement sur le marchés des capitaux, sans l'intermédiation des banques : on parle de financement externe désintermédié puisque l'agent qui a des besoins financiers émet des actions et obligations sur le marché des capitaux.

  Le financement externe indirect : Les besoins des agents sont mis en relation avec les ressources dont disposent d'autres agents, ce par l'intermédiaire des banques : on parle alors de financement externe intermédié.

 

   Globalement, depuis 1978; les ménages ont des capacités de financement qui couvrent les besoins des sociétés et administrations.

     

 

 

2 D’une économie d’endettement à une économie de capitaux


(docs 2, 3 page 114 et 5 page 115 + questions)

 

 

    Du financement par les intermédiaires financiers

 

De l’après-guerre aux années 80, la France est passée d’une économie d’endettement à une économie de marché de capitaux

 

Durant la première période, les agents non financiers présentaient de fort besoin de financement, qu’ils réglaient grâce au financement indirect (intermédiation) auprès des banques.

 

Depuis les années 80, la France se trouve dans une économie de capitaux, (autofinancement + marché de capitaux), les agents non financiers s'autofinancent, et ont moins besoin du recours à l'intermédiation, alors qu'après la guerre et compte tenu du peu d’épargne dont les français disposaient, la reconstruction de la France avait été possible grâce aux crédits, donc à l'endettement : on parlait alors d’économie d'endettement, (pas d'autofinancement + financement externe indirect)

Cette évolution dans les modalités de financement de l'économie française aura été fortement facilitée par une série de réformes, (les trois D), qui accélérera le changement de comportement :

 

- Dérèglementation, (du crédit)

- Décloisonnement, (du marché de capitaux)

- Désintermédiation.

 

                      -Marché financier      LT > 7 ans

                          (ménages) placer l’épargne à LT – VMP

 

Marché            émission de titre sur marché primaire,

des capitaux :        puis revente et cote quotidienne sur le

                         marché  secondaire

                         

                          - Marché monétaire         CT<7ans

                              (agents non financiers, Bourse (actions ,obligations)

  

 

C Quels sont les déterminants du crédit  et de l’emprunt?


(docs 2 et 3 page 116 et 117 + questions)

 

C’est la rencontre de l’offre et de la demande de capitaux, sur le marché des capitaux, qui va permettre de déterminer le prix d’échange de la monnaie, à, savoir le taux d’intérêt.

 

Plus le risque de crédits est élevé pour le prêteur, plus son taux d’intérêts sera élevé. De la même manière, plus la durée d’emprunt sera longue, plus le prix de l’argent, à savoir le taux d’intérêt, sera élevé également.

 

Différents types de risques existent :

 

- les risques de marché, quand une valeur varie en fonction des prix du marché,

- les risques de crédit, quand une société devient insolvable,

- les risques politiques, lors d'une modification de règle fiscale,

- les risques d'inflation, générant une diminution du rendement réel.

 

Ce sont les agences de notation qui évaluent ces risques.

 

Remarque : pour savoir quel est le taux d’intérêt réellement payé par l’emprunteur, il va falloir, au taux d’intérêt nominal, enlevé le taux d’inflation.

 

 

  

 

Leçon 3 : Comment crée-t-on de la monnaie ?

 

 

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

A Qui sont les acteurs de la création monétaire ?


(docs 1, 2, et 3  page 118 et 119 + questions)

 

1 Les principes.

 

La planche à billet de la Banque de France n'est pas le seul moyen de créer de la monnaie. Par contre celle-ci a le pouvoir d'en contrôler la quantité. Cette création est en fait partagée avec les banques dîtes de second rang, (ou banques commerciales), et le banquier de l'Etat : le Trésor).

 

 

      

 

 

Banque Centrale        Banque Commerciale        Trésor

                                2nd rang

 

 

Elle contrôle la quantité    en accordant les       il émet la monnaie

de monnaie en circulation  crédits et en faisant     divisionnaire

                              les virements

Elle imprime les billets                              en payant les

                                                       fonctionnaires

 


                              création monétaire

 

 

    FIDUCIAIRE             SCRIPTURALE       DIVISIONNAIRE

 

Les banques commerciales jouent un rôle de plus en plus important dans la création monétaire, puisque les créations de monnaies fiduciaire et divisionnaire revenant respectivement à la Banque Centrale et au Trésor, ont une part minime (7%).

Elles se voient par contre à l'origine la plus importante création monétaire de monnaie scripturale puisqu'étant détentrice des comptes recueillant les dépôts à vue des clients.

 

Les banques commerciales vont ainsi créer de la monnaie scripturale dans deux cas : soit en recueillant des dépôts de devises, qu’elles vont ensuite convertir et mettre à la disposition de la clientèle, soit en accordant des crédits qu'elle matérialiseront par un simple jeu d'écritures sur le compte du client.

 

2 La masse monétaire.


(doc 4 page 120 + questions)

 

 

Masse monétaire : ensemble des moyens de paiement utilisés par les agents économiques dans le cadre des transactions sur le marché des biens et des services, ou constitués à titre de réserve (épargne)

 

Mais au-delà de la monnaie métallique, il faut aussi inclure l’ensemble des dépôts dans les banques et autres institutions financières, puisque cet argent est très facilement et rapidement réalisable.

 

- M1 billets + pièces + dépots à vue,

- M2 dépôts à prévis 3 mois + dépots à terme,

- M3 pensions, SICAV, titres de créances < 2 ans.

 

Le total avoisinant les 9500 milliards d'euros pour la zone euros.

 

 

3 Les limites de la création monétaire.


(doc 5 page 120 + questions)

 

 

Le pouvoir de création monétaire n’est pas illimité. Les banques commerciales doivent garder des liquidités :

        Pour honorer les retraits en espèces

        Pour payer la conversion de monnaie en devises.

 

A cause du réseau bancaire, la banque va avoir d'autres formes de « fuites de monnaie » sous la forme de transferts vers d’autres banques, au moment de l’utilisation du crédit.

 

Enfin, chaque banque doit avoir la monnaie centrale, (c'est à dire de la monnaie sur le compte courant qu'elles doivent posséder à la Banque Centrale).

        Pour honorer les retraits en espèces,

        Pour assurer les règlements vers dautres banques, (marché interbancaire)

        Pour les réserves obligatoires à la banque centrale.

 

 

Pour en savoir plus... le carré magique de Kaldor.........

http://sceco.paris.iufm.fr/tice2004/olivier/correction.htm

 

 

B Comment la banque centrale agit-elle ?


(docs 1,2 et 3 et 4, pages 122 et 123 + questions)

 

Elle assume trois fonctions principales :

 

-        institut d’émission de la monnaie fiduciaire,

-        « Banque des banques (gestionnaire des comptes de chaque banque de second rang, contrôle par la fixation des réserves obligatoires, prêteur en dernier ressort),

-        Fixation de la politique monétaire.

 

 

En imposant la quantité de monnaie « banque centrale » que les banques de second rang doivent détenir, la banque centrale peut « contrôler » le volume de monnaie en circulation. Elles l’utiliseront ainsi, soit pour remettre les billets dont les clients ont besoin, soit pour régler leurs propres dettes vis-à-vis des autres banques de second rang, en chambre de compensation. Concrètement, en fixant un taux directeur plus ou moins élevé, la banque centrale rend l’achat de monnaie « banque centrale » plus ou moins chère, permettant ainsi le contrôle de la création monétaire.

 

La banque centrale impose également, au banque de second rang, de détenir des réserves obligatoire en monnaie centrale, ce, auprès de la banque centrale : en augmentant le niveau de ces réserves obligatoires, elle contrôlera ainsi la masse monétaire.

 

Elle peut enfin constituer le "préteur en dernier ressort", pour les banques, en cas de manque de trésorerie su le marché monétaire.

 

Le marché monétaire correspond au marché réunissant banques et entreprises en situation de besoin, avec celles en situation de capacité. Echangé en monnaie centrale, l'argent est échangé à court terme (1 jour à un an). La banque centrale peut intervenir sur le marché monétaire.

 

 

C Quels sont les effets de la création monétaire ?

 

(doc 2 page 124 + questions)

 

Les grands théoriciens économiques analysent l’accroissement de la masse monétaire de points de vue différents :

  

-        Le courant keynésien considère ainsi que la politique monétaire doit viser à abaisser au plus les taux directeurs des crédits, favorisant ainsi la relance de la consommation la croissance, et le plein emploi.

 

-        Le courant monétariste quant à lui, par son leader Milton Friedman, analyse l’accroissement de la masse monétaire comme la cause principale, voire unique de l’inflation : tout accroissement de la monnaie en circulation, supérieure à celle de la production, va générer un accroissement du niveau des prix.

 

(doc 1 page 124 + questions)


La banque centrale doit maîtriser le niveau de monnaie en circulation pour éviter, soit qu’il y en ait trop, (risque d’inflation et de spéculation financière), ou au contraire pas assez, (diminution de la demande, chômage, etc…)

 

 

Plus particulièrement la Banque Centrale Européenne, (BCE), doit conformément aux accords de Maastricht, assurer la stabilité des prix, tout en soutenant les différentes politiques générales dans l’Union Européenne. (doc 2 page 124 + questions). La FED, pour sa part, à des objectifs différents. (doc 5 page 125 + questions).

 

S’approvisionnant normalement sur le marché monétaire, les banques de second rang, en cas de crise financière, peuvent se trouver confrontées à une perte de confiance dans celui-ci, et donc un effondrement des crédits, (crédit crunch) : à ce moment-là, la banque centrale peut se substituer au marché monétaire et prêter de la monnaie aux banques de second rang pour soutenir le crédit distribué.

 

 

 

Vocabulaire sur le financement de l’économie

 

Compte courant ou compte à vue : compte ouvert dans un établissement financier au nom d’un client (particulier ou entreprise). En principe, les comptes courants ne sont pas rémunérés, c’est-à-dire que les sommes déposées ne permettent pas de bénéficier d’intérêts.

 

Compte d’épargne : compte dont les fonds sont accumulés à des fins d’épargne. Les comptes d’épargne sont rémunérés par un intérêt. Ainsi, le livret A des Caisses d’épargne est rémunéré à hauteur de 2,5%. Les fonds déposés sur un compte d’épargne ne sont pas bloqués et restent disponibles pour le client. En cas de retrait, l’épargnant perd néanmoins ses intérêts sur les montants concernés.

 

Devise : monnaie extérieure à la communauté de paiement à laquelle appartient un agent économique. Ainsi, le dollar, la livre sterling, le yen sont des devises pour un résident de la zone euro.

 

Liquidité : caractéristique de la monnaie qui la rend propre à servir immédiatement aux transactions sur le marché. En revanche, les actifs réels (immeubles, terrains) ou les actifs financiers (actions, obligations) ne sont pas liquides. Ils doivent en effet être vendus pour que leur contrepartie monétaire puisse servir dans les échanges.

 

Marchés financiers : ensemble des marchés relatifs au capital qu sens financier. On distingue le marché monétaire, marché du capital à court terme (opérations inférieures à un an) et les Bourses des valeurs, marché du capital à long terme (opérations supérieures à un an).

 

Masse monétaire : ensemble des moyens de paiement utilisés par les agents économiques dans le cadre des transactions sur le marché des biens et des services, ou constitués à titre de réserve (épargne)

 

Secteur bancaire : ensemble des institutions monétaires et financières. Il s’agit principalement de la Banque centrale et des autres banques, dites banques commerciales ou banques de second rang.

 

Secteur non bancaire : ensemble des agents économiques extérieurs au secteur bancaire, à savoir, les ménages, les sociétés non financières (entreprises) et les administrations publiques.

 

 

 

 

 

Point sur la création monétaire et son contrôle

 

D'aprés : « Économie et histoire des sociétés contemporaines : cours et sujets corrigés », sous la direction de Marc Montoussé, Classes préparatoires voie économique, 1 ère et 2 ème années, Bréal, 2001, pages 226 et suivantes extrait d'un article de Pierre-André Corpron.

 

Qui crée la monnaie et comment ? Réponse délicate, la création monétaire est un PROCESSUS souvent considéré comme mystérieux par les profanes. La réponse est que les banques créent de la monnaie à partir de rien ( ex nihilo ) et elle est largement contraire à l'intuition.

Une fois compris le mécanisme de création monétaire, (par l'octroi de crédits) une deuxième question se pose immédiatement : comment le contrôler ? Comment éviter que la création monétaire ne s'emballe ?

Image erronée spontanée : la planche à billet (et des stocks d'or (Fort Knox, EU, Kentucky, totalement erronée). Billets et pièces en France en 2003 ne représentent que 10% env. de la monnaie en circulation.

D'autres agents disposent du pouvoir de créer de la monnaie : les 90% restants (monnaie scripturale)

- La banque centrale (BC), crée de la monnaie lorsqu'elle opère la conversion de devises étrangères en €, émet des billets. Le trésor public s'occupe de la fabrication de la monnaie divisionnaire.)

- Banques de second rang (ou banques commerciales : ex LCL, BNP, Crédit Agricole, La Poste…) sont celles qui créent l'essentiel de la monnaie en circulation par l'octroi de crédits, elles créent la monnaie scripturale que l'on peut aussi appeler monnaie bancaire.

 

A quoi servent les banques ?

La création monétaire des banques commerciales est liée à leurs activités de crédit. Les banques commerciales ne se contentent pas de prêter les sommes collecter auprès des agents qui déposent des liquidités (comptes courant et épargne). Elles ne seraient dans ce cas que des intermédiaires entre prêteurs et emprunteurs (adéquation montants et durée). Les banques commerciales ont un pouvoir de création monétaire, c'est-à-dire qu'elles accordent plus de crédits qu'elles n'ont de dépôts bancaires de leurs clients (ce procédé est très ancien -aussi vieux que l'activité bancaire-, rappelez-vous la naissance des premiers billets de banque fin 17ème siècle, lorsque les certificats de dépôt d'or se sont mis à circuler pour effectuer des règlements sans que leur conversion en or n'ait lieu).

Lorsqu'une banque accorde un crédit elle ne fait que créditer le compte du client qui emprunte de la somme correspondante = droit pour le client d'utilisation d'une certaine quantité de monnaie. Ce droit ne prive aucun autre agent.

Dans une économie simplifiée, avec une seule banque, le pouvoir de création monétaire paraît illimité. Rien n'empêche une banque de créer de la monnaie, sauf le risque de perte de confiance des titulaires de comptes. Dans la pratique il y a 3 contraintes à la création illimitée de monnaie par les banques de 2 nd rang :

contrainte n° (1) il n'y a jamais une seule banque, or les unités monétaires des différentes banques ne sont pas identiques. Elles ont la même valeur, mais ne sont pas directement transférables. Lorsqu'une entreprise et son salarié n'ont pas leur compte dans la même banque, celle de l'entreprise doit se procurer des unités monétaires acceptées par celle du salarié : de la monnaie banque centrale (= base monétaire), sous forme de billets ou de monnaie scripturale. Cette contrainte vient limiter le pouvoir de création monétaire des banques. Cela constitue une fuite dans leur circuit monétaire. A cette limite liée à la multiplicité des banques, il faut rajouter des normes imposées par les autorités monétaires (les réserves obligatoires). Dans le cadre de la politique monétaire, pour contrôler la quantité de monnaie en circulation, les autorités monétaires obligent les banques commerciales à détenir des réserves, sous forme de monnaie banque centrale (coûteuse car non rémunérée). Chaque fois que les banques accordent des crédits, et créent par ce biais de la monnaie, elles doivent ainsi se procurer de la monnaie banque centrale pour maintenir le taux de réserves obligatoires. Cela représente un coût et peut les dissuader d'accorder trop facilement des crédits.

La valeur de la monnaie créée par la banque repose uniquement sur la confiance que les agents ont en son pouvoir d'achat et plus généralement sur la capacité de remboursement du débiteur. (la banque sélectionne les clients auxquels elle accorde un crédit, expertise évaluation risques / solvabilité).

Lorsque 2 agents de 2 banques différentes procèdent à un paiement, les unités monétaires des 2 banques sont différentes, même si elles ont un taux de conversion de 1 pour 1, les banques ne peuvent se payer entre elles que par l'intermédiaire de monnaie banque centrale. Les opérations concernant plusieurs banques se traduisent donc par des créances et des dettes entre banques. Elles doivent solder par une circulation de monnaie banque centrale sous forme de billets ou par l'intermédiaire des comptes que les banques commerciales ont l'obligation de détenir auprès de la banque centrale. Il serait très coûteux d'effectuer un règlement chaque fois que des agents mettent en présence plusieurs banques, elles attendent donc d'avoir des opérations en sens inverse afin d'effectuer des compensations : seuls les soldes sont réglés en monnaie BC (compensation = clearing).

Lorsqu'une banque n'a pas assez de monnaie BC à sa disposition, elle doit s'en procurer, pour cela elle peut vendre des titres sur la marché mo ou acheter de la monnaie BC (se faire accorder un prêt par la BC sur son compte BC) (= refinancement bancaire).

Plus une banque accorde de crédits, plus elles créditent les comptes courants de ses clients, plus ceux-ci ont du pouvoir d'achat = dépenses, statistiquement une partie vers des agents d'autres banques, donc fuites, donc déficit de monnaie BC lors des compensations avec autres banques, donc achat de monnaie BC (a un coût : taux d'intérêt), ce coût se répercute sur la banque qui élèvera ses propres taux d'intérêt (ceux qu'elle demande aux clients auxquels elle accorde des prêts), d'où crédit plus cher d'où moins de demande de crédit = moins de dépôts = moins de fuites…

Même dans le cas d'une seule banque, contrainte n°(2) ( contrainte de liquidité ) : Les banques doivent détenir un certain % de monnaie fiduciaire (pièces + billets) pour faire face aux retraits d'espèces de leurs clients (retraits aux Dab et guichets). Mais tous les agents (parce qu'ils ont confiance) ne demandent pas en même temps la conversion de leurs dépôts en billets. En plus les clients de la banque effectuent aussi des dépôts d'espèces auprès de leur banques (monnaie des commerçants, étrennes de noël …)

Fuites : soit les besoins d'espèces soit les règlements déficitaires lors de la compensation interbancaire = limites « naturelles » à la création monétaire des banques, auto régulation.

Si cela n'est pas suffisant : contrainte n°(3) ( l'open market, régulation indirecte par les quantités ) La BC (banque de premier rang, banque des banques, pour l'€ : BCE) intervient sur le marché monétaire, celui où s'échange de la monnaie banque centrale (refinancement des banques de second rang). Les banques qui ont de la monnaie BC excédentaire, achètent des titres rémunérés, les banques en déficit de monnaie BC, vendent des titres en échange de monnaie BC.

La BCE intervient, si nécessaire sur le marché monétaire, pour assécher ou approvisionner le marché en monnaie BC selon le cas d'une trop forte création monétaire ou à l'inverse trop faible.

Si trop faible création monétaire = trop peu de crédits = trop peu de dépôts = trop peu de pouvoir d'achat (conso et investissement) = ralentissement économique, dans ce cas-là, la BC alimente le marché monétaire en monnaie BC, devient abondante, baisse taux d'intérêt (prix monnaie BC), achat bon marché = répercussion baisse taux d'intérêt pour les crédits octroyés aux clients (car concurrence entre banques). L'inverse si création monétaire trop élevée, risque d'inflation.

 

 

 

Chapitre 6 :

Le rôle économique des pouvoirs publics

 

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

 

 

 

Leçon 1 :

Pourquoi les pouvoirs publics interviennent-ils dans l’économie ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

A Comment les fonctions de l’Etat ont-elles évolué ? 


(docs 1 et 2 pages 138 et 139 + questions)

 

Pendant longtemps, le rôle de l’Etat s’est cantonné à ses fonctions régaliennes, telles la justice, la police ou encore la protection du territoire….mais ce rôle, qualifié d’Etat gendarme, va s’ouvrir vers des fonctions plus économiques telles que la prise en charge de biens collectifs, ou encore le bien-être matériel de la population, qualifiant désormais le rôle de l’Etat, d’Etat providence.

 

Etat gendarme : notion associée à une intervention minimale de l’Etat par rapport à la société civile. La puissance publique s’implique essentiellement dans les missions de défense du territoire, de défense de la propriété et d’administration de la justice, d’où cette dénomination d’Etat « gendarme ».

 

Etat-providence : notion associée aux nouvelles fonctions de l’Etat qui reposent sur l’idée d’un Etat protecteur devant favoriser le bien-être du plus grand nombre. Par des politiques de redistribution des revenus, l’Etat peut corriger certaines inégalités (santé, logement, maintien du niveau de vie des plus défavorisés).

 

 

Protection sociale, mais aussi stimulation de la croissance et réduction des inégalités vont permettre à l’Etat d’assumer trois fonctions principales définies ci-après.


Selon l’économiste Richard Abel Musgrave (1910-2007) l’Etat, dans un système d’économie mixte, remplit trois fonctions :

 

-         La fonction d’allocation est associée au budget de l’Etat (taux de prélèvements obligatoires, structure des dépenses publiques, financement des biens collectifs),

-        La fonction de répartition ou de redistribution permet de limiter les inégalités et favorise le consensus social et politique,

-        La fonction de régulation ou de stabilisation a pour objectif de favoriser la croissance économique et de concourir à la réalisation des grands équilibres (plein emploi, stabilité des prix et équilibre des échanges avec l’extérieur).

 

 

1/ La fonction d'allocation

 

Rappel : pour les économistes libéraux, (classiques et néo-classiques), considèrent que les mécanismes du marché se suffisent à eux-mêmes et ne justifient donc pas l'intervention de l'Etat, à part dans certains cas très particuliers.

 

Pour les économistes classiques comme Adam Smith, (1723- 1780), « La richesse des nations », l’intervention de l‘Etat peut s’avérer nécessaire en cas de non rentabilité d’un investissement pour un particulier. Il pensait ainsi que la main invisible (qui assure que les intérêts particuliers contribuent à l’intérêt général) ne fonctionnait pas toujours, avait donc réservé un rôle limité d’intervention de l’Etat, afin d’assurer les services que des particuliers n’assureraient pas, faute de rentabilité. (Ex : les constructions et entretien des infrastructures).

 

 

Les théoriciens néo-classiques, comme Leon Walras et Alfred Marshall, créateur de la courbe de l’offre et de la demande, reprendront ce point de vue dans la mesure ou le marché n’est pas parfait. Les défaillances de celui-ci, telles la présence "d’externalités", de "biens collectifs" ou encore de "monopoles naturels" vont encourager l’intervention de l’Etat pour prendre le relais du marché retrouver la performance du système en assurant une allocation optimale des ressources.

 

 

- biens collectifs élément de consommation collective avec financement privé difficile : un bien collectif « pur » est un bien non « rival » (consommation par une population donnée sans que la consommation de l'un n'altère la consommation de l’autre), et non « exclusif » (impossibilité d’exclure des usagers).

 

- d’externalités l’activité de production procure des utilités ou désutilités échappant au système de prix : ex la pollution, le fruit de la recherche.

 

- monopole naturel si les coûts moyens d’une entreprise sont décroissants pour tous niveaux de production : sa fabrication sera donc, dans tous les cas, inférieure en coûts à celle de plusieurs entreprises.

 

 

 

2/ La fonction de redistribution

 

Après la seconde guerre mondiale, L’Etat veut protéger les individus contre les risques sociaux (maladie, retraite chômage), et réduire les inégalités. Par les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, l’Etat peut atteindre ses objectifs par la mise en place d'une politique de redistribution aux personnes dans le besoin. De nos jours la « discrimination positive », (tendant à donner plus à ceux en ayant le plus besoin), s’insère dans le débat.

 

La protection sociale assure contre les risques sociaux, et protège le citoyen contre l’insécurité sociale.

 

Le risque pour l’individu de ne plus avoir la capacité d’assumer son indépendance sociale du fait de la maladie, un accident, le chômage, la retraite, s’appelle le risque social.  Celui-ci est couvert par les assurances sociales auxquelles les cotisations sociales prélevées sur les salaires donnent droit. En l’absence de cette couverture, l’individu est considéré comme étant en " insécurité sociale ". La perte d'un logement n'est par contre pas considérée comme un risque social.

 

Quatre risques fondamentaux sont ainsi protégés par les assurances sociales la maladie (SS), la vieillesse (CR + SS), la famille (SS) et le chômage (Pôle emploi).

 

En cas de risque, l’individu protégé bénéficiera d’une assurance puisqu’il aura préalablement cotisé sur son salaire.

 

L’individu pourra également bénéficier de l’assistance sociale,  financée par la fiscalité, qui distribue le revenu minimum d’insertion, (RMI), la couverture maladie universelle, (CMU), ou encore le minimum vieillesse.

Depuis, de par le besoin grandissant de redistribution, l’Etat a agrandi les bases de l’assiette des retenues en l’étendant à l’ensemble des revenus (ex : la CSG), tout comme il diffuse l’idée de la discrimination positive.     

                                      

                                      

Le système français de protection sociale : entre logique d’assistance et logique d’assurance : la protection sociale repose historiquement sur les initiatives de Bismark et de Beveridge, initiateurs de la première protection sociale connue, reposant sur une logique d'assurance sociale. Bismark envisagera toutefois la protection sociale sous l'angle de l'assurance, seuls les ouvriers et patrons cotisant, et étant bénéficiaires des prestations. Beveridge financera pour sa part la redistribution grâce aux impôts, le citoyen bénéficiant de la prestation.


L'assurance sociale comprend donc la sécurité sociale, elle-même divisée en trois branches :

 

- la famille,

- l'assurance maladie, (maladie, maternité, invalidité, décès),

- l'assurance vieillesse.

 

et l'assurance chômage, (Pôle emploi).

 

Mais il existe aussi, dans le système social français, une logique d'assistance, financé à partir de recettes fiscales.

 

Le système français repose donc sur les deux logiques en même temps :

 

- une couverture de non travail, assurant des indemnités de par les cotisations sociales auxquelles le salarié avait préalablement cotisé.

- une couverture de non revenu, qui va, grâce à la logique d'assistance sociale, lui assurer des revenus minimum, même si il n’avait pas cotisé préalablement.

 

 

 

.

 

 

 

 

 

La politique fiscale cherche à réduire les inégalités.

 

L’impôt est-il efficace pour réduire les inégalités.

 

Parfois le lien économique économique et social se renforce. Le marché se développe mais s’adapte aux bases sociales et culturelles : l'impôt progressif viendra rééquilibrer les chances de tout un chacun, contrairement à l'inégalité de certaines taxes comme la TVA, comme le développement des biens collectifs permettant ainsi à tous d'avoir les mêmes chances de réussite. c’est la glocalisation.

 


 

3/ La fonction de régulation

 

Par le budget de l‘Etat, le gouvernement dispose d’un instrument de politique économique. En effet, certaines recettes de ce budget correspondent à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), effectués par l’état central, les collectivités locales ou la sécurité sociale. Ces recettes financeront ainsi certaines dépenses publiques.

 

Jouer sur le niveau des recettes budgétaires, pour financer les dépenses budgétaires liées à une relance de la consommation, par exemple, permet ainsi de réguler l’économie. Cette approche « keynésienne » concilie les objectifs économiques du budget, à un autre plus social.

 


Remarque : 

 

Le budget des A.P.U permet d'agir sur les fluctuations économiques

Dépenses publiques et prélèvements obligatoires

 

Nombre de dépenses de l’Etat, telles la justice, ou encore l’éducation, sont possibles grâce aux prestations sociales redistribuées grâce aux prélèvements des impôts et des cotisations sociales. Impôts et impôts locaux représentant 284 milliards d'euros en 2002, alors que les cotisations sociales et CSG en rapportaient 305.

Difficile donc de financer les dépenses de l'Etat, celles-ci se répartissant en 261 milliards d'euros pour les dépenses gouvernementales, 417 milliards pour la protection sociale, les collectivités locales dépensant quant à elles 128 milliards au total

 

Permettent de stabiliser l’économie

 

               De manière théorique, c'est l'anticipation de la demande qui permet de déterminer la production donc l'emploi qui permettra de la satisfaire : en ce sens, en économie, l'on annonce que c'est la demande qui détermine le niveau d'emploi, même si Keynes considérera que cette demande ne permettra pas forcément d'atteindre le "plein emploi" : l'Etat doit donc y pourvoir.

 

L’Etat dispose ainsi, par la distribution de prestations sociales, d’un moyen d’augmenter le revenu disponible des agents. Il peut également augmenter le revenu par la création d’emplois publics, ou le lancement de travaux dits « grands travaux », comme le "New Deal" qui contribueront à relancer le marché américain du travail et donc à distribuer des revenus.

 

Il s’agit donc d’une relance de la demande, (par la distribution de revenus), outil majeur de la lutte contre le chômage.

 

 

Justice sociale et efficacité sont-elles compatibles?


La redistribution permet de relancer la consommation

 

         Les bas revenus ont une "propension à consommer", (part du revenu destinée à la consommation), importante : plus l’on augmente les bas revenus, plus ils vont augmenter leur consommation. Donc en créant des emplois publics ou en redistribuant des indemnités maladies, pensions de retraite, allocations chômage, l'Etat augmente le pouvoir d'achat des agents et relance donc la consommation : les dépenses de protection sociales constituent donc, au sens keynésien du terme, un outil de la politique budgétaire = politique budgétaire de relance.

 

Une politique de redistribution efficace doit privilégier les bas revenus

 

En prélevant aux revenus élevés qui ont une "propension à épargner" (part du revenu destinée à l'épargne), importante, et en redistribuant aux revenus faibles (qui ont une propension à consommer forte), il y a alors efficacité économique, justice sociale car équité.

 

 

B Dans quels domaines l’Etat intervient-il ? 

 

L’Etat, va intervenir dans les grandes orientations en matière d’investissements, tout ce qui concerne l’environnement, mais aussi des missions d’intérêts général dévolues aux services publics. Ces missions seront effectuées, soit par les administrations publiques, (justice, armée, police, etc…), soit par les entreprises publiques.

Enfin, il réglementera certaines activités telles le droit de propriété, la concurrence, la protection des consommateurs, des salariés et de l’environnement.

 

(docs 1, 2  pages 140 et 141 + questions )

 

L’Etat, en réglementant, alloue les ressources plus efficacement que le marché : la gestion, la mise en place et l’entretien des monopoles naturels tels le chemin de fer, le réseau routier, d’eau ou encore la police, la justice ou encore l’armée et la poste sont naturellement, de par leurs coûts, dévolus à l’Etat.

D’autre part, les coûts des externalités n’incombant pas directement aux entreprises, c‘est l’Etat qui peut, grâce aux taxes collectées, prévenir ces risques et désutilités collectives, ou grâce à l’imposition de normes (ex émission de co2)

 

(doc 3  page 141 + questions )

 

L’Etat et le marché se complètent pour allouer les ressources, dans les services publics, l’infrastructure est généralement gérée par les pouvoir publics, les services aux usagers pouvant être mis en concurrence : (Ex : France télécom, SNCF)

 

Remarque : on distingue le secteur public, regroupant les activités des administrations et des entreprises publiques, du service public, qui correspond aux missions d'intérêt général d'assurer des services essentiels et la cohésion sociale sur le territoire.

 

C Quels sont les acteurs de l’intervention publique ? 

 

(docs 2 et 3 pages 142 et 143 + questions)


L’intervention de l’Etat se répartie entre l’Etat central, mais aussi, depuis 1982 et la loi de décentralisation, les collectivités territoriales :

 

-        Les régions prennent particulièrement en charge le développement économique, notamment l’environnement, (culture, éducation, formation)

-        Les départements gérant le domaine social, (RSA, environnement, territoire)

-        Les communes assurant les services publics de proximité.

 

 

Concurrence mais aussi partenariat peuvent voir le jour entre ces différentes collectivités territoriales, le financement de leurs actions étant assuré par les impôts locaux

 

 

 

(doc 4 page 143 + questions)

 

N’oublions toutefois pas également l’impact des institutions et décisions européennes dans les politiques publiques applicables sur le territoire européen : politique agricole, monétaire, (euros), etc….

 

  

 

 

Leçon 2 : A quoi sert le budget de l’Etat ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

Budget de lEtat : document présentant l’ensemble des ressources et des dépenses de l’Etat, généralement pour l’année civile. Les administrations publiques élaborent un projet de loi de finances sous la responsabilité politique du gouvernement. Ce projet est soumis au Parlement, une fois voté, il devient la loi de finances. Si des modifications interviennent durant l’exercice budgétaire, on parle de loi de finances rectificative.

 

 

A Comment financer les dépenses publiques ?

 

(docs 1 et 2 pages 144 et 145 + questions)

 

Les recettes de l’Etat sont principalement composées des prélèvements obligatoires, à savoir les impôts sur le revenu et les cotisations sociales.

 

Remarques :


- on appelle impôts directs, les impôts supportés et versés au percepteur par le même agent économique.

- on appelle impôts indirects, les impôts supportés par un agent, versés à un autre agent qui le reversera à l'Etat.

- les prélévements obligatoires correspondent aux versements effectués par les agents économiques aux administrations publiques. Ils correspondent aux cotisations sociales et aux impôts.

- le taux de prélèvement obligatoire se calcule ainsi : PO/PIB X 100

 

Ces recettes vont financer prioritairement le coût des administrations publiques, que ce soit l’administration centrale, les administrations locales ou les organismes de sécurité sociale.

 

Précisons toutefois que, parmi les prélèvements obligatoires, les « impôts » sont essentiellement constitués de la TVA, (impôt indirect), les impôts dits progressifs (impôts sur le revenu), ne représentant qu’une part minime de ces ressources.

 

(doc 3 page 145 + questions)


Parmi les principales dépenses de l’Etat, nous citerons l’enseignement, la défense, et le coût de la dette publique.

 


B Comment modifier le comportement des agents économiques ? 

 

(docs 1 et 2 page 146 + questions)

 

Grâce aux prélèvements obligatoires, et outre le financement de ses dépenses, l’Etat peut aussi procéder à une politique de redistribution visant à combattre les inégalités et à modifier les comportements : prime à la casse, crédits d’impôts pour la rénovation de logements, (doc 5 page 147 + questions), réduction d’impôts en cas d’embauche de travailleurs à domicile…..(doc 4 page 147 + questions)

 

 

C Quelles contraintes pèsent sur l’élaboration des budgets ?

 

(docs 1,2 3, et 4 page 148 et 149 + questions)

 

Le budget de l’Etat est censé être équilibré : mais systématiquement, durant l’année, les dépenses publiques étant supérieures aux recettes, le déficit public s’aggrave.

 

Déficit public : il correspond au besoin de financement de l’ensemble des administrations publiques, (Administration centrale, locales et Sécurité sociale) et résulte des dépenses publiques supérieures aux recettes publiques.

 

Déficit budgétaire : situation dans laquelle les recettes du budget de l'Etat sont inférieures aux dépenses. Le budget peut être voté en déséquilibre.

 

L'analyse Keynésienne considère qu'en période de sous emploi, le déficit budgétaire soutien la demande globale, stimule la croissance donc l'emploi.

 

L'analyse libérale préconise une gestion d'équilibre.

 

 

Dépenses publiques : Dépenses de l'Etat, (appelées dépenses budgétaires) des coolectivités locales, des administrations de Sécurité sociale financées par prélèvements obligatoires.

 

 

 

L’une des solutions pour combler le déficit public est d’avoir recours à l’emprunt : or le financement de ces emprunts suppose le paiement d’intérêts, ligne budgétaire qui va rentrer dans les dépenses du budget de l’Etat, accentuant encore plus le niveau du déficit. Afin d’enrayer définitivement ce montant exorbitant de la dette publique, la France veut faire inscrire, dans la constitution française, la fameuse règle d’or prévoyant un objectif de « zéro déficit budgétaire » dans les compte de la nation française.

 

  

 

 

Précisions sur les limites de l’action des pouvoirs publiques

 

 

L'action des pouvoirs publics est limitée par différents paramètres qui en limitent la portée :


- la contrainte budgétaire

- la contrainte extérieure qui encadre les politiques économiques propres à chacun des Etats,

- le Pacte de Stabilité et de croissance, qui impose, au niveau européen, des règles par rapport au déficit acceptable dans chacun des états membres.

 

A : Les limites de l'intervention des pouvoirs publics

 

Le solde public correspond, de manière générale, à la différence entre les recettes publiques, et les dépenses publiques : il peut donc se traduire par un excédent, (dans le cas ou les recettes sont supérieures aux dépenses), ou par un déficit, (cas ou les dépenses sont supérieures aux recettes).

L'Europe, par le traité de Maastricht, a clairement défini la notion de déficit, (besoin de financement des administrations publiques, à savoir l'Etat, les collectivités locales et organismes de sécurité sociale), et réglementé le niveau de déficit acceptable pour chacun des pays membres de l'Union Européenne. Un Etat étudiera donc son taux d'endettement, (rapport entre la dette publique et le PIB), et cherchera à financer son déficit en empruntant auprès de prêteurs publics, privés, étrangers, internationaux, etc....

 

A titre indicatif en France en 2005, le déficit public atteignait 44 930 millions d'euros, ce qui est contraignant dans la mesure ou, si la croissance du pays est faible, les recettes diminuent d'une part, et d'autre part les taux d'intérêts étant généralement élevés, (du fait de la diminution de la demande), tout endettement pour financer le déficit génèrera des intérêts qui eux-mêmes viendront alourdir les dépenses du budget de l'Etat.  

 

Historiquement en France depuis 1970, jusqu'en 1985, la part des dépenses publiques et prélèvements obligatoires avaient fortement augmentés, du fait de la socialisation de l'économie. Jusqu'en 1990, le gouvernement Chirac cherchera alors à réduire ces dépenses publiques. C'est à partir de 1993 et jusqu'en 1997, et du fait du poids de ce déficit dans le PIB, (6%), et des exigences du traité de Maastricht qu'une politique budgétaire restrictive sera mise en place.

 

De 1997 à 2001, la dette publique diminue, non du fait de la politique budgétaire qui au contraire, est expansionniste, mais grâce à la croissance qui générera une augmentation des recettes qui diminueront le déficit public.

 

A compter de 2003, l'activité économique se ralenti, diminuant la croissance des recettes publiques (+2,3%) alors que les dépenses continuaient à augmenter, (+ 4%), ce qui augmentera donc le déficit public. En 2003, il représente 64,3 milliards d'euros, soit 4,1% du PIB. Les impôts perçus par l'Etat diminuent, alors que les dépenses de prestations, (maladie et chômage) augmentent.  

 

Les administrations de sécurité sociale constituent certainement l'administration publique la plus déficitaire. En 1994, ce sont ses 4 branches, (maladie, vieillesse, accident du travail et famille) qui le seront. Il est évident qu'en cas de ralentissement économique, et donc de chômage, les recettes provenant des cotisations sociales vont diminuer alors que les dépenses de sécurité sociale non.

 

La théorie keynésienne soulignant les bien-fondés de l'intervention de l'Etat et donc de l'usage de la politique budgétaire et des déficits, va être officiellement désavouée par les prix Nobel 2004 Finn Kydland, et Edward Prescott, disciples du libéral Milton Friedman (Nobel 1976) de l'école de Chicago. Ils considéreront en effet, qu'à défaut de contribuer à l'augmentation des revenus, donc de la consommation et donc de la demande, l'augmentation du déficit budgétaire va au contraire, générer une anticipation des impôts futurs par les consommateurs qui sont des agents à comportement rationnel, et donc diminuer la consommation pour constituer une épargne préventive. Il y aura donc un échec de la politique de relance.

 

L'Etat, pour finance son déficit, va donc devoir emprunter en émettant soit, des obligations, soit des bons du Trésor. Dans tous les cas, cet accroissement de la demande de capitaux sur les marchés financiers va augmenter les taux d'intérêts, donc diminuer les emprunts accordés donc les investissements des entreprises. Les libéraux parlent, du fait de la diminution de l'investissement à cause de la hausse du déficit budgétaire, de l'effet d'éviction

 

 

(voir la courbe de LAFFER)

 

 

 

 

 

 

B : L contrainte extérieure

 

En 25 ans, la part des exportations et importations dans le PIB en France est passée de 15 % à près de 30 %. Même si cette implication accrue dans le commerce mondial accentue la dépendance de la France vis à vis du cycle mondial et des chocs extérieurs, elle lui permet de gagner en compétitivité, sur les marchés internationaux.

 

Par contre, l'accroissement des importations peut enrayer les tentatives de relance de l'activité économique nationale, comme ce fût le cas en 1981, ou, ayant augmenté le pouvoir d'achat des consommateurs afin de relancer la demande donc la production nationale, les pouvoirs publics ont alors constatés que les importations bénéficiaient majoritairement de cet accroissement, détériorant ainsi le déficit commercial de la France.

 

 

C : Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) définit les règles de la politique budgétaire

 

 

      

 

 

Le traité de Maastricht, signé le 7 Février 1992 précisera définitivement les cinq critères de convergence devant permettre l'adhésion ou non d'un état candidat à l'Union Européenne. Ces cinq critères sont :

- la stabilité des prix,

- un déficit budgétaire limité à 3% du PIB,

- une dette publique inférieure à 60% du PIB,

- le respect des marges de fluctuation du SME,

- la réduction des taux d'intérêts à long terme.

 

 

C'est le conseil de Dublin, tenu en Décembre 1996, qui adoptera le projet du Pacte de Stabilité et de Croissance, (PSC), restreignant l'indépendance de chacun des états membre dans le recours à la politique budgétaire pour relancer l'économie nationale. Le PSC sera entériné le 2 Octobre 1997 à Amsterdam.

L'Union Européenne se dote ainsi, en plus de la politique monétaire qu'elle contrôle grâce à la Banque Centrale Européenne, (BCE), d'un second outil de maîtrise des politiques nationales.

 

 

 

D : L'intégration dans la zone euro limite le recours à la politique budgétaire pour réguler l'économie

 

La politique monétaire, contrôlée par la BCE, ne permet donc pas aux différents pays de relancer leur activité en cas de ralentissement de la croissance : c'est la politique budgétaire de ceux-ci qui y parviendra partiellement, ce, dans le cadre des règles définies par le PSC. Mais il est évident que la crise économique actuelle "tue" cette possibilité d'action, les états membres pour 2/3 d'entre eux étant déjà en situation de déficits budgétaire : une relance par un financement de l'économie nationale par un déficit supplémentaire devient alors impossible si celui-ci veut continuer à respecter le PSC.

 

Bien plus, la politique budgétaire étant désormais réglementée par l'Union Européenne, la règle appliquée par celle-ci prévoit, en cas de ralentissement de la croissance européenne, d'appliquer une politique restrictive : c'est à dire le contraire de ce que les pays feraient légitimement.

 

Il apparaît enfin qu'en cas de déficit budgétaire et d'absence de ralentissement de la demande interne, toute tentative de relance va en fait trouver un écho en augmentant la demande extérieure, celle interne étant déjà satisfaite et ne pouvant se développer plus : l'augmentation d'activité, donc de recettes publiques se fera donc dans les pays étrangers, réduisant ainsi leurs propres déficits budgétaires : c'est l'effet virtueux du déficit budgétaire dans le cadre de l'Union Européenne.

 


 

Chapitre 7 :

Les politiques conjoncturelles


 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 


 

 

Leçon 1 : Pourquoi l’économie est-elle instable ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

A Quels sont les principaux déséquilibres économiques internes ?



(doc 1 page 160 + questions)

 

La croissance est l’élément moteur de l’économie d’un pays. Correspondant à un accroissement du PIB, donc de la richesse produite, elle génère de la production, et donc de l’emploi. En son absence, le chômage risque de s’accroître, entraînant une chute des revenus, donc de la consommation et des investissements.

 

(docs 2 et 3 page 161 + questions)


Par contre, en cas de croissance soutenue, la prospérité latente contribue à l’augmentation des revenus, donc de la demande et des prix. L’inflation ne résulte pas que de l’augmentation de la demande, elle peut aussi résulter d’une augmentation du prix des matières premières, voire provenir de l’augmentation du coût des produits importés, ou encore de la variation des devises.

 

Quoiqu’il en soit, l’inflation va détériorer la compétitivité de nos produits sur le marché international, diminuant ainsi nos exportations, et augmenter nos importations de produits étrangers moins chers : il en résulte une détérioration de notre solde commercial.

 

 (doc 4 page 161)

 

B L’ouverture des économies aggrave-t-elle les déséquilibres ?



(doc 1, 2, 3 et 4 pages 162 et 163 + questions)

 

En général, le principe de la mondialisation est source de croissance, l’interdépendance des économies augmentant les importations et exportations entre les pays. La récession peut également entraîner une diminution globale des échanges, plongeant ainsi certains pays dans des déficits commerciaux : ex : l'Allemagne (doc 3 p 163), la rigueur contre la relance de la croissance par la demande. Ainsi, si l'Allemagne décide d'économies budgétaires entraînant une diminution de la consommation des ménages, il y aura donc un danger pour la croissance européenne.

De plus, la diminution ou maîtrise des coûts salariaux allemands va augmenter la compétitivité des produits allemands, dans la mesure ou les autres pays menent quant à eux, une politique de relance.

 

(docs 2 et 4 pages 162 et 163 + questions)


La France connaît une détérioration de ses échanges commerciaux depuis les années 2000. Des coûts salariaux élevés et un euro fort rendent ses exportations chères pour les pays  qui achetaient « français » auparavant, détériorant ainsi sa compétitivité au niveau international.

 

 

C Comment les déséquilibres économiques se propagent-ils ? 

 


(docs 1, + Q  page et docs 2 et 3 p164 et 165 + questions)


Les marchés, y compris les marchés financiers, sont désormais internationaux : tout investisseur peut donc, via internet procéder à des placements sur les places financières, ou les marchés internationaux les plus intéressants. C’est pour cela que la crise de 2008, les « subprimes », touchant à l’origine les Etats Unis, s’est très rapidement propagée à l’Europe puis au monde, affectant la demande globale et plongeant la planète dans une récession économique majeure.(diminution des PIB et augmentation du chômage).Pour les mêmes raisons, le projets franco-allemand de taxation des transactions financières ne suscite par l’adhésion des économistes, ceux-ci considérant que les investisseurs seraient alors tentés de déplacer leurs investissements sur les places financières asiatiques, qui elles, ne prévoient pas cette taxation.

 





Leçon 2 : Quelles politiques conjoncturelles mettre en oeuvre ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

A Comment agir sur les déséquilibres ?


 

Les différents objectifs que visent à contenir les états sont de 4 ordres :


-        L’inflation,

-        Le chômage,

-        Le commerce extérieur,

-        La croissance.

 

 

Le carré magique

 

L’Etat va donc mettre en place une politique conjoncturelle, visant au maintien des grands équilibres à court terme.

 

Pour y parvenir, deux instruments majeurs sont offerts aux différents états :


(doc 1 page 166 + questions)

 

 

1/ La politique budgétaire, est une véritable fonction de « stabilisation » au sens de l’économiste Richard Abel Musgrave (1910-2007). En cas de ralentissement de la demande, l’Etat va pouvoir, en augmentant les dépenses publiques, provoquer une augmentation de la demande et donc contribuer à combattre le chômage, alors qu’au contraire, en cas d’inflation, l’Etat pourra ralentir cette même demande en augmentant les recettes de l’Etat, à savoir les impôts.

La politique budgétaire est un outil pour combattre les déficits publics.

 

 

 

 

 

Politique budgétaire : instrument de la politique conjoncturelle utilisant le budget de l’Etat, jouant sur le niveau de recettes, ou de dépenses (docs 2 page 166)

 

(doc 3 page 167 + questions)

 

2/ La politique monétaire : via la banque centrale, l’Etat va baisser les taux directeurs des crédits pour augmenter la demande des agents, tant pour la consommation que pour l’investissement, contribuant ainsi à la reprise de l’activité économique donc de la croissance, au risque de provoquer l’inflation.

Par contre, en cas de forte période inflationniste, l’Etat peut au contraire remonter les taux directeurs, diminuant ainsi la demande globale des agents, au risque de provoquer le chômage.

 

Politique monétaire : politique conjoncturelle utilisant le volume de la masse monétaire et le niveau des taux d’intérêts pour influencer l’activité économique.

 

La « policy mix », va correspondre à la capacité qu’on les gouvernements, compte tenu de leurs objectifs, de « mélanger » leurs politiques budgétaire et monétaire pour atteindre au mieux, leurs objectifs.

 


B Les politiques de relance sont elles encore possible ? 

 


(doc 1 page 168 + questions)


Il faut désormais reconnaître que la construction européenne a fortement freiner le recours autonome à de telles politiques.

-      (doc 3 page 168 + questions) D’abord parce que, en période de mondialisation, tout effort fait par un pays, pour relancer la demande de ses agents, ne va peut-être pas se tourner vers des produits de ce marché : les agents vont peut-être importer une grande partie de la consommation résultant de la politique mise en place,c'est à dire que la politique de relance va favoriser ses partenaires. 

 

-      (doc 2 page 168 + questions) Ensuite parce que l’adhésion à l’Europe a imposé l’acceptation de règles, telles le respect des critères de convergence, dont celui imposant un maintien des déficits publics dans la limite de 3 % du PIB, la dette publique ne devant pas, quant à elle, dépasser les 60% du PIB : le recours à la politique budgétaire se trouve donc contenu dans des critères européens ne relevant pas de l’autonomie de l’Etat lui-même.

-      Enfin parce que la BCE fixe désormais les taux directeur des différentes banques centrales, privant ainsi aussi les états membres d’une totale maîtrise de leur politique monétaire.

 

 

C Une monnaie et une politique ménétaire uniques au profit des états membres ?


 

(doc 1 page 17 + questions)


En matière de politique monétaire, la BCE fixe désormais les taux directeur des différentes banques centrales, privant ainsi aussi les états membres d’une totale maîtrise de leur politique monétaire.

 

(doc 2 page 170 + questions)


Rappelons que l’objectif principal de la BCE est la stabilité des prix sur l’ensemble de la zone euro. (objectif : 2%). En maîtrisant  la masse monétaire par la limitation des crédits, la BCE a quelque peu ralenti la croissance des pays membres, contribuant à une diminution de la demande, donc au développement du chômage. Les taux d’intérêts étant plus chers, l’euro est devenu plus cher pour les pays qui importent des biens ou service venant d’Europe, ce qui freine aussi les exportations.

 

(docs 3 et 4  pages 171 + questions)


Néanmoins, la BCE, durant la crise de 2008, à accepter de baisser ses taux directeurs, rendant ainsi les crédits disponibles, donc aidant l’augmentation de la demande globale pour soutenir l’économie mondiale, car les agents économiques « boycottaient » le dollar.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Sociologie générale

 et sociologie politique

 

 

 

 

 

 

Sociologie : science sociale dont le développement remonte au XIXe siècle. C’est le philosophe français Auguste Comte (1798-1842) qui est à l’origine du terme « sociologie » après avoir dans un premier temps utilisé celui de « physique sociale ». Dans son Cours de philosophie positive (1830-1842), il écrit : « J’entends par sociologie la science qui a pour objet propre l’étude des phénomènes sociaux ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapitre 8 :

Socialisations

et identité sociales



 



M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

Leçon 1 :

Comment la socialisation 

de l’enfant s’effectue t-elle ?

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

 

Référentiel :

 

A Qu’est ce que la socialisation ?

 

(doc 2 page 192).


La socialisation permet à l’individu d’apprendre les règles de vie en société. L'individu intériorise les valeurs et normes de son groupe social, et le comportement en découlant semble naturel. La socialisation permet donc à l'individu de s'adapter à la vie sociale, et assure la cohésion entre les membres de la société.

 

La socialisation adapte l'individu à la société et lui transmet les valeurs et normes correspondant à son statut. C'est la socialisation différentielle

 

Socialisation différentielle :  processus d’acquisition des normes et valeurs qui varie en fonction de variables telles le sexe, le milieu social, l’âge…

 

2 Les mecanismes de la socialisation

 

L'étape initiale du mécanisme sera l'apprentissage, puis l'intériorisation et enfin la restitution.  De "contrainte", le mécanisme est ensuite perçu comme "nécessaire". L'apprentissage et l'intériorisation passent alors par plusieurs expériences, avec la famille, les pairs, le langage, les objets....En s'y confrontant, l'individu acquiert toutes les chances d'intérioriser les règles de la, vie en société

 

(doc 3 page 193, doc 4 page 193).


Il existe deux étapes à la longue phase de socialisation : la socialisation primaire, la socialisation secondaire, qui seront favorisées par des socialiseurs.

 

La socialisation primaire, concerne l’enfance de l’individu. aidée par des socialiseurs tels la famille, l’école, principalement, mais aussi les médias, les pairs. Elle modèle la personnalité. Cette socialisation s'articule autour d'un groupe communautaire construit sur l'affectif, l'émotionnel et le fusionnel.

 

La socialisation secondaire (entreprises, association politique, médias), qui concerne l'intégration de l'individu dans la société, tout au long de sa vue. Elle atténue, relativise les normes et valeurs de la socialisation primaire, et infléchie cette personnalité.

 

Certains sociologues considèrent que la socialisation, résidant en la transmission par les socialiseurs aux socialisés, favorise ainsi la reproduction de la société à l’identique.



Rappel du cours de seconde...


La réussite scolaire, inégale, favorise le maintien des individus dans la même catégorie sociale que celle de leurs parents, freinant ainsi la mobilité sociale. Ce constat s'observe grâce aux tables de mobilité sociale, tableau à double entrée permettant d'étudier la corrélation entre la catégorie sociale d'une population d'origine, et celle d'une population de destination.


exemple ci-dessous : table de mobilité sociale des filles par rapport à la catégorie sociale du père.

 

 

 

Pour d’autres, les interactions socialiseurs-socialisés sont favorables à l’évolution des normes.

  

 

 


B La socialisation est-elle la même pour tous ?

 

 

 

Les modèles de comportements

 

Elle crée l’habitus (P. Bourdieu, sociologue français, 1930-2002), ensemble des dispositions durablement acquises au sein du milieu social d'origine, qui structureront ensuite, les pratiques quotidiennes, notamment par le comportement et les attitudes.

 

La socialisation est donc différentielle : elle permet la différenciation sociale (docs 1, 2, 3 pages 194 et 195)

 

La nature de la socialisation offerte par les parents, influe, de manière irréversible, les choix des enfants. De manière imperceptible, les choix de jouets par exemple, ou les choix d'orientation scolaire témoignent d'une différentiation sociale déjà prévue, consciemment ou inconsciemment par les parents.


 

C Quelles sont les tensions dans la socialisation ?

 

(docs 1, 2, 3, et 4  pages 196 et 197 + questions)


Mais cette socialisation est parfois difficile, si les normes et valeurs inculquées dans la socialisation primaire par les parents, diffèrent, par exemple, de celles promues par l’école. L'exemple de la différence de langage parlé à la maison et celui exigé à l'école le prouve. De plus, la socialisation par les "pairs", l'école ou les médias, notamment internet semble prendre de plus en plus d'importance, donnant un rôle accru à la "parentèle". Ces décalages vont engendrer des distorsions entre d'une part, l'assimilation de normes et valeurs de son groupe d'appartenance, (groupe auquel l'individu appartient socialement), et le groupe de référence, (groupe auquel il s'identifie et dont il veut acquérir les normes et valeurs, même si celui-ci n'est pas son groupe d'appartenance. Il en résulte des conflits, tant intérieurs qu'avec les représentants de ce groupe d'appartenance auquel il ne veut pas appartenir, notamment la famille.

 

D’autre part, il existe de plus en plus une socialisation plus interactive ou le socialiseur est aussi socialisé.

 

 

 

   

Leçon 2 :

De la socialisation de l’enfant

à celle de l’adulte : continuité ou ruptures ?

 

 

 

M.A.J le 13/06/2013

 

 

A La socialisation de l’adulte est-elle liée à celle de l’enfant ? 


(doc 1 page 198)

 

E. Durkheim, père de la sociologie, il développe la théorie du "*holisme", annonçant le fait que la société prime sur l’individu. Le social préexiste à l'individu, et la socialisation permet à la conscience collective de se développer. L'individu ne serait qu’un organe dont le bon fonctionnement assure l’harmonie de l’organisme (la société). Ainsi la socialisation correspondrait à l’intégration, par l’individu, des normes et valeurs nécessaires, pour que l’individu tienne sa place dans la société. C'est la socialisation qui développe la conscience collective.

Toutefois, au déterminisme, de Durkheim, s’ajoute aussi une autre conception d'une socialisation plus interactive ou le socialiseur est aussi socialisé.

 

Ainsi, bien souvent, la socialisation primaire conditionne la socialisation secondaire, favorisant la reproduction professionnelle par exemple….(docs 2  et 3 page 199)

 

 

Enfin, J.C. Kaufman a enrichi cette conception par l’apport de la notion de l’identité plurielle, les enfants étant socialisés, en fait, par une multiple de personnes (père, frères, sœurs, élèves, professeurs) ayant eux-mêmes des contextes différents, offrent au socialisé une multitude « d’habitudes de pensées ». (doc 4 page 199 + questions)

 

B Comment change t-on d’identité ? (docs 2, 3 et 4  pages 200 et 201)

 

Identité sociale : ensemble des traits sociaux et culturels propres à une personne ou à un groupe qui lui donnent le sentiment d’une unité, stable dans le temps. La personnalité sociale intègre les différents statuts occupés par l’individu.

 

De plus en plus, l’individu est amené, par son métier, son âge, ou sa vie privée, à changer d’identité sociale : c’est la socialisation anticipatrice, qui conduit l’individu à adopter des comportement annonçant l’identité visée.

 

socialisation anticipatrice : Processus d’apprentissage et d’intériorisation des normes et valeurs du groupe auquel on souhaite appartenir, (groupe de référence), alors qu’au contraire, on va s’éloigner du groupe d’appartenance.

 

L’époque contemporaine, notamment les exigences de mobilité sociale et la situation du marché du travail, multiplie ces phases de changements d’identité, poussant l’individu a avoir, comme l’a dit